ACTUALITÉ 2020 DE NOS
CHIENS VISITEURS

12/11/2020 Dernière minute : 

annulation de nos visites hebdomadaires sur l’hôpital de jour Jean Dechaume jusqu’à ...

Nous venons de recevoir l’information ce midi : dans le cadre du plan blanc de veille sanitaire, le nombre d’activités et d’intervenants extérieurs a été repensé et notre activité est suspendue pendant cette veille sanitaire, donc a priori jusqu’en février.

Cet hôpital de jour dépend de l’hôpital Saint-Jean de Dieu comme l’hôpital de jour Lucien Bonnafé de Tassin la Demi Lune pour lequel nous n’avons pas encore d’information ...

05/11/2020, Tassin, un hôpital de jour dépendant de St-Jean de Dieu,

Françoise avec Oki

Première visite pour une convention signée très vite pour cette fin 2020, une seconde est prévue pour le début décembre et une décision sera prise alors pour 2021 …

En ville, le parking est bien plein, je tournicote avant de trouver une place. Malgré le confinement, la circulation et l’occupation des parkings ne sont pas tellement diminuées ! Il a été convenu que nous pourrions accéder au parking souterrain sur simple appel, mais je suis volontairement en avance, afin de toujours laisser un temps d’exploration calme à ma chienne. Toute occupée à lire toutes les odeurs, Oki ne daigne pas faire ses besoins comme je le prévoyais, dommage (même si à son âge, je ne crains pas l’accident, je pense davantage à son confort …).

Nous entrons, la salle prévue que j’avais aperçue lors du premier contact est lumineuse, avec un grand espace dégagé et un coin fauteuil, un grand saladier d’eau a rejoint le petit bol : merci, et Oki goûte aux deux ! Pour une première rencontre, ce sera l’option calme.

Nous verrons successivement quatre patients accompagnés de leur soignant attitré, la cadre de santé passe très brièvement … Dans les circonstances actuelles d’épidémie, cette organisation est très raisonnable. Entre chacun des quatre patients, Oki et moi bénéficions d’un moment de calme … c’est parfait.

Les deux premières personnes ne seront plus présentes à notre prochaine visite et c’est pour elles un moment de bien-être et de plaisir, car pour l’une comme l’autre, les animaux sont presque leur principal centre d’intérêt. Pour chacune se déroule successivement le même scénario : Oki leur fait fête, je demande des assis, chante, propose de donner des friandises, avec un couché-pas bougé devant la récompense, je présente à Oki la balle-lotus garnie d’une friandise, puis la balle trouée garnie elle aussi d’un gâteau : observer Oki qui cherche à extraire ses récompenses et réussit les intéresse … je fais participer les personnes et surtout, nous parlons chiens et la personne s’exprime dans la détente, posant des questions, tout en caressant, elle offre des friandises … Je laisse pour le service une carte-photo de mes chiennes visiteuses de Mala et Bakou disparues, de Plume et Pomme retraitées et de mes deux jeunes Mousse et Oki présente ici. Comme ces personnes sont jeunes, je leur laisse une carte de visite pour qu’elles puissent y regarder des photos …

Les deux personnes suivantes, chacune à leur tour, sont plus timides, mais Oki leur plaît beaucoup et les détend … j’ajoute aux exercices précédents le brossage, la friandise sous le chiffon. J’apporterai des jeux la prochaine fois. Malgré la timidité, l’un demande à promener Oki, l’autre obtient d’Oki des assis corrects … c’est une séance de mise en route et toute rencontre est unique !

Nous avons un peu dépassé la durée globale prévue et j’ai remarqué qu’Oki fouinait un peu partout, au début par curiosité, ensuite sans doute pour satisfaire un besoin évident. Pas d’accident, c’est le principal ! Il est temps de rentrer ...
flyer chien visiteur
sur la carte, en haut  en partant de la gauche: Oki, Pomme et Mousse
et en bas : Plume, mes cinq actuelles Pomme Plume Lily Mousse et Oki, mes deux disparues Mala et Bakou, et enfin Lily !

Mala et Bakou ont été les pionnières dès fin 2008 et sont aujourd'hui disparues et pourtant présentes dans nos coeurs
Plume et Pomme sont maintenant retraitées après une superbe carrière pour Pomme
Lily pourrait encore, comme Pomme, intervenir dans certains contextes, mais faute au virus, ce sont Mousse et Oki qui sont sur le pont ...

04/11/2020, Lyon, un hôpital de jour dépendant de St-Jean de Dieu,

Françoise avec Mousse

Comme prévu donc, me voilà partie avec Mousse pour l’hôpital, un peu en avance en prévision d’éventuels contrôles d’attestation, mais rien! La circulation automobile est à peine moindre que d’ordinaire … mais surprise à l’entrée de l’hôpital, l’accès est fermé! Il s’agit d’une entrée secondaire à deux pas du pavillon où je me rends … il faut donc faire un grand détour en voiture vers l’entrée principale et retrouver le chemin d’accès dans ce grand hôpital du sud de Lyon où je trouve la signalisation assez fruste. Je demande conseil à une personne qui reprend son véhicule et qui me semble plutôt soignante que visiteur ou malade … Ouf! j’arrive encore assez en avance pour que la joie de Mousse puisse s’exprimer : car elle reconnaît bien les lieux malgré une si longue absence (janvier ou février)! Mousse est vraiment heureuse et ça se voit!
Le chien visiteur Mousse 201104
Je m’assois sur le muret de la cour pour permettre à Mousse de retrouver une émotion plus maîtrisée. Elle observe, de loin donc, les arrivées et sorties de parents, d’enfants, de soignants et de chauffeurs de taxi. Une maman patiente dehors en attendant la fin des soins de son enfant tout en téléphonant ... la toute petite sœur (2 ans tout au plus) qui l’accompagne avec sa mini poussette a bien vu la chienne, elle irait bien mais sa mère la rappelle … alors la petite avance de quelques mètres seulement (il reste encore beaucoup de distance) et amorce un échange à sa façon : elle crie vers la chienne qui la regarde. Je demande de chanter à Mousse qui émet un son léger, et le dialogue se poursuit, Mousse s’enhardit vocalement et la petite ne lâche pas la conversation … Le petit jeu continue. La maman va s’asseoir et la petite décide de s’approcher beaucoup plus près. Mousse est calme et sous contrôle, mais je ne veux pas que la maman s’inquiète et je conseille à la petite de retourner vers sa maman qui la rappelle à nouveau. La petite s’arrête à deux mètres de nous et la conversation continue, Mousse immobile ne l’effraie pas … Le grand frère sort avec une soignante qui échange avec la maman. Lui a bien envie de s’approcher et il profite de la position de la petite … il jette un morceau de bois, je lui déconseille, même si le bâton est tombé trop court et n’a pas fait bouger Mousse, le garçon essaie de lancer des feuilles, mais je lui dis que Mousse ne les mange pas. Déçu peut-être, il ramène sa petite sœur vers la maman de façon péremptoire … fin de la conversation.

C’est à nous! Voilà une des référentes et un référent ancien avec qui nous avons beaucoup travaillé (il a connu Mousse bébé en particulier) et trois enfants : les deux déjà rencontrés et un troisième en observation. Nous rejoignons la salle et nous commençons.

Le nouvel enfant parle bien, il sait lire l’heure (et nous la donne fréquemment 14h37 ... 14h58 …), je demande s’il craint les chiens : la maman dit que oui, lui que non et après autorisation, je détache Mousse qui s’approche toute contente. Pendant l’intervention, il joue un peu les blasés, se sent bien supérieur à ses deux camarades, il refuse les propositions d’actions avec Mousse, pas grave …

L’enfant très expressif s’est approché d’emblée de Mousse comme si remplacer Oki par Mousse n’avait aucune importance, pas plus d’ailleurs que la coupure des congés : un peu comme les autres fois il crie, il la caresse, lui offre des friandises … Son camarade toujours discret me semble bien moins concerné qu’avant, la tige du store l’attire davantage …

Nous sortons en promenade, l’enfant à l’aise prend la laisse courte et assure la moitié de la promenade jusqu’à la mare aux oies et aux canards, quand il lâche la laisse, il prend l’initiative de la reprendre : c’est un enfant posé qui apprécie l’activité. Mousse avance tranquillement. L’enfant tend les doigts aux deux oies malgré nos mises en garde et il se fait pincer le bout du doigt, il recommence pourtant avec le même effet … Au retour, l’enfant discret vient près de moi, veut-il que je lui tienne la main comme d’autres fois ? Je lui propose de tenir la laisse, la référente coince la laisse sur sa manche, parce que les autres fois il avait semblé être gêné par le contact direct et il la prend … pour la première fois, il garde la laisse tout le long du chemin de retour, la reprenant quand il la lâche et la tenant directement à la main normalement … de l’autre main, il fait les petits gestes habituels qui expriment son contentement. Chez lui vit un jeune labrador du même âge que Mousse, cela explique sans doute ce progrès, on verra bien si Oki obtiendra la même collaboration dans quelques semaines.

Retour à la salle et distribution de fromage : moment calme et intense pour le premier enfant, le deuxième enfant toujours discret est de nouveau un peu absent et le troisième reste en marge, lui parle et est gêné par les cris, il semble indifférent à Mousse … le reverrons nous ?

La situation sanitaire à Lyon est préoccupante, certes. Je fais attention, bien sûr. J’ai quand même l’impression que la poursuite de cette activité avec les enfants sans être vitale mérite d’être assurée et je ne regrette rien. Ces enfants sont bien loin des soucis actuels, avec eux nous suivons un chemin long et incertain …

Françoise

Chiens visiteurs : non ! ce n'est pas fini !

Je viens de recevoir des attestations au titre de "Participation à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative" - à savoir l'hôpital St-Jean de Dieu !
Donc rendez-vous pour les comptes rendus mercredi et jeudi prochains ...
Fini le farniente mes louloutes !
chiens visiteurs Mousse et Okinawa

19/10/2020, Tassin la Demi-Lune, premier contact, hôpital de jour au centre Lucien Bonnafé

Christine et Françoise avec Oki

Une première rencontre après plusieurs contacts téléphoniques, il s’agit d’un établissement pour adultes. Une convention pour la fin 2020 a été signée à titre d’essai et deux visites programmées en novembre et décembre. L’équipe de l’hôpital de jour décidera de la suite ...

