Conseils pour l'activité avec le chien visiteur

Quelques conseils pour l'activité chien visiteur :
Une rubrique, pour aider des personnes à aborder l'activité chien visiteur dans les meilleures conditions, pour comprendre ce qui se passe dans ces visites, pour se lancer avec son chien, pour préparer au mieux un chiot, pour ouvrir une structure à cette activité chien visiteur, pour répondre aussi à vos questions, pour transmettre quelques réflexions ... donner envie et soutenir l'élan de ceux qui malgré l'isolement veulent se lancer !

Le bénévolat, grandeur et limites ...

Le site reçoit de nombreux courriers dont celui-ci récemment :

De Véronica qui s'adressait au site pour demander des badges et des autocollants, comme beaucoup, simple petite reconnaissance et identification de notre implication :


Ce n'est pas la première fois que je tente d'avoir ce badge, bien que ma formation chien visiteur remonte à 2013, ils ne l'avaient pas sur le lieu du stage et c'est ce que j'ai du mal à comprendre, que certains formateurs en aient et pas d'autres.
J'ai bien sûr acheté un harnais et des scratchs vendus avec, (internet marque Julius) au nom de ma chienne et au titre chien visiteur, mais cela reste toujours à l'initiative de chacun ... !
Pour les bénévoles, on mériterait bien un badge, un autocollant pour les voitures etc ... voire un teeshirt...(je m'en suis fait faire un, tout simple "chien visiteur" en rose sur tee-shirt noir chez décathlon ...
Comment être un peu plus reconnu dans les deux sens du terme ... ?

Véronica


Puis après ma réponse, ce texte qu'aucun intervenant chien visiteur ne peut renier et qui soulève non seulement beaucoup d'émotion, mais aussi des questions de fond ...
Écoutez Véronica :


Oui, c'est bien, mon implication personnelle ainsi que celles de tous les autres ...

C'est bien aussi quelqu'un qui écoute et répond ... merci.
Mais, je me pose tellement de questions quand je pense au mal (de chien) qu'on se donne pour arriver à faire du bien ... !

Je suis en pleine reconversion professionnelle, je suis aide soignante de formation, mais j'ai dû arrêter pour raison de santé, il y a quelques mois, j'ai 57 ans, et, j'ai bataillé ferme pour arriver à monter un atelier chien visiteur au sein de l'EHPAD où je travaillais. J'ai monté ce projet seule. De A à Z.

C'est à dire qu'avant tout, j'ai voulu apporter cette présence animale, à mes yeux nécessaire et indispensable, auprès de personnes qui avaient eu toute leur vie des animaux domestiques ou de compagnie auprès d'eux et tout à coup, se retrouvent obligées de tout abandonner, maison, terres, biens, conjoints car ils sont devenus trop dépendants et le maintien à domicile un casse tête pour l'entourage ... alors le chien, le chat ...

Bref, pour leur redonner un peu de joie, j'ai construit mon projet après la disparition de ma chienne qui m'avait donné 14 années de soutien moral et d'affection et de bonheur.

Mais j'ai dû tout faire.
C'est à dire acheter un chien, l'éduquer en club, payer les licences, les cotisations, passer le diplôme chien visiteur à Tataouine-les-Bains, payer le vétérinaire XXXXXfois, car c'est une chienne labrador et une dévoreuse de n'importe quoi ... (chenille processionnaire = nécrose et perte d'un bout de langue, dévoreuse de paire de chaussettes = occlusion opération, dévoreuse de serpillère, éponge, chaussons, sangle de ceinture de sécurité, etc. etc. et j'en ai oublié ... et pour finir, empoisonnement aux anti-coagulants avec du taupicide = hospitalisation, perfusion, etc ... )

Mon projet chien visiteur a été en péril un nombre de fois incalculable et mon porte-monnaie aussi ...

Mes relations avec ma chienne étaient devenues de la surveillance permanente avec des angoisses épouvantables quand je n'arrivais pas à voir ce qu'elle avait ingurgité ...

Dieu merci, après tous ces débuts difficiles et compliqués, après avoir franchi toutes les étapes, on est y arrivé et Câline s'est bien assagie.

