 Faire face à une relation mal prévue | Sans s'en rendre compte, les humains projettent parfois des attentes éloignées de la réalité sur leurs animaux.
Mr et Mme P. retraités depuis longtemps, ont choisi celui qui sera peut être leur dernier chien : un mignon petit teckel. Ils l'imaginaient lové dans leurs bras, paisiblement allongé sur leur canapé, marchant tranquillement près d'eux en ville. Malheureusement pour eux, leur chien de 9 mois ne l'entend pas de cette oreille : tout ce qu'il veut, c'est fureter en forêt, suivre des pistes, courir.
Mademoiselle M. a eu un coup de foudre pour un border collie qu'elle prévoit d'amener avec elle lorsqu'elle fait du jogging. Le croyant sportif, elle le traîne (littéralement) pour des courses qui l'ennuient énormément. Dès qu'il peut stopper et guetter un mouvement, il se couche et surveille des yeux tout ce qui se passe.
Partant du principe que plus un chien est lourd, moins il a besoin de se dépenser, la famille Z. a choisi un berger d'Anatolie à la SPA. Sur ce principe, ils le laissent livré à lui-même toute la journée puisque les uns travaillent et les autres sont à l'école. Le chien s'est mis à occuper son temps en aboyant ou détruisant les affaires des propriétaires. Il est maintenant attaché au bout d'une laisse, dans la cour, seul de 8h à 20h.
Manque de réflexion ou mauvaises informations préalables
Ces exemples ne sont pas rares, et les comportementalistes entendent souvent des personnes leur dire qu'elles ne comprennent pas pourquoi ce chien, " si petit, pourtant ", ou " si sportif, normalement ", ou " si calme, d'après les guides " n'est pas comme ils s'y attendaient. N'ayant pas vérifié avant l'achat ou l'adoption les besoins réels de ces races-là, ne s'étant pas suffisamment renseignées auprès du vendeur ou d'autres propriétaires, ou ayant bénéficié de mauvais conseils, elles se trouvent devant une situation difficile à gérer.
La seule manière de faire face : s'adapter
Confronté à de telles problématiques, lorsque le tempérament d'un chien est diamétralement opposé aux souhaits de ses propriétaires, il n'y a pas de solution miracle à proposer : l'humain doit changer d'attitude et adapter son rythme de vie à l'animal. Malgré tous les progrès de la génétique, les relations sociales, les aptitudes physiques et cognitives ne se paramètrent pas chez un être vivant. Si le chien n'arrive pas à s'ajuster, ce sera à ses maîtres de faire l'effort de se mettre à son niveau. On pourra par exemple le sortir plus (si c'est ce dont le chien a besoin), l'occuper autrement, lui proposer davantage d'activités et de distractions, quitte à faire appel à des personnes qui pourront soulager les maîtres des contraintes insurmontables. Bien sûr, il y a toujours la possibilité de l'abandonner dans un refuge ou le déposer lâchement dans la nature, mais est-ce là une manière de se sortir d'une situation difficile de façon honorable ?
Laurence Bruder Sergent www.comportement-canin.com
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|  Enfin les beaux jours ! | Depuis quelques semaines maintenant, les promenades au grand air sont à nouveau d'actualité.
Pour d'heureux propriétaires, les sorties avec leur chien riment avec le plaisir de la communion avec la nature, les rencontres avec d'autres promeneurs et les partages de jeux avec leur animal.
Joies ou cauchemar ?
Malheureusement il en est d'autres, pour qui ce moment est un vrai cauchemar. Entre Milou qui tracte son maître de toutes ses forces (au risque de lui occasionner des douleurs), Médor qui vocifère contre tous ceux (humains et animaux) qui entrent dans son champ de vision, Rantanplan qui cherche à poursuivre les véhicules à moteurs et les cyclistes, et Cubitus qui s'échappe dès qu'on lui enlève sa laisse, il faut avoir les nerfs solides.
Cela s'apprend
Il peut être difficile de s'en rendre compte, mais une balade paisible, pour un chien, cela s'apprend. La laisse, par exemple, ne représente aucun référentiel pour lui, il doit se familiariser avec le collier et l'attache dès son plus jeune âge pour vivre avec sans stress excessif par la suite. Il y a aussi les bords de route si bruyants au passage des voitures et si étroits lorsque l'on croise quelqu'un d'autre. N'oublions pas non plus les grandes étendues dont on n'autorise pas l'exploration au chien, quelle frustration ! Et que dire des odeurs de pots d'échappement à hauteur de truffe et du contact du macadam brûlant sous ses coussinets ?