14/10/2020, Lyon, un hôpital de jour dépendant de St-Jean de Dieu,

Françoise avec Oki

Temps très correct ! Oki attend sans excitation l’arrivée des enfants … le plus discret saute sur place pour exprimer son plaisir ! l’autre est souvent complètement absorbé par l’extérieur et donc distrait par les feuilles et les arbres …

En arrivant dans la salle, il apparaît que les deux enfants sont moins coopératifs, le plus discret refuse d’être touché par la référente qui voudrait le guider pour caresser la chienne et ses manifestations de refus sont très explicites … l’autre enfant crie assez souvent et fort ! On ne réussit pas à tous les coups ! mais Oki s’intéresse à la poubelle qui contient apparemment un reste de pain au chocolat : pas très professionnel, mademoiselle !

Puis nous partons en promenade, j’essaie de tenter les enfants avec des laisses courtes de différentes couleurs, sans grand succès, donc je reprends la laisse habituelle qui du moins ne traîne pas à terre quand les enfants l’abandonnent … Un moment un peu plus long que d’habitude, l’enfant discret garde la laisse prise dans sa manche de blouson, peut-être n’aime-t-il pas le contact direct ? Il a un léger sourire de contentement et reprend même de lui-même la laisse qui lui a échappé … Puis peu à peu, l’autre enfant qui aime bien être tracté garde la laisse, non pour la traction car il semble tonique aujourd’hui, mais il chantonne quelque chose qui ressemble à Jean Petit qui danse … avec des mouvements des mains associés à la comptine.

Au retour, distribution de fromage, toujours par le même enfant, l’autre reste discret sans démonstrations aussi énergiques qu’en début de séance … Mais cette fin de séance est très calme …

Malgré le peu de séances effectuées depuis notre reprise, nous arrivons aux vacances de Toussaint, donc deux semaines d’interruption ! Je pense introduire Mousse début novembre de façon à pouvoir amener l’une ou l’autre par la suite … En novembre, un nouvel enfant sera en observation et nous rejoindra. Et pendant ces congés, nous devons visiter un nouvel établissement ! On reprend donc en douceur, mais vraiment !

Françoise

07/10/2020, Lyon, un hôpital de jour dépendant de St-Jean de Dieu,

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Françoise avec Oki

Aujourd’hui, c’est bon, on reprend ! Et quel plaisir de constater que malgré cette longue interruption et une seule rencontre, les deux enfants ont nettement le souvenir de la chienne et un souvenir très positif ! Le plus discret des enfants passe ses doigts dans les poils d’Oki tout en rejoignant la salle, l’autre ne crie pas et s’approche tout de suite.

Les deux enfants n’hésitent pas à donner directement les friandises à la main, mais quand on remarque entre adultes le progrès : « les croquettes ne sont plus jetées à terre », l’enfant interprète à sa façon notre remarque et jette sa poignée … le recul sur une situation antérieure est bien compliqué pour lui.

Je sors le jeu des tubes pivotants, chacun à son tour et avec l’aide d’une des référentes, les enfants remplissent les tubes et observent Oki qui connaît bien ce jeu … souvent aussi, les enfants aident la chienne, récupérant les croquettes qui tombent trop loin : ce souci de coopération me semble très positif, les enfants ne cherchant pas une performance.

Je glisse un biscuit plus gros dans une balle pleine de trous : Oki a bien compris, mais le biscuit semble vraiment très sec et bien solide et la balle petite ! Pour qu’elle ne s’énerve pas et surtout ne reste pas sur un échec, je remplis la balle lotus (qui s’ouvre avec des scratchs) et lui propose : L’enfant l’aide, puis nouvel essai et Oki trouve elle-même sa récompense … On s’entraînera à la maison avec une balle trouée plus grosse (la technique consiste à écraser la balle et atteindre le biscuit peu à peu, puis le récupérer quand son volume a suffisamment diminué).

On part en promenade dans l’hôpital : temps d’automne ensoleillé ! Le premier enfant aimerait bien courir avec Oki, Oki serait franchement d’accord, mais ça me semble périlleux pour moi (ô vieillesse ennemie), je propose qu’une référente me remplace, mais elles ne sont pas tentées. Le second enfant ne semble pas intéressé à tenir la laisse, je m’arrange pour qu’Oki marche à ses côtés, le regard de l’enfant observe furtivement.

La mare aux canards avec l’oie et son jars, Oki sait bien qu’elle est en laisse et ne tire pas. Puis on rentre tranquillement. Le premier enfant semble en meilleure forme que la dernière fois et ne cherche pas à se faire tracter.

De retour à la salle, nous avons chaud ! Un verre d’eau pour chacun et la gamelle pour Oki, un des enfants vient proposer son verre à Oki ! Et puis la boîte à fromage qui offre un moment calme de proximité : pendant que l’enfant tient la boîte, Oki lèche avec délectation, chaque enfant à son tour, Oki apprécie ce rituel de fin de séance ...

Françoise

23 et 30/09/2020

Mea culpa, mea maxima culpa : après notre reprise du 16 et peu avant la visite suivante du 23, j’ai reçu l’information que les référentes ne pourraient être présentes … le 30, mais lisant trop vite, j’ai zappé et annulé de fait la séance du 23, donc deux séances annulées à cause de mon inattention ! 
Françoise

16/09/2020, Lyon, un hôpital de jour dépendant de St-Jean de Dieu,

Françoise avec Oki

On y est ! c’est la reprise. Seul établissement aussi jusqu’à plus ample information … Préparation un peu fébrile après une si longue absence !

J’ai choisi Oki qui ne se démonte de rien, alors que Mousse est plus émotive. Je sais aussi qu’Oki a acquis une certaine maturité, 2 ans déjà en juillet dernier. La prévision du temps de trajet est généreuse et tandis que nous attendons devant le pavillon, Oki observe les allers et venues des taxis, des parents, des enfants … Pas de doute, elle se souvient de tout !

Voilà une petite fille du groupe d’avant qui sort avec deux accompagnatrices pour une autre activité … Fidèle à elle-même, elle se dirige vivement vers Oki, nous ne bougeons pas, Oki se souvient aussi, les accompagnatrices la rejoignent et ce sont visage tout heureux, caresses … et mains incontrôlées qui, volontiers, tireraient la queue ou exploreraient les yeux, mais nous contrôlons !

Peu après, Oki est encore tout émoustillée quand arrive notre nouveau groupe : nos deux mêmes référentes et deux jeunes garçons. Présentations … ils ne s’expriment pas par la parole, mais ils comprennent sans doute. Nous nous dirigeons vers une nouvelle salle, libre pour quelques séances, qui se révèle très lumineuse et aérée. Je garde Oki en laisse en attendant de voir comment se déroule la séance ...

L’un des enfants est assez perturbé par les changements, il crie puissamment, se roule par terre … Au début, depuis sa position couchée, il essaie de prendre contact avec la chienne du bout du pied, on ne sait pas trop s’il envisage des coups et on protège Oki en demandant à l’enfant de s’asseoir : à défaut de s’asseoir, il s’apaise assez vite et observe Oki, alors on prend notre temps et Oki couchée elle-aussi est placide, je récompense aussi de temps à autre pour ce comportement bien adapté ! Puis l’enfant accepte de donner des récompenses, plutôt jetées que offertes dans la main, mais la proximité est grande et l’enfant s’apprivoise bien …

Le deuxième enfant reste muet et son regard est plutôt ailleurs. Je lui fais des propositions orales et il crie légèrement en dénégation, dénégations qui parfois me dit-on signifie aussi oui … Tandis que le premier enfant a commencé à s’apaiser, je m’adresse au deuxième en lui demandant d’écouter le craquement de la friandise sous les dents d’Oki ... il est attentif : Croque croque … il y a un chien et un chat chez lui, un gros chien semble-t-il, et il ne semble pas apeuré du tout, entrer en contact est difficile, mais l’animal ne déclenche aucun rejet.

Les accompagnatrices offrent un verre d’eau à chacun, le premier enfant circule aisément, le second paraît calme et je demande si on peut détacher Oki : elle est et reste calme, intéressée sans pression aux friandises. Le deuxième enfant accepte de donner des friandises, sans rechercher le contact trop rapproché, mais avec une expression de plaisir sur son visage … Je sors la fleur de lotus, j’essaie de la proposer aux enfants, puis ils observent silencieusement Oki qui retrouve seule la bonne technique pour atteindre la friandise cachée à l’intérieur. En peu de temps, les deux enfants et la chienne ont lié un bon contact.

Comme l’an dernier, on part en balade dans l’hôpital. L’itinéraire dépend un peu des travaux en cours dans les vieux bâtiments et des zones d’ombre, car c’est encore l’été, pas seulement pour le calendrier ! La laisse courte est pour le premier enfant qui l’abandonne assez souvent … j’assure bien sûr avec ma laisse double, mais Oki ne tire pas : conformément à ses habitudes, Oki est en pleine lecture des odeurs environnantes. Rencontrer au loin un conciliabule de chats, c’est s’arrêter bien sûr, mais comme tous mes huskies précédents, consciente de la laisse, elle ne cherche pas à les rejoindre. Je propose la laisse courte à l’autre enfant qui la tient un moment, puis la lâche … S’en suit ce qui paraît bien être un jeu : je lui propose la laisse, il la prend un court instant et la rejette, une dizaine de fois, et avec le sourire !

Puis nous approchons de la mare, deux oies et des canards, une dame leur jette du pain. Oki est intéressée, mais d’une part, elle se souvient des anciennes visites et d’autre part, elle sait être en laisse. Bien sûr, sans grillage et sans laisse, ce serait un autre jeu …

Nous revenons tranquillement vers la salle et ça monte ! Je propose la laisse au premier garçon qui comprend très vite l’intérêt d’être tracté : il ne lâche plus la laisse jusqu’au plat ! Ce qui soulage l’accompagnatrice …

Dans la salle, boisson pour tous, le premier garçon est fatigué et réclame un deuxième verre de nouveau en criant et en se roulant par terre. Pour faire diversion, je sors le jeu des tubes pivotants et l’enfant vient aider Oki. Puis je sors une boîte de fromage et le deuxième enfant tient la boîte offerte à Oki, avec un peu d’aide le premier enfant aussi : conclusion calme et juste récompense pour Oki.