Elle a maintenant 3 ans et est une chienne visiteuse depuis presque 2 ans (en janvier), formidable.

Comme j'étais aide-soignante dans un service sécurisé pour personnes âgées désorientées, dépendantes, atteintes de démences type Alzheimer et apparentées, j'ai donc commencé avec elles.

Mon Directeur voulait un projet carré et j'ai dû donc tout faire carré. Monter le projet, présenter le projet, être à la fois avec le club canin, et l'ehpad, et intervenir en bénévolat (heureusement je ne travaillais qu'à mi temps et une fois par mois avec ma chienne, c'est faisable) sur le lieu de mon travail avec convention etc ... On a tout fait dans les règles. Pour que ce projet voit le jour j'y ai consacré énormément de temps, d'argent personnel, et d'énergie ... Mais mon Directeur a adhéré ainsi que la psychologue, l'infirmière du service, l'aide soignante en poste les jours de mon intervention. Sinon, cela ne serait pas fait. Il a fallu quand même que 4 personnes soient ok avec moi pour que je puisse y arriver en prenant en charge tout le projet ...

Bref, sans une motivation et une volonté à toute épreuve, je n'y serais jamais arrivée.

Tout ça pour dire que sans les bénévoles, on n'arriverait pas, ou peu, à introduire de chiens, ou autres animaux, disons un peu de zoothérapie dans les maisons de retraite. Car c'est ce qu'on a fait. En fait, en étant avec un pied dans les deux camps, j'ai vu de suite le besoin du résident, les contraintes de l'administratif de l'ehpad, mes limites en matière de duo chien et moi ...

Et voilà que j'arrive à une reconversion professionnelle ... Comment devenir zoothérapeute, à mon âge ? Avec des choix de formations plus ou moins fiables, loin, coûteuses, qui, si elles aboutissent, ne vous laissent qu'une seule et unique possibilité celle d'être auto-entrepreneur ; coincé avec toutes les contraintes pratiques (charges de soins des animaux, cages transportables pour les lapins, les cobayes, les chats, vétérinaire, éducation canine, licence, carburant pour déplacement et j'en passe, ah oui ! les assurances aussi, etc ...) pour au final ne pas arriver à gagner un smic ...

A moins d'être copine avec le directeur de l'ephad qui veut bien accorder un budget (je ne sais pas où il trouvera l'argent) pour prendre en charge tous les frais des animaux et le salaire d'un zoothérapeute, en France, c'est mission impossible.

Donc, ce qui pourrait être un beau métier, reste un rêve, pour l'instant ...

Heureusement que nous existons , nous, les chiens visiteurs ...

Mais si je me projette dans 20 ans ou 30 ans, sur le pas de la porte de l'ephad où mon conjoint ou mes enfants auront décidé de me placer, parce qu'ils ne pourront pas faire autrement, et que je n'ai que, peut-être, la chance d'avoir un chien visiteur une heure par mois, à partager avec un groupe de personnes aussi décaties que moi, un chien que je ne pourrai pas caresser plus d'un quart d'heure au final, lui parler, deux minutes, peut-être le brosser si je peux encore me servir de mes mains, ou lui lancer sa balle ... je ne sais pas si je franchirai le pas de la porte ... je n'aurai pas vraiment le choix, vous me direz ...

C'est pourquoi je continue, David contre Goliath, mon combat ...

Je n'ai aucune possibilité, en matière de reconversion, de trouver un financeur pour la zoothérapie par pôle emploi, il n'accorde aucune prise en charge pour toutes les formations du bien-être. Les instituts de zoothérapie qu'on voit sur le net sont chers, loin, et les formations sont-elles fiables ? l'attestation de qualification est-elle reconnue ? Il existe un DU RAMA (diplôme universitaire de la relation d'aide par la médiation animale) à Clermont Fd que je vais essayer de passer, mais pour cette année, c'est fichu, places limitées, il faut attendre la rentrée universitaire de 2015, j'aurai un an de plus, et deux ans de plus quand j'en aurai enfin terminé ... Autre possibilité, le BP JEPS option gérontologie, pareil, rentrée en février, si financement accordé, sortie printemps 2016 ... dans les deux cas, j'aurai deux ans de plus, une formation qualifiante, mais pas de boulot ... (il faudra chercher, soit un poste d'animatrice, soit s'installer micro entreprise, tout ça pour pouvoir exercer encore 4 ans, voir plus d'ici là, pour tenir jusqu'à la retraite) ...