Apprentissages passés et développement précoce
C'est lors de leurs premiers mois de vie que les chiots vont se construire des bases leur permettant de faire face à un maximum de situations futures. Les comportementalistes parlent de " gestion émotionnelle " ou de " seuil réactionnel ", c'est-à-dire la manière dont le chien va s'adapter, plus ou moins paisiblement, à ce qui lui arrive. Idéalement, il faudrait que les 12 à 16 premières semaines aient été remplies de rencontres et d'expériences variées. Et pour cause, plus il aura vécu de situations, plus un individu sera à l'aise en toutes circonstances. Craintif ou sûr de lui, deux chiens ne réagiront pas de la même manière devant un stimulus identique.
Ainsi, avant de se désoler sur les comportements incontrôlables ou tapageurs de son chien en promenade, on peut se demander si cet apprentissage a été correctement réalisé. Si c'est le cas, son agitation peut être le résultat d'une stimulation (interne ou externe) qu'il ne sait pas gérer émotionnellement, ou de la méthode utilisée par le promeneur qui n'est pas adéquate. Dans le cas où l'acquisition des règles n'a pas été faite, il y a lieu d'en reprendre les bases.
Laurence Bruder Sergent www.formationcomportementaliste.com
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|  Il est déstabilisé | Du fait des conditions de vie fluctuantes des humains, les chiens peuvent être déstabilisés.
Un changement de travail pour son maître, un déménagement, une séparation du couple des humains qui en ont la garde, le départ d'un jeune adulte à qui il était très attaché, un décès, etc. entraînent aussi un nouveau rythme de vie pour le chien.
Quand les personnes autour de lui évoluent, son environnement diffère, ses repères spatio-temporels sont bouleversés, ses habitudes varient, et logiquement, il en est perturbé.
Conséquences possibles
Les conséquences peuvent se percevoir à plusieurs niveaux :
- Sur son mental : il peut ressentir de l'angoisse, du stress, de l'inquiétude
- Sur sa biologie : Difficultés à s'alimenter ou au contraire voracité, perte de ses poils, éliminations émotives. L'angoisse rejaillit sur la santé, le corps aussi manifeste son malaise et les chiens n'échappent pas à cette règle.
- Sur ses comportements : sa réactivité peut être perturbée, apathique ou au contraire surexcité, il peut se mettre à commettre des destructions (alors qu'il ne le faisait pas avant), à émettre des manifestations sonores, à monter sur le lit ou le canapé, etc.
Comment l'aider ?
Quelques mesures de précautions peuvent faciliter l'adaptation à sa nouvelle vie, l'objectif étant que la gestion du changement par son (éventuellement nouveau) référent rassure le chien. Les règles de vie qui changent doivent être mises en place en douceur, mais être claires.
Il faudra d'abord définir l'endroit où il se nourrit, un autre où il se repose, un lieu où il reste confortablement durant l'absence de ses gardiens.
Ensuite, on lui consacrera du temps à la manière de ce que l'on faisait avant le changement d'organisation quotidienne. S'il était beaucoup promené, il est nécessaire de lui procurer le même temps d'exercice qu'auparavant. A l'inverse, si on veut augmenter les temps de sorties, il faut procéder progressivement, en allongeant petit à petit le temps à l'extérieur.
S'il parait un peu apathique, on lui proposera davantage de parties de jeux, de contacts affectifs, d'activités. Il faut le distraire !
Enfin, c'est la nouvelle organisation, à laquelle tout le monde doit maintenant se plier, qui fera qu'il s'adaptera dans la durée, comme vous d'ailleurs. Malheureusement son âge et son état de santé, sa gestion émotionnelle et son tempérament, lui dressent un profil réactionnel plus ou moins " adaptable ". Le temps fera son œuvre avec plus ou moins de rapidité.
La douceur, la bienveillance et la compréhension que vous lui offrirez faciliteront les choses.
Laurence Bruder Sergent www.formationcomportementaliste.com
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|  Quand petit et grand cohabitent | Peut-il y avoir une bonne cohabitation entre deux chiens de tailles très distinctes ? Comment gérer la situation quand l'un pèse quelques kilos, et l'autre dépasse les 60 ?
Nous nous inquiétons souvent pour nos chiens, de peur qu'ils se blessent par maladresse ou inadvertance. Intervenant de manière intempestive, les séparant très vite avant même qu'ils aient fait connaissance, nous les empêchons de procéder comme ils l'entendent.