Françoise

 Reprise des visites le mercredi 16 septembre 2020 

Mise à jour au 31/08/2020 … depuis notre dernière visite du 20/02/2020

Beaucoup de temps a passé … les congés scolaires d’hiver, le confinement, les congés de printemps, sans reprise ensuite, les congés d’été … en début d’été, deux établissements que nous visitions se sont assurés que nous étions toujours partenaires … et puis il y a une semaine un premier contact téléphonique pour une reprise en septembre devant être envisagée en réunion d’équipe de l’hôpital de jour ! Présumant d’un délai d’acceptation dans les hautes sphères médicales, j’ai hésité à m’emballer … Mais ça y est : première visite prévue mercredi 16 septembre ! 

Le confinement

Le confinement n’a pas marqué profondément mes chiennes … succédant aux congés d’hiver, l’arrêt des visites est passé inaperçu pour elles : une sorte de grande pause comme en été sans la chaleur ! Puis la chaleur de l’été est arrivée, mais le rythme était pris : on se laisse vivre sans souci quand on est un chien.

Triste nouvelle cependant début juin pour Chantal et nous toutes : Dickens s’est endormi pour toujours le 04/06/2020. Les cavaliers King Charles sont réputés fragiles au niveau cardiaque et notre papy était déjà soigné depuis bien longtemps. Né le 12/07/2008, il allait avoir 12 ans.

Autre triste nouvelle quelque temps avant pour Christine et nous toutes : la disparition soudaine de Joy victime d’un empoisonnement. La chienne, gourmande impénitente, a déterré et ingéré quelque chose de moisi devenu toxique … Née le 25/09/2009, sa carrière de retraitée d’élevage et de visiteuse s’est stoppée brutalement. Jazz, Ziyang et Erine ont depuis trouvé un nouvel équilibre ...

Nous n’oublierons pas ces fidèles compagnons toujours présents dans nos cœurs …

Le temps passant, nous vous présenterons bientôt le nouveau petit compagnon qui a rejoint Chantal depuis début août, un petit papillon nommé Ready to go, dit Didou

28 février 2020

virus chien visiteur
Dans le contexte de l’épidémie de coronavirus et par mesure de protection, nous avons décidé d’annuler toutes nos visites de ce mois et nous ré-évaluerons la situation par la suite.

Nous avons déjà reçu l’annonce d’annulation d’un établissement et nous anticipons pour les autres une mesure qui se généralisera certainement. Les personnes âgées et fragiles sont les plus menacées, mais les enfants moins touchés sont cependant des vecteurs de propagation … Nous-mêmes également !

20/02/2020, Bron, hôpital du Vinatier, service Itard,

Christine avec Erine, Françoise avec Oki

Temps printanier, je fais le tour du parc aux daims avec Oki : en laisse à enrouleur, elle explore et revient quand je l’appelle avant d’être en bout de ligne. Une chèvre et surtout un bouc, nains tous les deux, s’approchent du grillage par curiosité, je restreins la longueur pour éviter le contact, mais Oki n’est pas surexcitée … Progressivement, on se civilise ! avec mesures de sécurité quand même. Puis assise sur un banc, je « peigne ma girafe » c’est-à-dire que je tire doucement des touffes de laine équivalentes à des houppettes de maquillage, car la mue de Oki commence sur les cuisses et un peu sur le plastron, j’en fais une boule que je coince dans le grillage : les oiseaux libres apprécieront le confort pour leur nid … et Christine arrive avec Erine !

Le service fermera d’ici quelque temps, le temps de caser les patients dans d’autres services, certains sont déjà partis, d’autres vont partir … mais comme il fait vraiment très beau, on peut travailler dehors dans le petit jardin du service.

Une patiente craintive quitte le jardinet et rejoint le couloir, certains jours nous arrivons à travailler avec elle, mais aujourd’hui elle nous dit bonjour et ne revient pas voir les chiens ...

Notre première patiente, non voyante, s’installe sur une chaise et Oki s’approche, puis pose une patte, puis deux sur les genoux de la patiente pour profiter de la boîte de fromage : la patiente apprécie en poussant des miaulements très sonores ! Ce qu’elle n’aime pas, c’est le contact humide de la truffe, mais pour le reste, elle caresse Oki avec plus d’application que jamais. Puis on part en promenade avec le soignant, un tour puis deux ; la patiente tient la laisse courte d’un côté et je tiens avec l’autre laisse de l’autre côté de façon rapprochée, Oki a pris l’habitude grâce aux balades du mercredi avec les enfants.

Le deuxième patient, également non voyant, s’agite quand j’approche Oki, c’est donc Erine qui avec toute sa douceur permet un contact plus progressif. Erine sursaute aux miaulements perçants de la voisine ! Mais Christine la rassure … Plus tard, j’approche à nouveau Oki, le patient n’est plus agité, mais nous sommes déjà demandées ailleurs…

Le troisième patient cherche le plus souvent à nous guider vers la sortie en nous disant au revoir, on lui propose une promenade, ce qu’il connaît bien en équithérapie. Même comportement très correct d’Oki … Un deuxième tour un peu plus tard.

Pendant que Christine continue avec le deuxième patient et avec une soignante qui a peur des chiens mais s’enhardit à caresser Erine, je pars à l’intérieur avec le référent pour rencontrer notre quatrième patient installé à l’intérieur avec sa tablette de légos géants. Il semble un peu absent, malade ? Par moments, il semble suivre Oki du regard, souvent, il garde les yeux fermés … puis il se réveille et entoure de son bras le cou de la chienne qui ne bouge pas, je la dégage doucement en la récompensant : elle connaît bien ce patient : c’est souvent Jazz qui accepte ses contacts maladroits encouragé par Christine, mais Oki sait pouvoir compter sur mon aide, son attitude est celle de la savonnette qui vous échappe, sans affolement ni agressivité.

Dans le couloir en partant, nous serrons la main à un patient que nous connaissons bien et qui n’est pas venu nous rencontrer aujourd’hui. Les départs successifs des patients produisent une curieuse ambiance que ressentent sans doute certains patients … Quand ce service sera fermé, dans quelques mois ? un autre service du Vinatier nous attend déjà !

Mais pour nous, ce sera d’abord deux semaines de congé ...

Françoise

19/02/2020, Lyon, un hôpital de jour dépendant de St-Jean de Dieu,

Françoise avec Mousse

Grisaille sans pluie et pas très froid. J’ai choisi Mousse pour deux raisons : demain, Oki va travailler (trop difficile pour Mousse) et je veux observer les réactions du nouvel enfant avec Mousse (gabarit plus imposant qu’Oki) … mais cet enfant n’est pas là (ses réactions vis-à vis d’autres animaux en visite dans une ferme ont été aussi inadaptées). Plus tard peut-être ?

Mousse et les deux enfants se retrouvent avec plaisir ! J’ai apporté le jeu de quilles encastrées, qu’on peut aussi retourner pour obtenir les disques coulissants ..(les jeux c'est....ici.....et là)
Comme le bois est bien sec, il suffit de pousser les quilles du bout du museau et Mousse n’a pas vraiment à se fatiguer ! Mais comme les enfants interviennent souvent, Mousse leur laisse à faire les finitions … Savoir si Mousse leur laisse la priorité en toute occasion (probable) ou si elle garde un poil de méfiance concernant leurs mouvements (probable aussi) … Au final, j’observe que les jeux exercent la dextérité des enfants avec une motivation épatante, ce qui est très positif … mais encourage Mousse à pratiquer le moindre effort, est-ce dramatique ? Pas vraiment ! Les performances de chien savant amusent les adultes, mais les enfants s’en fichent bien … et l’aide des enfants peut aussi s’interpréter comme signe d’empathie et de solidarité active, positif donc ! Je me souviens que Pomme qui a débuté surtout auprès de personnes âgées et développait ainsi un fort goût des casse-tête a souvent été déstabilisée par l’aide des enfants qui lui gâchait la recherche … avant de s’en accommoder avec philosophie ! Maintenant, Pomme ne cherche parfois que si la récompense la tente vraiment avant souvent de se prendre au jeu à nouveau … Oki, encore jeune, manifeste le même goût initial que Pomme pour les jeux, alors que Mousse, comme on le voit, se demande encore pourquoi chercher si c’est difficile, surtout alors qu’elle sait pertinemment que nous, on peut l’aider !

Promenade et on pousse jusqu’à la mare aux canards … et aux oies, qui assurent réellement le spectacle ! La présence de Mousse les dérange, donc elles nous disent leur mécontentement en cacardant fortement … On s’interroge sur le sexe de ces deux oies : la blanche avec une protubérance sur le bec (la caroncule) est la plus vindicative, le mâle ? l’autre au plumage beige et sans caroncule reste plus en retrait, la femelle ? Après vérification sur internet, la couleur n’est pas un critère décisif, pas plus que la caroncule, reste surtout le comportement … Les enfants apprécient l’animation, on les dissuade d’y mettre les doigts, mais un reste de distribution généreuse, de la salade dédaignée, puis des endives appréciées sont une bonne attraction … Sur l’autre rive, un héron s’est invité. Et lorsque nous reprenons la promenade au retour le long de la mare, nous assistons à son envol : le héron, clandestin méfiant, préfère nous voir de loin, mais ne quitte pas pour autant ce lieu de séjour !

Nous rentrons. Distribution rituelle de fromage, puis au revoir … Interruption des visites pour les congés.

Françoise

13/02/2020, Rillieux, centre de jour des Verchères,

Françoise avec Mousse

Retour du froid … Christine ne peut venir, Chantal non plus … C’est Mousse qui va travailler : je ne suis pas inquiète car la plupart du temps quand un seul chien (et adulte en plus de l’éducateur) est présent, la séance est très calme, un autre point de vue pour les enfants, une nouvelle ambiance à découvrir, une expérience positive.