Et ensuite seulement, essayer de faire entrer un peu plus de bonheur par une présence animale au quotidien à condition de tomber sur les bonnes personnes ...

Bon, je vous remercie de votre écoute, j'arrête là mon plaidoyer pour une cause perdue d'avance, il vaudrait peut-être mieux que je parte au Canada ...

Bonne journée, ici, on a un beau soleil...

Véronica


L'activité des chiens visiteurs décrite sur le site est considérée sous l'angle du bénévolat. Mais ...

Je reçois par le site tant de demandes de renseignements : des jeunes qui voudraient faire un boulot qui a un sens et correspond à leurs goûts et à leurs capacités, des moins jeunes qui voudraient un boulot, ou un boulot moins abrutissant et dénué de sens ... Je réponds toujours que le bénévolat, à mon sens, est une version provisoire afin que d'autres inventent les conditions d'un métier si utile et riche ...

Ces personnes ont besoin de faire bouillr la marmite, comme tout le monde, vivre avec leur famille ... quoi de plus légitime !

Je ne souhaite pas que l'activité des chiens visiteurs devienne une activité commerciale au sens, si dénué de vrai sens, de marchandise, de concurrence, d'exploitation ni des humains, ni des chiens non plus ...

mais on doit bien pouvoir trouver un revenu mimimum correct pour tous et les relations humaines en seraient bien différentes !

Françoise

le chien visiteur

Comment transmettre les bons gestes aux enfants ?

chien

Un chien inconnu ne doit pas être caressé sans avoir demandé auparavant l'autorisation à son maître. Donc si le chien est seul, l'enfant doit savoir qu'il ne doit pas s'en approcher.

Le chien communique beaucoup par son odorat. On présente donc la paume de sa main ouverte pour qu'il la sente : une bonne façon de dire bonjour !

Le chien n'apprécie pas en général d'être caressé sur la tête, surtout par un inconnu ...
En posant la main sur le crâne de l'enfant, il ressent très bien pourquoi c'est désagréable !
On caresse les flancs ou sous le cou, c'est beaucoup plus agréable pour le chien.

Si on approche la main au-dessus de la tête de l'enfant, la curiosité lui fait lever la tête ... Le chien aussi est curieux et lève la tête, mais ce geste du chien provoque parfois la déroute de celui qui voulait le caresser, mais n'est soudain plus aussi hardi !

Quand on est surpris par derrière, on sursaute ou on crie ou on se met en colère après celui qui a causé cette frayeur passagère ! Le chien est comme nous, le surprendre par l'arrière n'est pas prudent. Et lui parler, s'il fait sombre, l'aide à reconnaître à qui il a affaire.

On doit respecter le chien qui dort, le chien qui mange, le chien qui ne veut pas venir : s'il veut jouer, il s'approchera. En général, il est préférable de laisser le chien venir qu'aller vers lui.

Quand on a des gestes brusques, c'est inquiétant pour le chien. Les cris le sont aussi !
Les chiens ne sont pas tous habitués aux enfants : attention donc à ne pas brusquer le contact qui doit se faire en présence d'adultes.

Le chien est très sensible au mouvement et son instinct de poursuite est très fort : il ne faut pas courir, il faut marcher calmement ou même ne plus bouger. Le chien se désintéresse et s'éloigne ...

Fixer une personne peut être désagréable pour celle-ci, c'est même parfois un défi ...
Fixer le chien est aussi un comportement de défi pour lui : il détournera le regard ou il se préparera à l'affrontement.

Quand on excite un chien, le grand chahut peut lui faire perdre une partie de son contrôle : au lieu de saisir la balle, il saisit la main, il serre un peu trop fort ... c'est encore plus vrai pour un jeune chien. Prévenir est préférable en évitant ce genre d'excitation avec les enfants !