Vivre les expériences pour en faire l'apprentissage
On ne dira jamais assez qu'il est indispensable à tout être vivant de vivre les situations pour en faire l'apprentissage. Ainsi, si nous ne laissons pas nos chiens expérimenter des rencontres entre chiens, mélangeant les tailles et les races, on ne leur laisse pas la possibilité d'apprendre à s'adapter. D'autre part, si nous anticipons les risques avant même qu'ils se produisent, nous alimentons notre propre appréhension et l'animal n'a toujours pas progressé ! Attention, il ne s'agit pas de laisser son compagnon seul dans la cour du voisin qui possède plusieurs chiens mal canalisés. Il est évident qu'il faut prendre ses précautions, et encore plus lorsque l'on sait qu'il y a des éléments sur lesquels on n'a aucune prise. En revanche, je propose qu'on laisse la possibilité aux chiens, quand c'est possible, de vivre les évènements à leur manière : contact avec un autre animal, sortie dans un nouveau lieu, cohabitation avec un individu sensiblement différent dans le tempérament et la morphologie, etc….
Des masses corporelles variables
Un petit chien de quelques kilos devra faire l'apprentissage qu'il est difficile de pratiquer un jeu de corps à corps avec son congénère beaucoup plus volumineux que lui. Mais si on lui en laisse la possibilité, il mémorisera qu'il peut partager un jouet, ronger le même bout de bois, prendre place à côté de lui sur le tapis. Par contre, il vaudra mieux qu'il le laisse passer dans l'escalier ou alors, qu'il soit beaucoup plus rapide pour qu'ils ne se percutent pas, car cela ne tournerait pas à son avantage. Quant au molosse, plus lent du fait de son volume mais plus puissant, il devra savoir gérer sa force et saisir qu'il ne peut pas donner un coup de patte avec la même robustesse si l'autre est un petit toutou, un enfant humain ou un adulte. Les chiens sont parfaitement capables d'ajuster leur force physique s'ils y sont habitués, et cela n'empêchera pas, souvent, le plus petit de prendre le dessus.
Des règles simples
Il faudra s'assurer que chacun ait une possibilité de se retirer dans un endroit tranquille s'il est inquiet ou agacé et veiller à ne pas accorder de privilège à l'un plus qu'à l'autre, sous peine d'engendrer, peut être, un conflit. En fonction des tempéraments, de leurs âges et de la longueur de leur relation, s'ils ont grandi ensemble par exemple, ou si on les fait cohabiter alors qu'au moins l'un des deux est là depuis longtemps, cette habituation prendre plus ou moins de temps.
Laurence Bruder Sergent www.formationcomportementaliste.com
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|  Les seniors et leurs chiens | Arrivés à l'âge de la retraite, nos aînés auraient- dit-on- plus de temps libre que durant leur vie professionnelle passée.
Dynamiques et actifs, certains humains multiplient les activités, quand d'autres apprécient le silence et la détente. Leurs animaux de compagnie suivent donc la multiplication ou la rareté des variations de leur environnement, au gré des envies de leurs propriétaires, et ce, avec plus ou moins d'aisance. Quoi qu'il en soit, au quotidien, la présence du chien impliquera un minimum de promenades, d'attention, de nourriture et de soins.
Nouveaux repères
Pour les chiens des jeunes retraités, le changement de rythme de vie est moins rude que s'il s'agit d'une personne qui est brutalement privée d'autonomie : se voir consacrer plus de temps met rarement les chiens en inconfort, alors qu'une rupture soudaine dans leurs habitudes peut être mal vécue. Leur adaptation n'est pas toujours facile, et plus ils sont âgés ou fragiles émotionnellement, ou ancrés dans leurs habitudes, plus nos animaux peuvent avoir des difficultés à s'ajuster. Il peut alors s'ensuivre des perturbations pour eux, au niveau mental, biologique et comportemental, et des déceptions pour les propriétaires qui n'avaient pas non plus vu arriver les évènements.
Désillusions potentielles
Parfois les comportements de leurs chiens déroutent nos ainés, alors qu'ils avaient l'habitude d'en avoir, depuis toujours. Oui mais voilà, ce qui était aisé à 30 ans, l'est moins à 60. Quand le terrier remuant amusait par le passé, il devient une charge aujourd'hui, car on n'est plus forcément en mesure de lui proposer les mêmes activités que ses prédécesseurs des années auparavant. Il arrive aussi que leurs priorités changent : éloignés des contraintes liées au travail, les retraités souhaiteraient voyager, s'instruire, consacrer plus de temps aux loisirs, et le chien ne peut pas toujours les suivre. Il y a aussi les petits enfants, qu'il doit tolérer coute que coute, alors qu'il est parfois l'objet d'attentions mal canalisées. Que de difficultés pour lui aussi !
Heureusement la relation homme-chien peut être harmonieuse et satisfaisante pour les deux parties : la présence bienveillante, toujours enthousiaste et sans aucun jugement des chiens, remplit de joie les personnes souffrant parfois de solitude… comme celles qui sont très entourées.
Laurence Bruder Sergent www.formationcomportementaliste.com
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|  Votre chien à vous | Dans cette rubrique " votre chien et vous ", nous avons toujours parlé des chiens en général. Il est temps à présent de parler du vôtre en particulier.