En fait aujourd’hui, le petit garçon le plus enthousiaste et très actif est en voyage familial, une expérience à ne pas manquer ! La petite fille est toujours très calme et le petit garçon présent est toujours plus que calme …

La petite fille est contente, car Mousse est sa préférée … qu’elle me l’a demandée la dernière fois et que je n’ai pas oublié ! En plus, j’ai apporté de grosses friandises, pas de jeux (Mousse s’en fiche). La petite demande à Mousse de s’asseoir et Mousse se couche ! Fatiguée ? Mais la friandise posée sur la patte, l’exercice est réussi … Et donc pour l’essentiel, c’est parti pour une séance de câlinothérapie et de paroles aussi, car la petite fille s’exprime bien quand sa timidité n’est pas bridée par la présence plus évidente du petit garçon absent …

Le petit garçon comme à son habitude observe sans rien dire, détournant son regard si on le regarde, tout en bougeant lentement ses mains comme un danseur très lent et tellement gracieux … On va profiter de cette séance très calme pour lui donner le temps de s’apprivoiser : le temps richesse irremplaçable. L’enfant s’approche un peu, tente des caresses non abouties, puis s’éloigne pour revenir rapidement. Est-ce plus difficile parce que Mousse est à terre ? que lui l’est rarement, quelque fois assis et de préférence sur les genoux de l’éducatrice, le plus souvent debout ? Profitant de l’espace généreux en l’absence de son camarade, des autres chiens et de leurs conductrices, je me déplace vers la banquette (les banquettes sont plus basses que les chaises où je préfère souvent m’installer parce que se relever est plus difficile pour moi …). Je fais monter Mousse qui apprécie sans se faire prier et je m’assois à côté : Mousse est ainsi à l’emplacement plus fréquemment occupé par Erine, j’ai hésité avec la place traditionnelle de Chantal et Dickens, mais je suis ainsi bien placée pour la petite fille en même temps … Pendant toute la séance, l’enfant reste en observation de Mousse, j’essaie d’éveiller son attention par la parole, mais il préfère observer. Nous continuons d’échanger avec l’éducatrice et la petite fille … Est-ce que rien ne se passe pour le petit garçon ? Je pense qu’il profite du moment, même si peu de choses sont à en dire. Je mime la fleur qui s’ouvre, la cloche qui sonne, quelques gestes de langue des signes … l’attention du petit garçon est brève, mais il reste en observation : il faut la patience du chasseur photographique qui n’obtient pas « le » cliché … et c’est normal, sinon pourquoi parlerait-on de patience ?

L’éducatrice et la petite fille rapportent ensemble le nécessaire à la petite collation de fin de matinée … Nous nous approchons de la table, Mousse tente des approches du petit garçon, douces mais encore trop vives pour lui, je la rappelle pour ne rien lui imposer … Puis Mousse est juste derrière la chaise du petit garçon pendant le goûter sans que ça le gêne vraiment. La petite fille offre à Mousse son pot de yaourt à lécher … Fin de séance tout en douceur.

Françoise

12/02/2020, Lyon, un hôpital de jour dépendant de St-Jean de Dieu,

Françoise avec Oki

Douceur printanière ! Un nouvel enfant doit rejoindre le groupe, je profite de notre avance pour laisser Oki se détendre au mieux avec la longue laisse à enrouleur … elle ne va pas au bout et s’adonne à son activité principale en sortie : renifler toutes les odeurs. Quand elle est presque en limite, je la rappelle sans jamais la tirer et elle revient sans souci … La lâcher complètement serait trop excitant pour elle, odeurs de chats, d’écureuils … mais avec l’enrouleur, elle est consciente de la restriction sans être vraiment entravée. Puis nous attendons calmement au soleil, car il me semble que la première rencontre est plus facile en extérieur ...

Quand les enfants viennent à notre rencontre avec les deux éducatrices, mes petits habitués se tiennent gentiment par la main et le nouveau petit garçon est retenu par une éducatrice, car il semble vouloir se précipiter vers nous … et plus près de nous, il semble avoir une nette préférence pour le contact sportif à coups de pied ! Évidemment, on ne le laisse pas faire … Les deux enfants font calmement des caresses à Oki, plus calmement que d’ordinaire même.

Nous entrons dans la salle. J’ai équipé Oki de la laisse courte, mais contrairement à notre habitude, je conserve la laisse longue … les deux « anciens » sortent les jeux, tubes pivotants et boîte aux quatre couvercles, tandis que le « nouveau » observe en cherchant à fausser compagnie à l’éducatrice, ses jambes se balancent avec entrain depuis sa chaise et s’il le peut en direction d’Oki. L’éducatrice s’est assise par terre et contient l’enfant en essayant de l’approcher sans risques de la chienne puis en s’éloignant quand l’excitation devient trop forte. Il apparaît que l’enfant comprend bien tout ce qu’on dit et s’exprime mieux que ses deux camarades … mais qu’il n’est pas évident de le gérer ! On procède par petites touches, en répétant que les coups de pieds sont interdits, que les caresses se font doucement … l’enfant jette le couvercle du jeu vers Oki qui déjà a adopté une attitude perplexe : vigilante de sa préservation avec un peu d’interrogation devant ce comportement inattendu. Les deux autres enfants sont particulièrement calmes et doux aujourd’hui et je la récompense … Surtout on lui évite les contacts avec les tennis de l’enfant ! Quand on propose un verre à l’enfant, il projette l’eau vers Oki, surprise aussi ! On essuie … Par une contention douce mais ferme, on parvient à ce que l’enfant puisse caresser le poil du dos d’Oki, mais on reste vigilant car les doigts agrippent assez vite (la mue a commencé, donc pas de vrai risque du côté d’Oki, mais quelques poils risquent de rester dans la main …). Chaque essai de rapprochement est réussi à condition d’être bref et suivi d’un retrait pour laisser l’excitation retomber.

Nous décidons de partir en promenade, les deux « anciens » là encore sont particulièrement calmes, surtout la petite fille qui déborde parfois. Les éducatrices ne connaissent pas encore le « nouveau » qui est ainsi associé aux activités existantes en attendant de décider ce qui lui conviendra le mieux. Je ne perçois pas d’agressivité dans ses mouvements, mais il est clair que donner ou recevoir des coups de pied n’est pas un mode de communication à encourager ! Il donne la main à une éducatrice et tout se passe dans le calme … On essaie des rapprochements de temps en temps suivis de retraits pour retour au calme. Et on arrive ainsi devant la mare aux canards et aux deux oies. Oki est très attentive, les oies cacardent avec force en direction de la chienne ! Et l’enfant observe avec attention. On repart tranquillement vers la salle : les deux « anciens » se relaient pour conduire Oki (que je tiens bien sûr en double laisse), on récompense Oki aussi … Je propose une friandise au « nouveau », il la jette un peu loin, mais Oki la récupère … c’est mieux que les feuilles qu’il tendait à Oki.

Revenus dans la salle, c’est le moment attendu de la distribution de fromage avec les deux enfants toujours calmes comme des images, on fait aussi un essai avec le « nouveau » : toute activité est envisageable à condition d’être très brève, et suivi d’un repli de retour au calme … cet enfant comprend bien ce qu’on lui dit, et d’une certaine manière au cours de la séance, on a appris à gérer avec un progrès … il y a encore du chemin à faire bien sûr !

Après les au revoir où la petite fille a fait un gros câlin à Oki comme la semaine précédente, je reviens à la voiture avec Oki qui semble pressée de monter, mais je lui remets la laisse à enrouleur et lui propose un moment de détente au calme … elle renifle à nouveau, puis entend les enfants de la crèche (enfants des personnels de l’hôpital) en récréation dans leur jardin clos et elle se dirige délibérément vers eux toute frétillante. Je l’accompagne, les enfants l’ont vue et des petits cris d’excitation et de joie fusent ... Comme les commentaires des puéricultrices sont positifs, je laisse le contact se faire à travers le grillage : Oki est aussi heureuse que les petits ! Les adultes recommandent aux enfants de ne pas crier pour ne pas faire mal aux oreilles de la chienne, j’explique qu’elle vient de travailler avec des enfants à l’hôpital de jour et que là c’est un plaisir pour elle qui lui rappelle aussi mes petites-filles. Une puéricultrice me raconte que la crèche venait il y a des années en visite au service gériatrique avec des chiens visiteurs : c’était nous ! Pas Oki, trop jeune, mais mes premières chiennes goldens Mala et Bakou avec Pomme toute jeune (et mes amies avec leurs chiens aussi) … un très bon souvenir ! Puis nous revenons doucement à la voiture : Oki a bien travaillé et a trouvé un joli moment de complicité avec les tout-petits !

Françoise

10/02/2020, Lyon-sud, pavillon Michel Perret, SSR,

Chantal avec Dickens, Françoise avec Pomme

Il fait très beau, Christine n’a pu venir. Dickens et Pomme vont assurer tranquillou …

Pendant que je quitte le manteau, le pull, que je sors les nombreux jeux que j’ai apportés, Pomme part directement vers le cercle des résidents et passe de l’un à l’autre pour des caresses et même bisous sur demande ! Puis quand je montre le jeu des quatre boîtes, elle ouvre avec son habituelle facilité deux des couvercles, renifle mes récompenses ... les dédaigne superbement et part s’intéresser à ce que propose Chantal ! J’essaie un autre jeu, la tour à étages, puis les tubes pivotants, puis lui propose des récompenses plus appétentes … pas plus de succès ! Les résidents s’amusent beaucoup du fiasco … Je certifie que ce que je lui propose est très bien et Dickens est tout à fait d’accord avec moi ! Il s’essaie aux jeux et si la méthode n’est pas très orthodoxe, son efficacité se confirme de plus en plus …

J’essaie la boîte de fromage et là, ça plaît toujours heureusement, je fais même le tour des résidents : chacun tient tour à tour la boîte avec plaisir … Puis je glisse quelques friandises dans la main de résidents et Pomme les déguste : faire plaisir avant tout ! On fait quelques exercices couché - pas toucher la friandise sur la patte – mange, seule et avec Dickens et là avec le rituel, les friandises ont repris leur attractivité … Du coup, je représente les jeux et sans l’enthousiasme de ses jeunes années passées, mais de façon très efficace tout de même, Pomme démontre qu’elle sait bien comment fonctionnent les jeux … un jeu, deux jeux, trois ? et puis, non finalement, les friandises ne sont pas assez attirantes et Chantal a épuisé les siennes, alors Pomme laisse tomber les jeux …

Quand Dickens perd patience devant un jeu, il aboie, sans doute pour que Chantal l’aide … Pomme le regarde, elle vide même les tubes pivotants au bénéfice de son petit compagnon ! Je demande à Pomme de chanter et comme ça lui plaît autant qu’aux résidents, elle accepte mes petites récompenses dans la foulée. Pomme n’a jamais été gourmande, mais en vieillissant, elle apprécie la qualité mais aussi la variété, parfois de façon capricieuse, parfois juste pour faire plaisir !

Comme il fait très chaud, la porte extérieure est ouverte et bloquée par une chaise : pas vraiment un obstacle pour un chien, surtout un husky, mais de même que Pomme ne cherche plus à explorer le hall contigu, elle ne cherche pas à sortir non plus … Pomme est bien là pour rencontrer les résidents et là est son vrai plaisir aussi !