Le chien visiteur, quelles aptitudes lui demande-t-on ?

le chien visiteur à l'école

le chien visiteur doit être un chien équilibré (et en bonne santé bien sûr).
C'est-à-dire un chien qui n'est pas peureux, qui ne stresse pas exagérément ...

Le chien visiteur va rencontrer des personnes étrangères à son cercle familial, dont les attitudes ou l'environnement diffèrent de ce qu'il connaît : en l'observant, en l'accompagnant, vous l'aiderez à assimiler.

Inutile d'avoir un chien de cirque qui exécuterait des tours dans une animation-spectacle : certains chiens savent faire quelques exercices, cela plaît en général aux personnes visitées, mais cela procure aussi un temps de repos aux autres chiens visiteurs provisoirement en retrait.
Mais le chien visiteur tout entier dédié à la papouille est autant à sa place !

Le chien visiteur doit être heureux de ces moments de rencontre et il faut veiller à lui accorder des pauses s'il commence à fatiguer, ou même arrêter.

Il faut aussi lui accorder toute l'activité nécessaire à son épanouissement en dehors de ces visites :
le chien visiteur peut rester calme pendant la visite s'il se dépense et se défoule pleinement à d'autres moments de son existence ...


Peut-on y préparer son chien ? son chiot ?

Le chiot ou le jeune chien doit être présenté à de nombreuses personnes et manipulé en douceur pour connaître des expériences positives en tout genre :
une personne âgée a parfois des mouvements maladroits,
ceux d'un enfant sont vifs et parfois désordonnés,
les cris, les odeurs ont une grande diversité,
le costume (chapeau, grande cape ...) est aussi un élément important qui modifie l'image que reçoit le chien.

Une canne, un fauteuil roulant, une odeur d'hôpital, des cris ou des gestes vifs ...
autant de situations que le chien apprend à connaître sans stress s'il a confiance en vous.

Le chien de petit gabarit peut apprendre à rester calmement sur les genoux d'une personne, le chien de taille moyenne peut apprendre à monter sur une chaise stable et être ainsi à portée de regard et de main d'une personne handicapée.

Le chien s'assoit ou se couche à vos ordres : s'il est capable de le faire sur l'ordre d'une autre personne, ce sera très apprécié !


Se former à l'activité de chien visiteur

chien visiteur qui joue avec un handicapé en fauteuil

Comment nous sommes-nous formés ?

Nous avons participé à un stage de chien visiteur et réussi les tests de validation.
Pour bénéficier de ces stages de la CNEAC, nous étions adhérents dans un club canin et nous avions le jour du stage la licence de base CNEAC. À l'issue du stage, nous avons reçu une "attestation" de la SCC de réussite au stage, puis reçu un diplôme. Ce diplôme permet alors d'obtenir la licence de chien visiteur.

Il existe d'autres organismes qui exercent des activités dans le domaine des chiens visiteurs. Vous trouverez des renseignements et des adresses mails de responsables sur "l'Annuaire chiens visiteurs.

Suivre la formation Chien Visiteur est un atout non négligeable :

  • La formation sert à former les maîtres avec un aperçu historique de cette activité de chien visiteuret des éléments de réflexion sur ce qui se passe au cours d'une visite grâce à la médiation du chien, à échanger avec des visiteurs déjà en activité ou avec d'autres stagiaires ayant déjà vécu des expériences dans ce domaine. Les maîtres sont sensibilisés aux signes de stress et de fatigue de leur chien, à la vigilance pour protéger le chien du stress, à la meilleure attitude pour apaiser le chien si nécessaire ... Sachant que ce travail est très fatigant pour le chien, il convient que le maître soit très attentif à son chien et le protège.
  • Les formateurs observent les chiens au niveau du caractère et du comportement et pratiquent quelques tests : réactions du chien à certains stimuli inhabituels : une canne, un fauteuil roulant, des manipulations ... Le chien peut marquer une réaction de surprise, mais récupérer rapidement sa confiance : nous voulons que le chien vive ces visites avec autant de plaisir que nous.

Il est, en effet, indispensable d'avoir des chiens sociables et bien éduqués (ne faisant pas partie des première et deuxième catégories) et des maîtres qui savent où ils vont.
La licence Chien Visiteur couvre, en Responsabilité Civile, l'activité.