Il est peut-être un représentant d'une race ou d'une certaine lignée, il est malgré tout légèrement différent de ce que les livres-guides nous disent. Votre animal à vous est spécial.
Son héritage génétique est identique à celui de ses compagnons de portée, pourtant ils ne sont pas des clones les uns des autres. Ils sont peut être semblables physiquement mais de légères disparités vous permettent de les distinguer, autant en terme de caractère que de morphologie. D'ailleurs, c'est également le cas entre nous et nos frères et sœurs : bien que nous ayons les mêmes parents, nous ne sommes pas semblables en tous points.
Une relation unique au monde
Pour revenir à votre chien, la relation que vous avez tissée est unique : personne n'a les mêmes liens que vous avec votre Milou. Votre rythme de vie, vos habitudes, le territoire que vous partagez avec lui, le temps que vous lui accordez, les activités que vous menez ensemble, l'affection que vous vous portez l'un à l'autre, les petits rituels que vous avez mis en place avec le temps… sont particuliers. De cette relation sans égal découlent des spécificités : votre animal adaptera son activité à votre niveau d'énergie, par exemple son caractère énergique sera tempéré par votre calme tandis qu'il sera exacerbé par votre conjoint sportif. L'inverse se produit aussi : malgré ses besoins d'exercice, il fait son possible pour s'adapter à votre rythme (parfois avec de grandes difficultés).
Des spécificités qui n'appartiennent qu'à vous
Les comportementalistes, qui travaillent sur la cohabitation homme-animal, accordent précisément une très grande importance au fait qu'il n'y a pas deux situations identiques. Chaque individu a ses traits propres, chaque lien tissé est particulier. Cela est d'ailleurs plutôt déstabilisant pour les personnes qui aiment dire que " tous les croisés sont comme ceci " ou " tous les bergers allemands sont comme cela ". Car avant d'être un chien à pedigree, votre compagnon est un être vivant, avec ses humeurs, son caractère, son histoire et son contexte de vie propres.
Le façonnement de l'environnement sur nos comportements
C'est parce que votre animal est placé dans l'environnement que vous lui proposez, et parce qu'il a fait des apprentissages par le passé, qu'il adopte certaines attitudes au moment présent. On parle de comportements " réponses " face aux stimuli qu'il peut percevoir. Comme le disait le renard du petit Prince " je serai pour toi unique au monde, et tu seras pour moi unique au monde ". Peu importe que le chien de votre voisin obéisse mieux, soit plus beau ou plus grand ou plus rapide, l'essentiel est ailleurs : il n'y en a pas deux comme votre chien, et votre relation est exceptionnelle.
Laurence Bruder Sergent www.comportement-canin.com
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|  Vies et adjectifs de chiens | Dans notre tendance spontanée à projeter sur les animaux nos sentiments humains, nous leur attribuons parfois des traits qui n'existent pas vraiment, selon les scientifiques.
Estimant (à tort ?) que les chiens ont les mêmes préoccupations que les humains, il nous arrive de leur octroyer des luxes dont ils n'ont pas besoin pour vivre : le panier dernier cri (pour qu'il soit à l'aise, certes, mais n'importe quel morceau de tissu confortable lui irait aussi), le collier et la laisse assortis (pour qu'il soit à la mode, peut être ? mais la mode de qui ?), l'alimentation équilibrée au gramme prêt (alors que nous ne le faisons même pas pour nous).
Anthropomorphisme, quand tu nous tiens
Il nous arrive aussi de qualifier nos chiens avec des adjectifs que l'on utilise généralement pour nous-mêmes. Si vous vous intéressez aux propos des comportementalistes, vous aurez noté les distinctions entre jalousie et possessivité, dépression et état d'apathie, attachement et amour. Au jour d'aujourd'hui (et peut être que les vues auront évolué demain, à la faveur des études qui ont toujours cours), les philosophes, éthologues et autres scientifiques, sans pour autant nier la valeur de nos animaux de compagnie ni les reléguer à une place inférieure par rapport à nous, insistent sur la nécessité d'être prudents au sujet des anthropomorphismes, cette tendance à projeter sur eux nos propres affects comme s'il était évident qu'ils étaient semblables aux nôtres.
Jalousie, déprime, amour ?
Ce que l'on prend pour de la jalousie pourrait fort bien être un désir de ne pas partager son propriétaire avec une autre personne, ou alors une volonté de surveiller les interactions qui se déroulent autour de lui. Il s'agirait alors davantage de " gestion de l'autre " que de crainte qu'il nous aime moins. L'état amorphe de Milou pourrait s'expliquer par son âge, une maladie, une fatigue momentanée, et même un manque d'activités constant qui a fait de lui un individu très calme. Dès ses premiers moments à vos côtés, votre chien s'est attaché à vous, et vous a assimilé à quelqu'un de très important pour lui. De là à dire qu'il nous aime… s'il s'agissait d'amour inconditionnel, comment expliquerions-nous qu'un chien puisse passer d'une famille à une autre sans drame particulier ? Pourtant c'est un pas que nous franchissons allègrement (affirmer que notre chien nous aime) car… il nous fait plaisir !