Françoise

05/02/2020, Lyon, un hôpital de jour dépendant de St-Jean de Dieu,

Françoise avec Mousse

Temps frais avec un superbe soleil ! Comme chaque fois que nous arrivons ici, Mousse trépigne de joie et se calme heureusement avec les enfants ! Une des encadrantes est en formation et est remplacée par la cadre de santé … et toujours les deux enfants. Le troisième doit arriver la semaine prochaine.

Après les présentations, première activité jeux : le petit garçon réussit à remplir les cases avec de l’aide et Mousse attend. Elle commence ensuite à faire coulisser les couvercles de la première rangée en restant couchée … puis si on lui retourne le jeu, elle vide l’autre rangée. Pas de fatigue excessive ! La petite fille est plus autonome, mais est moins attentive quand Mousse se met à chercher … Puis on passe au tapis de fouille, Mousse aime bien … On aide le petit garçon à cacher correctement les friandises et je distrais Mousse pour qu’elle ne voit pas où elles sont dissimulées, mais là, sans faute pour Mousse !

J’ai trouvé deux nouveaux gants de nettoyage pour chien, un rose avec motif de coussinets et un bleu et gris avec picots : les enfants sont ravis et s’en servent pour distribuer des friandises. Quand on leur propose de caresser comme ils l’ont essuyée la semaine dernière après la promenade sous la pluie, ils caressent surtout la tête …

Il est temps de profiter du soleil et cette fois encore, c’est la petite fille qui conduit Mousse la première : le petit garçon est contrarié, mais il fait face de mieux en mieux à la frustration et puis on change de conducteur en cours de promenade à plusieurs reprises. Le petit garçon parle beaucoup à Mousse (à sa façon) et lui caresse souvent la tête (ça perturbe un peu Mousse qui est très vigilante sur son environnement, je lui parle pour la rassurer) … La petite fille est contente de tenir Mousse en laisse, mais elle fait aussi beaucoup d’autres choses en même temps, comme se déplacer en marche arrière ! Pourtant, aujourd’hui, elle paraît bien plus attentive à sa promenade avec Mousse. Notre trajet grâce au temps magnifique nous conduit jusqu’à la mare aux canards (clôturée) … outre les canards, deux oies qu’une personne nourrit de graines. Je fais en sorte que nous nous arrêtions à une certaine distance, très bonne visibilité mais aucun risque que les enfants présentent leurs doigts … Quand nous reprenons la promenade et passons à proximité du couple d’oies, l’une (ou l’un ? ) nous signifie clairement sa désapprobation ! Mousse est intéressée, apparemment pas stressée … elle qui réagit aux bruits soudains ne paraît pas affolée des récriminations en langue d’oie !

De retour à la salle, distribution de fromage, attendue avec un égal bonheur par les enfants et la chienne … occasion à nouveau de se répartir le temps sans difficultés.

Au moment des au revoir, la petite fille est très câline avec Mousse.

Françoise

03/02/2020, Lyon-Ménival, centre de jour Prévert,

Chantal avec Dickens, Françoise avec Oki

Retour à Prévert et c’est bien le bon endroit ! Parking bourré, Chantal et moi sommes contraintes de nous garer sur l’herbe comme beaucoup … Christine est malade. Nous sommes accueillies par les trois éducateurs et les trois enfants.

J’ai apporté le jeu de deux boîtes et l’enfant le plus actif le remplit (apprendre à compter jusqu’à « un », « un seul ») pour Oki qui fait une belle démonstration ! Puis c’est au tour de Dickens qui s’en sort de mieux en mieux, surtout avec l’aide bienveillante de l’enfant. L’autre enfant actif paraît aujourd’hui en pression et autoritaire … Ces deux enfants sont nettement actifs, l’un débordant d’imagination et l’autre plus centré sur la promenade du chien …

L’enfant le plus craintif est aujourd’hui surtout assez fatigué, retour de week-end ? Il aura un temps personnel avec Dickens surtout : il quitte les bras de l’éducatrice et le canapé pour rejoindre Chantal sur une chaise et observe : Chantal dépose de petites friandises sur la chaussure de l’enfant et Dickens déguste … J’approche un moment Oki qui lèche le fromage, je peux être très proche et l’enfant se met à observer la chienne, mais il ne souhaite pas la caresser … et il rejoint le canapé et les bras de l’éducatrice.

Promenade à l’intérieur : l’enfant tire fortement la laisse, il court en rond biaisant le parcours sur les chaises ou l’éducateur. Rapidement, Dickens passe le relais à Oki. Je propose une distribution de fromage (quand le fromage a un peu séché dans le frigo, le léchage dure plus longtemps et j’ai deux boîtes aujourd’hui) : ça permet à l’enfant de se poser dans l’observation et offre un répit positif à l’enfant et à la chienne. J’ai appris à l’enfant le maniement du mousqueton et cette activité qui demande attention et patience lui procure aussi un temps calme. Il exerce sa dextérité avec un objectif précis : quand je laisse Oki libre, utile quand les enfants sont agités, je l’équipe d’une laisse courte, mais l’enfant préfère la laisse longue … Il ressent encore une certaine ambiguïté : envie de tirer, de maîtriser et crainte aussi quand la chienne le regarde !

L’autre enfant a promené Dickens, puis se rangeant à nos observations sur la fatigue de celui-ci, il tire un gros coussin au centre de la pièce et y fait coucher Dickens, puis une couverture … Il souhaite aussi qu’Oki vienne se coucher sur le coussin et il la recouvre de la couverture également : tant qu’Oki déguste le fromage, c’est ok ! Mais les demandes actives de son camarade ne sont pas compatibles, alors on négocie un peu d’attente alternativement de l’un et l’autre. Quand j’essaie une approche de l’enfant plus passif, je félicite énormément le calme de mon promeneur-typhon qui s’est appuyé sur moi afin que je ne l’oublie pas. Très souvent, je tiens la laisse entre la chienne et l’enfant, ainsi la tension ne s’exerce pas sur elle … et je récompense Oki bien sûr. Bientôt, le coussin est écarté et la couverture bien étalée, ça convient bien à Dickens, mais Oki préfère nettement se coucher sur un sol fixe. Elle se couche près de moi, ou explore la pièce et nous indique clairement qu’elle cherche la gamelle d’eau. Il y en a une dehors à l’entrée, mais dedans il fait chaud et elle s’est déjà beaucoup « promenée » … On leur offre une gamelle et Dickens et elle se désaltèrent, les enfants regardent, l’un voulant reprendre la promenade et je retiens la laisse, l’autre voulant que la chienne continue de boire … pas plus évident !

Il est temps de sortir et heureusement le temps s’y prête bien … Dickens est libre et au repos, je décide rapidement de libérer Oki avec la laisse courte : les enfants peuvent la tenir, mais ils la lâchent fréquemment car elle court plus vite qu’eux … L’enfant craintif court aussi avec un grand sourire.

Oki se défoule, dépose un petit pipi, puis plus loin une offrande plus conséquente. Tout à l’heure, les enfants ont demandé la démonstration avec le caca de farces et attrapes au succès garanti, mais maintenant dehors, ils oublient de profiter de l’occasion, je ramasse bien sûr.

J’ai pris la balle et la propose aux enfants. Les huskies ne sont pas des retrievers, mais une balle qui court et rebondit façon ping-pong, baby-foot ou flipper, ça c’est chouette ! Et comme la balle tenue en gueule n’a pas un prix exorbitant pour eux, ils la rendent facilement … Dickens serait plutôt du genre « je l’ai et je la garde » sans agressivité mais mâchoire inviolable. Oki me rapporte la balle et je la récompense et confie aux enfants le soin de relancer le jeu. Déjà à l’intérieur avec la balle lotus, ça fonctionnait bien. Dehors, ça fonctionne de mieux en mieux, car Oki a compris qu’en posant la balle devant Chantal ou un éducateur, on a peut-être une récompense mais surtout la balle est relancée par les enfants ! Subitement, l’enfant remonté sous pression tape fortement sur le dos d’Oki puis relance la balle qui la frappe de nouveau fortement : Oki est surprise, elle n’a pas compris, on lui offre une friandise, mais elle regarde la balle avec circonspection « j’irais bien, mais » … On reprendra une autre fois. Il est temps de dire au revoir ...

Françoise

30/01/2020, Rillieux, centre de jour des Verchères,

Chantal avec Dickens, Françoise avec Oki

Je me gare sur le grand parking proche du centre Prévert à Lyon-Ménival, un groupe de jeunes en pause remarquent Oki qui descend du coffre et l’un d’entre eux s’approche : il est grand amateur de huskies et ami de l’éleveuse d’Oki ! On parle un peu, les jeunes retournent au boulot et je promène Oki … D’habitude, Chantal et moi sommes souvent en avance et là, personne ! Je lui téléphone et … zut ! Je me suis trompée ! Chantal m’attend à Rillieux, elle va commencer et … une petite demi-heure après (merci TEO et merci le GPS), je me présente enfin aux Verchères, juste à point pour prendre le relais de Dickens qui peut ainsi se reposer !

Il m’est déjà arrivé, occasionnellement, de venir seule avec un seul chien au lieu de nous trois avec trois ou quatre chiens, les trois enfants vivent alors une autre expérience, très calme, où chacun prend son tour et observe … Chantal me dit que la petite fille a aujourd’hui découvert Dickens. Cette petite fille me réclame Mousse avec qui elle se sent très à l’aise, j’explique que je fais un roulement en fonction des visites de la semaine. Chantal a vécu une autre atmosphère dans ce one-dog-show et ce n’est pas désagréable du tout … si Dickens peut trouver une relève.

Voilà donc Oki qui, malgré le petit tour à Lyon hors de la voiture, n’a pas bien compris la manœuvre … tonique et enchantée de trouver enfin les enfants. Elle pose ses pattes avant sur la table et se régale de quelques friandises posées à sa portée, ce n’était pas tout à fait voulu, mais ça plaît aux enfants ! Puis le petit garçon fait tourner Oki grâce à sa main garnie qui la guide … une initiative qui nous prouve que les acquis sont bien là. Le troisième petit garçon est moins présent face à l’activité de ses deux camarades, mais Chantal m’assure qu’il a eu sa part d’activité avant notre arrivée …

Puis l’éducatrice et le petit garçon nous annoncent une surprise, nous devons fermer les yeux … Du matériel a été emprunté à la psychomotricienne et voilà une haie et un « pneu » réglables en hauteur : le terme « pneu » en agility désigne un cercle fixé au travers duquel le chien doit passer, ici un cerceau. Je préviens que j’ignore ce que fera Oki, car Pomme en général refuse de sauter sur un sol qu’elle pense glissant comme du carrelage ou du lino trop lisse, car elle prend soin de ses appuis à la réception du saut, Oki aura peut-être la même réticence, mais que dehors, ça devrait aller … On essaie d’abord à l’intérieur … en baissant au maximum la haie et le cerceau, Dickens montre l’exemple, puis mérite le repos du spectateur ! On remonte les éléments et on essaie avec Oki.