Comment aborder l'activité chien visiteur ?

  • Il n'y a, actuellement, à ma connaissance, aucune réglementation qui impose de suivre une formation pour faire visiteur bénévole avec son chien visiteur.

Il n'y a pas encore de procédure normalisée :

il existe donc des structures locales, de petites associations, des associations à portée régionale ou d'autres qui essaient de regrouper nationalement un statut commun ...

Les points essentiels sont les mêmes, incontournables :

  • convention avec un établissement, assurances individuelles ou collectives,
  • formation des maîtres et tests de probation des chiens,
  • contrôle régulier et entretien de l'état sanitaire des chiens.

De plus, il est beaucoup plus agréable, et certainement souhaitable, de travailler à plusieurs dès que c'est possible ...
Pour mieux partager les émotions, les observations ...
L'activité chien visiteur est riche de partage à tous les niveaux !

Il y a donc plusieurs façons de procéder :

Vous trouverez les liens nécessaires que nous avons trouvés :
l'activité chien visiteur (ici) et (là)
hésitez pas à nous faire connaître d'autres associations non inscrites dan ces pages.

  • Nous travaillons nous-même dans un cadre national de la CNEAC, même si tous les départements ne sont pas couverts :

La SCC, Société Centrale Canine, dépend du Ministère de l'Agriculture et nous y sommes rattachés par le biais de la CNEAC.
Donc pour nous :
Il faut être adhérent d'un club canin affilié et posséder la licence de base C.N.E.A.C. (Commission Nationale d'Éducation et d'Activités Cynophiles), suivre un stage de formation chien visiteur, organisé par la C.N.E.A.C. , et obtenir le diplôme.
Ensuite, il reste à se lancer en accompagnant un groupe déjà en activité ou en montant un nouveau projet de chien visiteur.

Le futur chien visiteur doit avoir, pour le stage, une licence annuelle de base, satisfaire aux tests pratiqués durant ce stage.
Ensuite, pour l'activité chien visiteur , une licence annuelle.
Un certificat annuel de bonne santé établi par le vétérinaire et un carnet de vaccinations à jour.

L'établissement où intervient le chien visiteur a signé une convention …
Monter un projet consiste donc à trouver l'accord sur toutes les modalités d'intervention pour la satisfaction des deux parties. Long, mais indispensable ...

  • A notre niveau régional, si vous êtes ou si vous connaissez en Rhône-Alpes, des personnes motivées et disponibles, prêtes à s'engager dans cette aventure humaine, accompagnées de compagnons sympas bien dans leurs papattes,la pratique d'activités canines en club n'est pas un préalable indispensable pourvu que le chien soit en bonne santé, équilibré et amical dans ses rapports avec les humains et ses congénères.

Alors n'hésitez pas, contactez-nous ! ou parlez leur de nous !

Nous verrons ensemble comment intégrer notre équipe, et soyez certains que nous vous accueillerons à bras ouverts !


Pour les structures qui souhaitent accueillir cette activité de chien visiteur

Quand on commence à pratiquer l'activité chien visiteur, on cherche des lieux.
Mais quand on pratique depuis un certain temps, on a de plus en plus de propositions ...
et on en refuse trop vite beaucoup d'autres.
Nous pauvres humains et nous pauvres chiens n'y pouvons rien !
Nous devons rester frais, entièrement disponibles, pour faire bien ce que nous faisons.

J'imagine donc bien qu'une structure envisage un projet de visite,
mais ne trouve pas d'équipes disponibles !

L'annuaire et les liens offrent des contacts ... qui peuvent être débordés.

Je vous propose une piste :
elle est sans garantie, mais si vous trouvez quelques solutions,
n'hésitez pas à nous contacter
pour en faire profiter largement ceux qui cherchent comme vous ...

Pourquoi ne pas "recruter" des postulants localement ?
Par un article dans le journal, des affichettes, le bouche-à-oreille ...
ou dans les clubs canins d'alentours.
Mais le milieu cynophile n'est pas davantage garanti,
aimer les chiens ne suffit pas, il faut aimer partager avec les humains.