Laurence Bruder Sergent www.comportement-canin.com
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|  Méthodes éducatives et redresseurs de torts | Les méthodes de dressage ou de contrôle du chien sont nombreuses. Tout le monde a un avis sur la question, même ceux qui n'ont jamais eu de chien.
Que vous demandiez leur point de vue à votre voisin, votre boulangère, ou votre beau-papa, vous entendrez souvent autant de variantes que de personnes. La version de " montrer au chien qui est le maître " étant tout de même celle qui revient le plus souvent.
Néanmoins, avant de " soulever et plaquer votre chien au sol " comme l'a conseillé récemment une professionnelle, qui n'a de spécialiste que le nom, à une propriétaire alsacienne d'un jeune chien, je propose que l'on réfléchisse un peu à quelques notions élémentaires, pour envisager son rapport à son chien sous un autre angle de vue.
Le dernier refuge de l'incompétence
Si l'on admet que l'Homme est l'espèce la plus intelligente, comment peut-on accepter de retourner à l'âge de pierres en ce qui concerne nos relations avec les animaux ? La violence est le dernier refuge de l'incompétence, disait Gandhi. Alors pourquoi croit-on encore qu'il n'y a que par la force que l'on obtient la coopération d'un chien ? Si l'on tente d'être un peu rationnel et organisé dans nos méthodes, ne peut-on admettre que si une stratégie n'est pas productive, il faut en changer ? Si les coups, les cris, la force, la contrainte, le dressage, la soumission n'amènent pas votre chien à vous respecter, il serait peut être temps d'essayer autre chose.
Super Nanny, un exemple à adapter ?
Le décès de Cathy Saraï a été l'occasion de rediffusion de nombreuses émissions. Honnêtement, pour ceux qui les ont vues, n'avez-vous jamais été agacés par certains gamins que l'on nous montrait à l'écran ? Pourtant la professionnelle des enfants n'a jamais cédé à la colère ou à la force physique. Cet exemple de manières pourrait être adapté en tenant compte de la nature des chiens : certes, on ne pourra pas verbaliser et leur expliquer pourquoi ils sont punis. Par contre, nous sommes en mesure de leur signifier par nos comportements qu'ils n'ont pas le pouvoir de nous mettre en colère, que nous ne cèderons pas à leurs agitations, que nous restons calmes, que nous sommes inflexibles et ne nous laissons pas modifier par eux. A condition de le vouloir et de ne pas céder à l'énervement. Veillons d'abord à nos propres attitudes, avant de vouloir imposer aux chiens de bien se comporter. C'est cela qui nous grandit, pas la soumission de l'autre par la manière forte.
Laurence Bruder Sergent www.comportement-canin.com
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|  Faut-il promener son chien tous les jours, même quand on a une maison ? | Un des besoins vitaux de votre chien consiste à dépenser son énergie. Plusieurs promenades quotidiennes dans votre jardin suffisent-elles ?
Que ce soit en vous regardant vivre ou en courant après une balle, en restant à côté d'une personne malade ou en explorant son jardin, votre compagnon à quatre pattes fait constamment fonctionner ses capacités cognitives et physiques, et c'est une nécessité absolue pour lui. Rappelons que dans la nature, les canidés passent leur temps à flairer, observer, écouter, pister, poursuivre, et mettre en action des manœuvres de groupe, donc ils sont actifs durant presque tout leur temps d'éveil.
Les chiens d'aujourd'hui
Dorénavant, nos chiens ont droit à leurs repas sans avoir à activer une stratégie pour les obtenir. Ils ont peu de possibilités d'exploration de nouveaux territoires, d'amusement ou de dépense physique tant que leur maître n'est pas disponible pour leur en proposer. Ainsi, les heures qu'ils consacreraient à être concentrés et tendus vers un objectif, ils les passent à… attendre que le temps s'écoule. Certains sommeillent paisiblement, d'autres s'occupent avec leurs jouets, et il en est qui s'agitent et commettent des dégâts dans la maison ou le jardin, en l'absence et même en présence de leurs maîtres. Si l'on essaie d'entrer dans la peau de son chien quelques instants, on peut comprendre que ce désœuvrement constitue un manque terrible.
Un jardin suffit ?