La difficulté est de guider Oki, je conseille aux enfants de prendre des friandises dans les deux mains et de se placer à hauteur de sa tête et au centre du cerceau … je fais quelques essais et Oki passe sans problème dans le cerceau … en marchant. Puis elle saute par dessus la haie, un saut léger presque sur place. Saut réussi plusieurs fois … Les enfants ont beaucoup plus de mal à guider Oki soit parce qu’ils placent leur main trop haut ou trop sur le côté soit qu’ils enchaînent les demandes alors que la chienne ne s’est pas encore extraite de l’obstacle (soit aussi bien sûr parce qu’Oki n’est pas une pro d’agility) … Alors Oki ruse, en passant sur le côté, en faisant marche arrière, en faisant tomber l’obstacle très léger … Je montre aux enfants qu’Oki peut aussi passer dessous la haie !

Nous sortons et on essaie les obstacles dehors, mais Oki trouve que les sollicitations extérieures sont bien plus intéressantes. On range les obstacles … Il est clair que l’idée est excellente et devrait plaire à Jazz !

La petite fille promène Dickens, le petit garçon s’amuse avec Oki, d’abord en laisse, puis en courant et quand il découvre une balle en mousse, la complicité est encore meilleure : les huskies ne jouent pas vraiment à rapporter une balle, mais courir après la balle qui bondit, ça les motive ! Et à condition d’offrir de temps à autre une récompense, les huskies lâchent facilement la balle, avec parfois une petite fantaisie en relançant eux-mêmes la balle …

Nous rentrons pour une petite collation apéritive … Les chiens ont droit de lécher le fond des yaourts, Dickens se repose, Oki n’est pas trop fatiguée, mais elle s’est bien amusée !

Françoise

29/01/2020, Lyon, un hôpital de jour dépendant de St-Jean de Dieu,

Françoise avec Mousse

Temps incertain, pas de grosse pluie, mais une bruine intermittente … J’essaie d’attendre les enfants dehors avec Mousse qui est un peu effervescente, mais vouloir la garder calme la conduit à s’asseoir et même se coucher sur le sol pas très propre ! Je rentre donc à l’intérieur et entreprends de lui essuyer l’arrière-train.

Les enfants aujourd’hui sont assez calmes. On commence par le jeu des trappes coulissantes. La petite fille le remplit avec méthode, Mousse commence à s’y intéresser couchée … il lui faut quand même se lever, quel travail ! Le petit garçon à son tour accorde plus d’attention que d’habitude au remplissage, même si ce n’est pas facile pour lui et Mousse « travaille » en dilettante encore. On passe au jeu des boîtes aux deux couvercles et Mousse bénéficie de l’aide secourable du petit garçon : Mousse semble dire que sa spécialité à elle est la caresse, de son ventre en particulier, le reste ne vaut pas vraiment la peine.

On tente le coup d’une balade, on part sans pluie, mais bientôt la bruine nous accompagne. Tout le monde rabat la capuche, sauf Mousse que la pluie ne gêne pas. La petite fille conduit Mousse en premier, le petit garçon semble contrarié bien que silencieux, d’ordinaire on commence toujours par lui … mais son tour vient vite. Dans ces balades, le petit garçon apprécie vraiment, il raconte on ne sait quoi à Mousse, il la regarde, la touche fréquemment alors que la petite fille est moins concentrée, elle a envie de plein d’autres choses extérieures et lâche souvent la laisse, ou bien elle tire sur la laisse, ou la queue, auquel cas on change immédiatement de conducteur … elle a besoin d’être reconnue et de s’affirmer.

Quand on rentre, je propose aux enfants d’essuyer Mousse avec les gants en microfibre, version brossage en situation adaptée … et enfin, c’est la distribution de fromage tant attendue des enfants. C’est l’occasion de proposer aux enfants de laisser régulièrement la boîte au camarade, puis de lui redemander gentiment … Exercice assez réussi, même si les mots ne sont pas toujours prononcés. Les enfants travaillent bien ensemble et c’est très positif.

Françoise

28/01/2020, Saint-Cyr, FAM des Cabornes,

Chantal avec Dickens, Françoise avec Pomme

Pluie intermittente … Christine est malade, Dickens et Pomme vont assurer avec deux nouvelles référentes ...

Pomme commence discrètement sa mue, même si le printemps paraît encore loin. Rien de catastrophique, mais la toison gonfle, le duvet affleure à peine en nuance gris pâle et il arrive qu’une grosse touffe s’échappe après un grattage vigoureux … J’ai bien sûr brossé Pomme avec attention au point que lorsque je veux faire une démonstration auprès des résidents, je retire à peine quelques brins ! Mais ça ne fait que commencer …

Nous débutons la visite par les appartements du bas, du coup certains résidents de l’étage nous rejoignent ... Dickens retrouve ainsi rapidement sa conductrice attitrée, tandis que Pomme réussit à motiver une résidente qui nous semble avoir perdu de sa vivacité : la voir prendre la laisse courte de Pomme et nous accompagner est une belle réussite. Quand la conductrice régulière de Pomme nous rejoint, je lui propose de tenir un brin de ma double laisse et ainsi nous parcourons les appartements à trois pour tenir Pomme (non qu’elle tire beaucoup, mais la démarche de l’une des résidentes est hésitante), notre équipage est opérationnel …

Puis nous prenons l’ascenseur pour aller à l’étage : entrer dans l’ascenseur à trois laisses sur un seul chien, en plus de Dickens et Chantal et la référente, ça ne pose pas de problème … sortir en démêlant les laisses demande plus d’attention !

Aujourd’hui, Pomme boude mes friandises et quémande auprès de Chantal, avec quelques succès ! J’ai encore du fromage et quelques bribes de bœuf séché heureusement … car les résidents aiment donner aux chiens. Paradoxe, si la friandise est proposée par un ou une résidente, Pomme la prend : faire plaisir est un devoir, n’est-ce pas ? De même, si je lui demande : coucher, pas bouger, les friandises posées sur ses pattes, elle les mange ! Ou si je cache la friandise sous un chiffon … le jeu d’abord ! Ma boîte de fromage étant entamée, j’ai apporté une boîte de secours que je propose à Chantal … sauf qu’elle est vide, propre mais pas rechargée ! Ce n’est pas le bon jour, Pomme, pour faire la difficile !

Dickens est toujours aussi apprécié … et on nous demande des nouvelles des autres chiens. Nous faisons partie de l’univers des résidents et c’est un plaisir de pouvoir leur faire plaisir !

Françoise

23/01/2020, Bron, hôpital du Vinatier, service Itard,

Christine avec Jazz, Françoise avec Oki

Temps toujours frais et ensoleillé. Je m’apprête à notre tour rituel du parc aux daims pour une détente avant la visite : un chien au loin d’un côté et un autre chien de l’autre côté, mais les maîtres de ce dernier font demi-tour et donc tout le monde tournera dans le même sens … Oki suit avec intérêt les traces de son prédécesseur, puis voilà un jeune daim aux bois de longueurs très inégales qui s’approche par curiosité et décide même de nous suivre sur tout un côté du parc : excitant pour Oki ! j’aimerai que ce jeune cerf prenne le large, mais tant pis, apprentissage de plus pour Oki. Sur le deuxième côté du parc, puis même encore sur le troisième, c’est le jeune coq blanc qui comme souvent a fait le mur … le petit coq trotte devant nous. Oki est de nouveau très très intéressée ! Dernier côté et retour au point de départ, nous sommes encore en avance … le chien le plus loin nous rejoint, Oki toujours intéressée … heureusement, ce chien détaché ne doit plus être aussi jeune et va sa vie non loin de ses maîtres qui ont changé de côté de la route ! Christine arrive avec Jazz qui a bien envie de jouer avec Oki … Heureusement quand on arrive dans le service, les deux chiens se calment aussitôt : au boulot ! Nous verrons cinq patients aujourd’hui …

Le premier est installé dans un fauteuil avec ses gros légos qu’on lui retire pour l’activité. Jazz monté sur un fauteuil plastique est au contact moyennant des récompenses, Oki est intéressée aussi et le patient la regarde, puis entoure son cou dans un câlin puissant, je dégage délicatement Oki qui n’a pas l’air inquiète … Quand on passe au patient suivant, celui-ci retrouve ses légos et reste avec nous (le fauteuil est fixé au sol et le patient lui-même est retenu à son siège) … parfois il quitte ses légos des yeux et regarde les chiens. Finalement, il profite encore de notre présence ...

La patiente suivante est craintive avec d’énormes progrès depuis qu’on la connaît, donc on demande ce qu’on peut faire et on ne force pas le contact … maintenant, Oki peut être vraiment très proche du moment que sa tête n’est pas tournée vers la patiente ! Elle caresse son dos, mais pour les oreilles toutes douces, c’est encore trop tôt ! La prochaine fois ?

Le patient suivant est non-voyant, il reste apparemment passif mais détendu … quand en guidant Oki, le poil de la chienne vient au contact de sa joue, le sourire apparaît et quand Oki descend, le patient ouvre les yeux … et un nouveau sourire quand Oki remonte sur le gros fauteuil plastique et s’appuie de nouveau des pattes avant sur les jambes du patient.

La patiente suivante est également non-voyante, elle apprécie bien les chiens, mais pas le contact humide de la truffe ou de la langue, elle miaule parfois quand on demande à Oki de chanter … La chienne ne sait pas encore vocaliser très fort, mais c’est très suffisant et pas du tout perturbant pour les patients. Le soignant propose un tour dehors, on s’équipe des manteaux car il fait vraiment froid … dans le couloir qui nous mène à l’accès du jardinet, Oki est prise d’un raclement de gorge et … vomit ! Zut ! Je sors un sac plastique de ma poche, ramasse ce qui me semble une trop grande quantité de récompenses prises à l’instant. Le chariot de nettoyage est juste à côté heureusement. Nous effectuons un tour de jardin, bien pour remettre Oki d’aplomb ! Et voilà en plus la caille qui a élu domicile ici, elle se met au couvert sous les arbres, Oki est de nouveau en pleine forme, je la tiens et elle ne tire pas car elle sait aussi que la patiente la tient aussi, mais se oreilles montrent bien son intérêt … la caille s’envole, c’est mieux ! et nous revenons au chaud.