Même si vous disposez d'un jardin, Milou a besoin d'être distrait tous les jours, plusieurs fois. Une promenade est idéale pour cela. Non seulement c'est bon pour votre santé, mais c'est surtout indispensable à son équilibre. Durant la balade, il va pouvoir flairer tout un éventail de nouvelles odeurs, rencontrer des personnes inhabituelles, éventuellement croiser d'autres chiens, mais aussi des cyclistes, des promeneurs, contempler l'agitation de la ville ou les déambulations des tracteurs à la campagne, etc. Parce que cela met ses sens en éveil et tout son organisme au travail, c'est bon pour son moral !
Energie à évacuer
Un chien dont l'environnement ne change jamais se replie sur lui-même, devient routinier, dort de plus en plus, est moins joyeux. Celui qui est stimulé à la mesure de l'énergie dont il a besoin selon son âge et sa morphologie, sera plus alerte, plus, dynamique, repus et satisfait de tous ce qu'on lui aura donné comme distractions. Il n'est pas nécessaire de proposer une heure de jogging quotidien à votre chien de 12 ans ! Par contre, plusieurs promenades calmes et mesurées de 10 minutes lui feront le plus grand bien, physiquement et psychologiquement. Votre jeune chien de 6 mois a, quant à lui, besoin de faire un maximum de découvertes et son seul jardin ne lui suffit pas : il le connait par cœur ! Quel que soit son âge, une sortie en dehors de son terrain habituel l'amène à s'adapter à l'environnement, mobilise toutes ses facultés, lui fournit les distractions et l'exercice dont il a besoin. Et cela ne peut nous faire que du bien !
Laurence Bruder Sergent www.comportement-canin.com
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|  Le chien… source de contraintes et de joies | En ces temps de festivités, il est l'heure de revenir aux valeurs qui nous tiennent à cœur, de se souvenir de ce qui est essentiel à nos yeux.
Les priorités de chacun étant tout à fait personnelles, elles varient en fonction de notre quotidien, des soucis qui se présentent, des évènements plus ou moins heureux qui jalonnent nos vies. De ce fait, notre vision de notre relation avec notre chien peut évoluer sur un éventail d'émotions aussi vaste que de la joie jusqu'au ressentiment. Côté amertume, il nous arrive de trouver agaçant de devoir sortir le chien alors qu'il fait si froid dehors, qu'il faut d'abord déblayer la neige, bien se couvrir et après la sortie, nettoyer les flaques de glace fondue laissées par les coussinets de Médor. On peut aussi s'énerver de devoir ramasser les poils qui s'éparpillent dans notre habitation, penser à préparer de quoi le nourrir, prendre rendez-vous pour son suivi vétérinaire, l'emmener chez le toiletteur, et ainsi de suite. Que de contraintes pour des humains déjà submergés d'obligations !
Des contraintes, oui…. Mais tant de plaisir aussi !
Certes on pourrait faire preuve de pessimisme et se dire qu'avoir un chien, c'est beaucoup d'embêtements. Mais les vrais amateurs, ceux qui ont fait le choix d'en adopter/acheter un, ou simplement les personnes qui ont déjà eu la chance de partager un bout de vie avec un chien, savent à quel point la relation avec un animal de compagnie nous enrichit et nous apaise. Quoi que l'on fasse, il ne nous juge pas, ne nous culpabilisera jamais, ne nous reproche rien. Toujours partant pour une sortie, il se couchera près de vous s'il vous sent triste, posera sa tête sur vos cuisses pour un échange de caresses, vous offrira son regard affectueux et vous suivra aussi loin que possible si vous l'y invitez.
Saisir le moment présent
Même si, c'est vrai, il y a des moments où on regrette de s'être imposé une situation que l'on aurait pu s'éviter, n'oublions pas ces petits et grands bonheurs : ils sont à chérir plutôt qu'à regretter.
Laurence Bruder Sergent www.comportement-canin.com
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|  Le chien et la laisse | Colliers métalliques, étrangleurs, à pics ou électriques, les industriels de l'animalerie se déploient pour nous vendre les accessoires miracles, pour une promenade détendue avec un chien qui marche tranquillement à nos côtés.
Du fait de sa cohabitation avec l'Homme, le Chien domestique se retrouve de fait privé de liberté. Il ne peut plus se gérer seul, c'est nous qui décidons de son alimentation, son territoire, son couchage, son apparence, les congénères avec lesquels il a le droit de jouer, etc.
Lors de votre prochaine sortie, observez les colliers et laisses des chiens que vous croiserez en balade dans la rue avec leurs propriétaires. Ces accessoires de contention et de douleur sont-ils appropriés à celui que nous appelons avec aplomb le meilleur ami de l'homme ?
La fin justifie-t-elle les moyens ?
Il est évident qu'il est plus que pénible de devoir faire du ski nautique derrière le chien qui traîne son propriétaire derrière lui. Certaines personnes se retrouvent déstabilisées, jusqu'à la chute, par leur chien à qui personne n'a appris à circuler calmement.
Ce n'est pas pour autant qu'on doit lui faire vivre la douleur pour se venger de ce qu'il nous inflige !
Si vous vous demandez comment faire pour venir à bout de ce problème difficilement supportable, sachez qu'il existe des méthodes éducatives douces et même des accessoires indolores pour ceux qui n'ont ni le courage, ni l'envie, ni le temps de participer à des séances de dressage.
Conseils de base pour une marche confortable
La première chose à faire est de cesser d'avancer tant que le chien vous tracte. Il fera alors l'apprentissage que sa méthode n'est pas bonne. Il va probablement se déplacer ou reculer d'un pas (comme pour prendre son élan, prenez garde !), pour voir ce que cela suscite comme réaction. Ne vous laissez pas mettre en colère, gardez votre calme. Dès que la laisse est détendue, vous pouvez vous remettre en marche posément, tout en félicitant votre chien pour son bon comportement. Par exemple, dîtes " c'est bien doucement ! " afin qu'il associe l'ordre " doucement " avec une marche apaisée. S'il se remet à tirer, on s'arrête de nouveau, et on ne se remet en route que lorsque la laisse est lâche..
Attendez-vous à ce que cette méthode prenne du temps car votre chien a sans doute acquis une mauvaise habitude que vous voulez lui faire perdre. Rappelez-vous que la base de la pédagogie est la répétition, aussi faites preuve de patience et si vous ne vous en sortez pas, faites appel à un professionnel. Et refusez que l'on brutalise votre animal par un quelconque moyen, sous prétexte qu'il n'y a que cela qui fonctionne, car c'est faux.
Laurence Bruder Sergent Comportementaliste et formatrice de comportementalistes www.comportement-canin.com
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|  Quand on s'attache… ou pas | Dès les premières minutes de la rencontre avec son chien, une relation s'installe, un lien se crée, et l'on s'attache l'un à l'autre.
Tout petit déjà, le chiot apprend à reconnaitre sa mère comme quelqu'un d'important. Cela s'explique notamment par le fait qu'en tant qu'être social, notre ami à quatre pattes a absolument besoin de contacts avec d'autres individus, et ce, dès sa venue au monde. Après quelques semaines à veiller sur eux, la mère s'éloigne de ses petits et les repousse lorsqu'ils sont trop insistants. Elle initie ainsi le détachement, les aide à devenir indépendants en n'étant plus répondante à la moindre de leurs sollicitations.
Hyper attachement
Si les petits sont séparés trop tôt de leur mère ou d'un individu favorisant cet apprentissage, l'étape de l'acquisition de l'autonomie ne pourra avoir lieu. Ils seront donc grandement handicapés pour rester seuls, surtout si les nouveaux maîtres ne s'acquittent pas non plus de cette tâche de séparation. Le chiot passerait donc d'un être d'attachement (canin) à un autre (humain), sans expérimenter l'étape cruciale de l'autonomie. Cette dépendance pourrait entraîner des destructions, des malpropretés, des vocalises […] lorsque l'animal n'a personne à côté de lui. Il ne faut surtout pas voir dans ces comportements une forme de vengeance, mais plutôt de souffrance émotionnelle qui amène à des activités de substitution. Un entretien (au moins) avec un comportementaliste s'avère nécessaire pour aider l'animal à vivre mieux la solitude.
Quand l'attachement ne se fait pas….
L'autre extrême se rencontre aussi : certains animaux n'arrivent pas à créer des liens avec leurs maîtres, ni aller à la rencontre d'autrui. Ils sont très indépendants ou très réservés, ne se laissent diriger par personne, décident seuls de leurs comportements (pour peu qu'ils bénéficient de suffisamment de liberté pour cela). Ces chiens sont tout aussi difficiles à gérer car on a peu de prise sur eux pour les amener à coopérer avec nous. Par exemple, pour obtenir qu'ils viennent vers nous lorsqu'ils ne sont pas en laisse, il faut au minimum qu'on les intéresse… et ce n'est pas le cas ! On ne dira jamais assez à quel point les éleveurs doivent veiller scrupuleusement aux interactions sociales entre chiens durant les 8 à 12 premières semaines de leurs vies, car c'est à ce moment-là que les bases essentielles sont posées. Un milieu sans contacts avec d'autres chiens ni humains, une séparation trop précoce avec la mère créée des dommages difficilement récupérables.
Laurence Bruder Sergent http://comportement-canin.over-blog.com/
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|  Ce que nous savons d'eux | Les scientifiques sont loin d'avoir exploré toutes les pistes sur les capacités cognitives de nos chiens, mais certains faits sont avérés.