Un dernier patient, celui qui régulièrement nous dit au revoir afin que nous débarrassions le plancher (il est moins autoritaire que les premiers temps !) … nous avons fini notre visite.

Rétrospectivement, je me souviens qu’Oki m’a montré le couloir comme une proposition pour partir ou sortir et qu’elle a un temps refusé mes récompenses que j’ai remplacées par la boîte de fromage … Sans doute déjà un peu barbouillée. Je vais la mettre à la diète ce soir et on surveillera demain.

Un autre service de l’hôpital nous demande … nous apprenons que le service Itard doit fermer. Le soignant nous confirme l’information. Cet autre service pourra sans doute prendre le relais, mais nous n’avons aucune idée de quand ... Nous ressentons surtout de l’inquiétude pour ces patients, pas « rentables » pour les finances de l’hôpital, mais que deviendront-ils ?

Françoise

22/01/2020, Lyon, un hôpital de jour dépendant de St-Jean de Dieu,

Françoise avec Mousse

Temps assez frais, mais ensoleillé … Mousse est toute heureuse de redécouvrir les lieux d’abord, les enfants ensuite !

J’ai apporté le jeu des couvercles glissants et pour la première fois, Mousse semble comprendre le système et s’y mettre avec sérieux : avec sa patte, elle amène vers elle les trappes avec calme et, enfin, méthode … on lui retourne le plateau pour faciliter le mouvement pour la deuxième série. La petite fille l’aide aussi.

Le petit garçon pose des croquettes sur sa chaussure … Puis on part en promenade, le petit garçon conduit Mousse, puis c’est au tour de la petite et on change ainsi plusieurs fois sans difficulté pour les enfants, Mousse est assez calme.

De retour dans la salle, zut ! Exceptionnellement, j’ai oublié ma petite boîte de fromage et la petite fille n’oublie pas de me le réclamer, je lui montre la boîte vide, parce qu’en plus, j’ai oublié de sortir la boîte de la dernière visite (re-zut !). La petite insiste un peu mais assimile calmement : la boîte vide est un bon argument.

Une visite assez calme où j’ai pu noter les progrès de Mousse : deux ans âge de raison ?

Je dois passer ensuite en visite familiale, je laisse donc Mousse se détendre avec une grande laisse : la dernière fois que je l’avais lâchée ici, trop d’odeurs attirantes, chats et écureuils entre autres, elle avait été plutôt exubérante et je préfère la garder détendue mais calme. Et j’espère un petit pipi puisqu’on sera ensuite en appartement … Mousse préfère « son » herbe, donc rien dans le parc de l’hôpital, ni à destination dans le parking avec allées en herbe pourtant. Ascenseur, pas de problème, Mousse a appris dans les établissements que nous visitons. Calme dans l’appartement qu’elle ne connaît pas, mais où elle retrouve les enfants eux bien connus … et puis nous ressortons, activités du mercredi, enfants à emmener, ramener … c’est donc une sortie en ville : Mousse n’apprécie guère la circulation et est vite effrayée, ce n’est pas du tout une citadine, mais aujourd’hui, dans de petites rues, escortée par un enfant à l’aller, puis un autre au retour, ça se passe nickel ! Je pense encore : âge de raison à deux ans ?

Puis retour à l’appartement … pendant nos activités humaines, Mousse se repose et quand un supplément de famille arrive, elle est heureuse, sans excitation ! Parfait … Les enfants offrent aussi quelques friandises, sur les pattes, pas bouger, mange, du classique … Avant de prendre ensemble notre repas, Mousse a droit au reste des friandises en guise de repas pour elle et je propose de faire un nouvel essai hygiénique : un adulte propose de descendre avec Mousse à ma place, équipé de sacs plastique au cas où, Mousse en laisse, elle hésite à partir sans moi, mais je l’encourage de façon très enjouée et elle fait confiance ! Au retour pas de pipi, mais la promenade s’est bien passée (j’ai confiance en Mousse sinon je serai descendue aussi). Une expérience utile ...

Pendant le repas, je fais coucher Mousse sous la table à nos pieds. Nickel encore … Quand nous sommes sur le retour au parking (toujours avec herbe), Mousse ne dépose rien et c’est seulement arrivée dans « son »jardin que, sans se précipiter vraiment, Mousse se soulage enfin ! J’espère que cette retenue excessive ne deviendra pas chronique et que les conséquences pour sa santé seront évitées ...

Françoise

16/01/2020, Rillieux, centre de jour des Verchères,

Chantal avec Dickens, Christine avec Jazz, Françoise avec Oki

Grand soleil et douceur de l’air … Une seule éducatrice aujourd’hui avec les trois enfants, un très actif qui nous accueille dès que nous franchissons la porte du centre et ensuite très copain avec Jazz comme toujours, une plus discrète qui est maintenant très à l’aise avec Oki et s’y consacre exclusivement et un autre plus lunaire mais très observateur tout en regardant ailleurs qui trouve à peu près son bonheur avec Dickens …

Jazz et Oki auraient bien envie de jouer ensemble … il faut donc veiller à ce que chacun reste attentif à son cadre malgré les dimensions de la pièce pas si grande que ça.

Quand nous sortons dans le jardinet, les mêmes équipes fonctionnent, le jeune garçon prend un malin plaisir à rapprocher Jazz d’Oki … Puis nous pensons utile de permuter : maintenant que la petite est à l’aise avec Oki, elle accepte de promener Jazz et en insistant un peu, son compagnon accepte de travailler avec Oki … Oki lui semblait plus imprévisible, moins malléable en tout cas, car toute jeune … mais installé sur le banc, il lui donne des friandises en ordonnant à Oki de donner la patte et d’avoir réussi à lui enseigner ce qu’il voulait, il est maintenant vraiment réconcilié avec elle !

Pendant la petite collation, il propose à Oki le fourrage de sa papillote débarrassée de son chocolat (qu’il aime), puis du yaourt à sucer sur le couvercle, puis avec son doigt trempé dans le pot, il n’oublie aucun des chiens …

L’enfant plus lunaire est très observateur, il regarde de côté, s’approche, pose sa main furtivement sur le dos de Dickens ou de Jazz, pas avec Oki car la tête est devant ! Mais il est aussi attiré par les humains et vient caresser mon pull … Il nous semble très présent même dans le jardinet. Quand nous partons, il vient accompagner Chantal en lui prenant la main …

Françoise

15/01/2020, Lyon, un hôpital de jour dépendant de St-Jean de Dieu,

Visite annulée, arrêt de travail sur l’hôpital

13/01/2020, Lyon-sud, pavillon Michel Perret, SSR,

Chantal avec Dickens, Christine avec Jazz et Erine, Françoise avec Pomme

Nous sommes un peu en avance et nous nous installons tranquillement. Jazz est resté en voiture, c’est Erine qui va commencer. J’ai apporté pour Pomme de nombreux jeux : plateaux tournants, tubes pivotants, boîte aux quatre couvercles, tour à étages et jeu à trappes actionnées par une manette (dans la poussette de marché, car ça devient lourd) … Pomme aime vraiment chercher, donc le festival est autant pour les résidents que pour son plaisir à elle !

Pendant que j’installe la gamelle d’eau, Pomme va au devant des résidentes déjà installées … Dans sa jeunesse, elle explorait beaucoup plus et partait vers le hall ce qui m’empêchait de la laisser libre, mais aujourd’hui, elle est tellement contente de venir en visite qu’elle ne franchit plus les portes pourtant ouvertes vers le hall.

Des personnes arrivent, tandis que d’autres restent peu de temps … nous avons donc une assemblée de taille très raisonnable : une demi-douzaine de personnes à la fois, tout en rencontrant beaucoup plus de personnes en tout. Aujourd’hui, les personnes ont toute leur tête et s’amusent du quasi-professionnalisme de Pomme : les jeux se succèdent avec efficacité. Quand vient aussi le tour de Dickens, je constate qu’il a énormément progressé (plus appliqué même que Mousse qui estime souvent non nécessaire de se fatiguer puisqu’on la récompensera quand même) … parfois il bloque quand même réclamant de la voix l’aide de Chantal. Erine ne connaît pas les jeux mais elle excelle dans les contacts apaisants …

Puis Christine la ramène en voiture et revient avec Jazz … C’est le signal pour Dickens et Pomme que le gros du travail repose maintenant sur Jazz et qu’ils peuvent se reposer ! Jazz évolue dans quelques exercices dansés : tourner, saluer, sauter, reculer, rouler ... il a 4 ans et fait figure de jeunot devant papy Dickens 11 ans et mamie Pomme 10 ans (comme Erine). Jazz s’intéresse aussi au jeu des quatre couvercles de façon très tonique ou rapporte la balle lotus. Pomme refait un passage : plus doux et plus lent, car les dernières récompenses sont plutôt en miettes et plus longues à déguster ... Je constate que j’ai proposé la balle lotus trop tard : trouver la façon de l’ouvrir par elle-même ne la motive plus. Comme de nouveaux résidents arrivent encore, retardés par des examens ou motivés à retardement, Dickens et Pomme viennent les saluer et la communication passe toujours aussi bien.

Puis c’est vraiment l’heure de dire au revoir … encore une séance bien agréable !

Françoise

09/01/2020, Albigny, hôpital gériatrique, antenne Jacques Chauviré, service Tilleuls,

Christine avec Erine, Françoise avec Mousse

Nous revenons dans cet hôpital et dans ce service Alzheimer grâce à la persévérance de l’animatrice … Notre première rencontre date de 2009 sur l’antenne Val d’Or de Chasselay, puis dans divers services Dahlia, Santal, Gentiane d’Albigny, puis sur Jacques Chauviré même, en EHPAD, USLD et cantous dont les Tilleuls … jusqu’en 2013.

Nous avions dû arrêter car nous y rencontrions de très grands groupes. Les visites d’animation ne nous convenaient plus vraiment, nous n’étions plus assez nombreuses pour que les chiens n’en pâtissent pas et l’investissement de l’encadrement était parfois inégal. Pendant ces quelques années, nous avons pourtant rencontré trois animatrices avec lesquelles nous avions noué de très bons contacts et dont nous gardons un très bon souvenir en particulier des conseils donnés pour l’approche des personnes.