Les chiens sont capables de se mettre en joie au moment où nous les invitons à jouer, ou tout petits lorsque le volume sonore et les mouvements ou agitations augmentent autour d'eux. Ils changent de comportements quand les situations qu'ils vivent les déstabilisent ou les inquiètent. Grâce à leurs capacités bien plus développées et mieux utilisées que les nôtres, Ils arrivent à percevoir et parfois anticiper les émotions de leurs propriétaires.
Perception, mémorisation, discrimination…
Les chiens peuvent aussi faire la différence entre ce qui nous fait plaisir et ce qui nous contrarie. Ils adaptent d'ailleurs leurs attitudes en fonction des nôtres. Ils mémorisent un grand nombre d'informations, qu'ils stockent dans leur répertoire comportemental et qui découlent des expériences qu'ils ont vécues depuis qu'ils sont nés. Ils peuvent connaître des situations de conflits internes qui les poussent donc à prendre des décisions. Par exemple, si vous présentez en même temps à votre animal de la nourriture de qualité moyenne et son jouet préféré, il devra faire un choix. Cet exercice mental n'est pas accessible à tous les animaux.
Communiquer avec les hommes
Ils savent de quelle manière s'y prendre pour nous faire réagir ! Les propriétaires qui se précipitent pour sauver le chausson chapardé par le chien comprendront à quel point nous sommes prompts à bondir lorsque l'animal s'adonne à certains comportements. Ils essaient de communiquer avec nous, de faire passer des messages par le regard ou la posture corporelle. Malheureusement, ne maitrisant que partiellement la communication canine, nous n'en saisissons pas toujours les nuances. Ils adaptent leurs conduites en fonction de celles de leurs vis-à-vis : s'ils sont menacés, ils vont fuir ou se défendre, parfois attaquer. Si on fait mine de leur lancer une balle, ils s'apprêtent à bondir.
Au vu de cette description non exhaustive, on comprend pourquoi le chien est parfois considéré comme un membre de la famille…Cela nous semble évident, et pourtant, l'acceptation scientifique que les chiens ressentent des émotions est assez récente.
Laurence Bruder Sergent http://comportement-canin.over-blog.com/
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|  Rentrée scolaire : le chien n'apprécie pas forcément | Pour les heureux chiens qui ont profité de la présence de leurs maîtres durant les vacances d'été, il est possible que le retour aux journées de travail de leurs maîtres, donc à leurs absences, soit déstabilisant.
Des promenades de 3 heures d'affilée, un panier douillet, une gamelle remplie, de beaux jouets, cela lui convient et c'est agréable, mais ce n'est pas ce qu'il affectionne le plus. Non, ce que préfère votre chien, c'est ne pas être seul. Lorsque l'on est en vacances, on est plus détendu, davantage présent, voire prévenant. C'est cela qui l'apaise car comme pour tout mammifère social, c'est la vie en groupe qui prime. La présence d'un autre individu de la même espèce ou d'une espèce " amie " comme l'Homme, lui procure calme et harmonie, distraction, parfois confrontation. Telle est la vie en société.
Changements d'habitudes, à nouveau
Ainsi, si vous devez renouer avec le chemin du travail ou de l'école, n'oubliez pas de prendre en considération le fait que votre meilleur ami risque d'en ressentir les effets collatéraux. Quand deux mois auparavant, il a du changer de rythme pour profiter davantage de votre présence (pour son grand plaisir), il s'agit aujourd'hui de l'effet inverse : il doit réapprendre à se gérer tout seul. La plage et les promenades, les odeurs nouvelles et variées grâce aux changements d'environnements, les jeux en famille…sont reportés aux prochains congés.
A chaque saison ses plaisirs
Votre animal a toujours besoin de distractions pour enrichir son quotidien, alors soyez imaginatifs ! Les séances de bronzage sur un transat peuvent être remplacées par la sieste sur le canapé avec Médor à proximité, les parties de foot à l'extérieur continuent tant que le temps le permet, les balades au grand air sont encore possibles les fins d'après midi après le travail et les week-end. Et puis, pour lui permettre à nouveau de vivre sereinement la solitude de la journée, on le préparera progressivement pendant les derniers jours de vacances à ne plus accompagner toutes nos sorties ou à nous suivre partout au sein de l'habitation, on évitera de le garder sans cesse à côté de nous et on raccourcira les moments de caresses. Tout cela dans l'objectif de l'aider à réintégrer les rythmes de la famille le mieux possible. Bonne rentrée !
Laurence Bruder Sergent www.comportement-canin.com
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|  | | |  Entre chiens et humains, cohabiter, cela s'apprend | Les comportements à adopter et ceux à éviter avec les canidés
enfants-et-chiens.com
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