Mais face à de plus en plus de demandes dans le secteur du handicap, et dans des conditions d’encadrement très sérieuses, nous avions choisi, poursuivant le plus longtemps possible dans le secteur Alzheimer : Avec des contacts plus personnels et le soutien précis d’encadrants, notre investissement est plus satisfaisant et la fatigue des chiens est moindre. Aujourd’hui, notre animatrice nous propose un groupe de 4 à 6 personnes Alzheimer et nous avons réussi enfin à trouver un créneau tous les 2 mois environ …

Donc aujourd’hui, notre animatrice nous accueille devant l’hôpital et nous conduit au service fermé des Tilleuls. Erine n’a pas l’habitude de ce lieu, Mousse non plus qui me semble toute émoustillée … Une gamelle d’eau en signe rituel de bienvenue. Par contre, Christine et moi nous connaissons ce public.

Une dame vient à notre rencontre, quatre ou cinq personnes sont assises, deux semblent un peu absents, mais les autres sont visiblement intéressés. Deux accompagnateurs de leur famille sont aussi présents. Nous entamons le dialogue avec les résidents.

En protégeant les sièges avec un drap, Erine peut s’installer sur un fauteuil à côté d’un résident : le contact est plus facile pour celui-ci et Erine est dans une position plus rassurante pour elle. Mousse, moyennant récompenses et caresses, ne s’en sort pas si mal …

Christine propose à un résident une petite promenade dans la salle, double laisse bien sûr (dans ce cas précis, la laisse est un cordon ombilical qui rassure le chien). Pour ma part, je laisse Mousse libre avec la laisse courte … elle peut aller vers les uns ou les autres et revient vers moi au moindre appel : pas de contrainte excessive, elle prend confiance et reste très douce.

Progressivement, je vois arriver d’autres personnes avec ou sans famille, des soignants aussi … je compte les sièges : 9. Je m’inquiète quand j’entends l’animatrice proposer de rajouter des sièges … ce qui heureusement n’est pas fait et certaines familles installent leur parent de façon un peu excentrée : beaucoup plus favorable pour le travail et le confort des chiens.

Je lance la balle lotus ou cache la trousse et demande à Mousse de les rapporter … mais Mousse a enregistré un périmètre de sécurité au-delà duquel elle hésite à aller : à moi de ne pas lancer loin ! Elle prend doucement les friandises offertes, lèche avec plaisir le fromage, se couche un peu trop vite quand je lui demande de s’asseoir, mais réussit bien l’attente pour déguster la friandise posée sur sa patte : exercices classiques qu’elle connaît et qui la rassurent aussi.

Mon essai de promenade tourne court, car la résidente ne sait plus si elle veut avancer … mais nous allons vers les groupes excentrés pour quelques caresses, et friandises.

Puis Mousse accepte de monter sur un fauteuil à côté d’une dame silencieuse, presque immobile qui me fixe intensément. Je lui demande si elle veut caresser Mousse, un sourire, je lui propose de soulever sa main et de la poser sur le cou de la chienne, je la guide doucement : un conseil précieux d’une des animatrices qui nous ont marquées, Christine et moi : dire ce que l’on fait, soulever et non saisir … la main posée sur le cou de Mousse, la dame me regarde toujours intensément et peu à peu, sa main caresse le poil et son visage sourit … et cette dame répond doucement à une ou deux questions simples. Sa main tient la mienne … Le kiné vient lui proposer de se lever, mais l’inertie de la résidente, malgré son regard intense, ne permet pas d’aboutir. Je reviens vers elle plusieurs fois après plusieurs incursions vers d’autres résidents. Mousse l’apprécie et finit par se caser couchée sur le fauteuil, pas si évident vu son gabarit !

J’ai repéré une pendule, les soignants sont en nombre pour commencer le goûter … il est temps pour nous de partir. Nous disons au revoir à chacun … Le travail a été difficile pour la douce et timide Erine ainsi que pour Mousse, même si je crois que les deux ont bien réagi grâce à la confiance qu’elles ont en nous. Nous les laissons se détendre un moment dans le petit parc devant l’hôpital.

Françoise

08/01/2020, Lyon, un hôpital de jour dépendant de St-Jean de Dieu.

Françoise avec Oki

C’est la rentrée pour Oki et après un petit tour hygiénique, je la fais attendre dans le hall : la meilleure façon de lui éviter la montée en excitation à cause des odeurs de chats et autres montant de la terre humide. Elle salue les personnels qui passent devant elle et observe attentivement les bruits de l’ascenseur qui lui amènera les enfants ...

Malgré le temps doux et même ensoleillé, en raison d’un soin dentaire de la veille, je demande par précaution aux encadrantes de ne pas effectuer de promenade. Pas de problème …

La petite fille comprend très bien ce qu’on lui dit, répond souvent à côté quand ça ne l’intéresse pas et exprime son plaisir, et son excitation, par de grands fous rires … elle a du mal à se concentrer réellement sur l’activité pour cette reprise, mais reste relativement calme : l’activité de son petit camarade n’en est pas perturbée et peu de bêtises sont réellement commises … même si, quand elle décide de goûter elle-même les friandises, on doit lui en interdire l’accès.

On propose à Oki de participer aux jeux, de s’asseoir, de se coucher, on dépose sur ses pattes les friandises : la mise en œuvre, côté enfants, est un peu longue et Oki n’est pas très patiente : c’est aussi la reprise pour elle, je la retiens de la voix, ou du harnais s’il le faut !

Le petit garçon profite à plein de cette séance aujourd’hui. S’il a toujours des difficultés à regarder ce qu’il fait quand il remplit les tubes pivotants ou les disques coulissants, il met en œuvre de façon autonome un jeu qu’il pratique depuis l’an dernier : assis par terre, il pose une friandise sur sa chaussure ou son genou et la chienne vient le déguster. Il dépose aussi les friandises sur un fauteuil … et il fait de nombreux câlins à la chienne !

Je propose de coupler deux activités : un des enfants offre le fromage pendant que l’autre brosse la chienne ! On peut même échanger les rôles … les enfants coopèrent sans problème.

J’utilise aussi la fleur-lotus pour offrir des friandises sans contact mouillé direct, utile pour la petite fille … Comme la séance est bien entamée, les enfants interviennent moins en reprenant la fleur et Oki a donc plus de temps pour essayer de l’ouvrir elle-même, ce qu’elle parvient à faire une ou deux fois. Un nouveau protocole se met en place : le petit garçon place une friandise dans la fleur, lance l’objet, Oki le saisit et essaie de l’ouvrir. L’enfant est très attentif aux actions d’Oki … parfois il reprend la fleur et essaie de l’ouvrir pour aider Oki, parfois il regarde seulement : il est très concentré et quand la friandise a été extraite, il me rapporte la fleur que nous remplissons à nouveau. Quand Oki peine trop, j’encourage l’enfant à ouvrir lui-même la fleur : Oki a bien compris que l’enfant est non un concurrent, mais un allié de choix.

Je sors aussi une balle souple aérée par de nombreuses ouvertures circulaires : un gâteau sec est coincé à l’intérieur et Oki comprend bien la technique, écraser la balle pour briser le gâteau permettant ainsi que des morceaux s’échappent … comme le gâteau est bien bien sec (il a trop attendu !), il résiste et Oki s’énerve un peu ... Je choisis alors de l’aider en brisant moi-même le biscuit, à la satisfaction d’Oki.

L’enfant aime aussi conduire Oki avec la laisse courte : je lui confie une friandise afin qu’Oki le suive plus aisément. Il la pose sur un fauteuil et regarde Oki se régaler … On aide l’enfant en lui demandant de poser sa friandise sur un fauteuil plus éloigné et ça fonctionne !

Bonne séance donc ! Un nouvel enfant doit nous rejoindre la semaine prochaine.

Françoise

06/01/2020, Lyon-Ménival, centre de jour Prévert,

Chantal avec Dickens, Christine avec Jazz , Françoise avec Mousse

Temps froid, mais superbe pour cette reprise …

Les enfants ont cette fois-ci des difficultés à se remettre dans l’activité, pas vraiment de crainte, mais manque de concentration sur l’activité. Deux d’entre eux sont d’ailleurs accotés au mur avec un énorme coussin devant eux ou un jeu. Le troisième change de place fréquemment et consulte un magazine (sans aucune image).

Christine et Jazz profitent du coussin pour échanger avec le premier, Jazz est heureux de courir après le ballon peluche … Chantal et Dickens réussissent à communiquer avec le deuxième : il est beaucoup question de moutons et de légos ! On me demande aussi le « caca » (sac et étron factice de farces et attrapes, bien utile pour transmettre le bon geste pour le ramassage des déchets canins) ...

J’essaie plusieurs ouvertures avec le troisième, dont le jeu des disques coulissants … sans grand succès. Je sors alors une carte postale qui regroupe diverses photos de toutes mes chiennes :
flyer chien visiteur
L’enfant me désigne immédiatement Mousse du doigt (en haut à droite), je lui montre Oki (en haut à gauche) qu’il connaît aussi et Pomme (en haut au centre) qu’il a déjà vue ... mais son attention décroche et il lance la carte à Mousse qui bien sûr n’y prête aucune attention. Je commente le reste de la carte à l’éducatrice : en bas aux extrêmes, Plume et Lily et sur les bancs, mes cinq chiennes actuelles (Pomme, Plume, Lily, Mousse et Oki) et mes deux chiennes disparues (Mala et Bakou) avec qui l’aventure des visites a commencé … Nouvel essai avec la boîte à fromage : le jeune garçon prend la boîte, la propose à Mousse et au bout de quelques minutes jette la boîte. On recommence un peu plus tard, l’enfant est tout près de l’éducateur qui donne lui-même le fromage : l’enfant regarde effectivement pendant un temps plus long.

Avec l’éducateur, on remarque que l’enfant est capable de trouver d’autres centres d‘intérêt quand il décroche et qu’il est toujours avec nous.

Les deux autres enfants élargissent leur horizon, l’un demande à Mousse de monter sur le canapé, pas de problème ! d’autant plus que l’enfant lui distribue des friandises … puis l’autre brosse Mousse, puis tire la laisse : je contrôle pour que Mousse ne soit pas perturbée et réoriente l’activité sur le maniement du mousqueton : l’enfant réussit à attacher la laisse à l’anneau !

Une séance très calme finalement, même si nous ne sommes pas sorties.

Françoise
chien visiteur : carte bonne année 2020
calendrier chien visiteur 2020