L'avantage de ce système, si l'expérience le confirme, consiste principalement à trouver des personnes proches de votre établissement et contribue aux économies d'énergie !
(humaine, canine, économies aussi de temps et de carburant ...)

L'inconvénient, il existe, une personne proche de votre établissement sera amenée à rencontrer des personnes qu'elle connaît ou a connues :
Confidentialité bien sûr,
mais aussi vulnérabilité de la personne visiteuse ...
Côtoyer le handicap, la vieillesse n'est pas toujours facile. Il faut que le postulant en soit conscient.

Vous rencontrez le postulant et son chien,
votre propre impression suffit à éliminer les cas manifestement inadaptés,
côté chien comme côté humain.

Ensuite, si c'est un postulant inscrit dans un club affilié à la CNEAC,
vous demandez alors à cette personne de se former dans un des stages régulièrement proposés.

Si le postulant n'appartient à aucun club,
je suis certaine que des gens sympas avec des chiens sympas,
ça existe aussi en dehors des clubs canins !

alors quitte à proposer une participation ?
pourquoi ne pas lui proposer de s'adresser à un club affilié à la CNEAC
ou à l'une des autres associations existantes localement et s'y former ?


Le chien visiteur en visite : les signaux d'apaisement

          Tous les maîtres de chien devraient connaître les signaux d'apaisement, les reconnaître, en tenir compte, éventuellement en émettre ... c'est le B A BA de la communication canine et si nous aimons notre chien, comment envisager de se passer de ce langage ?
          Pour ceux qui ne connaissent pas, il n'est pas trop tard !

signaux d'apaisement

Je pense même que, dans le cadre d'une éducation au respect de l'animal et de prévention des accidents, au même titre que la prévention routière, ces signaux devraient être enseignés dans les écoles, et en formation professionnelle parfois (facteurs par exemple).

Cet article s'adresse plus spécifiquement aux intervenants chiens visiteurs.
Si les chiens ne parlent pas comme nous, ils nous expriment leur inconfort éventuel par les signaux d'apaisement, et il faut alors agir ...


En effet, il faut être conscient que les chiens en visite sont soumis à des stress,
pour le moins une attention soutenue à l'autre (plus ou moins connu, avec son handicap peut-être, donc son comportement inconnu),
une adaptation à un cadre plus ou moins inhabituel (objets, odeurs, bruits, costumes ...)
et nul ne souhaite laisser souffrir son chien, encore moins arriver au pire que serait la panique et la fuite !

Ne pas en tenir compte serait irresponsable à tout niveau ...
          défaut de protection de votre chien,
vous l'aimez n'est-ce pas ? et c'est cet amour que vous acceptez de partager, vous ne voulez pas le malmener !
          prise de risque pour sa santé donc, mais aussi pour les personnes visitées !
Sans compter que la conséquence en serait très vite le refus de votre compagnon de vous accompagner dans les prochaines visites !
Qu'est-ce qu'un intervenant chien visiteur sans chien ? rien.

Donc en visite, des stress, vous et votre chien en vivez :
          d'abord si vous-même débutez après votre stage
si vous avez la chance d'accompagner une équipe pour ce premier saut, tant mieux !
          ensuite quand le chien découvre le "métier" de visiteur
c'est peut-être votre nouveau chien ? le vieux savait et gérait sans souci, mais lui ?
          également quand vous débutez un nouveau partenariat, nouveau lieu ou nouveau public,
vous pouvez faire au préalable une reconnaissance des lieux et du public sans le chien, c'est bien de prévoir ...
          enfin, les imprévus ... on ne peut pas tout prévoir, c'est la vie !

Donc, les stress, c'est prévu, et il faut apprendre à les vivre sans dégâts.
C'est là que la lecture de votre chien est nécessaire, indispensable, élémentaire !
Pour le chien, comme pour les humains, se sentir compris quand on est en difficulté, pouvoir compter sur une aide, capter une attention qui rassure, c'est énorme ...

          Au fil des visites, si vous savez être là pour lui, vous constaterez que la complicité avec votre chien se renforcera : vous ferez une belle équipe et vous vous comprendrez presque sans effort.
          Si vous n'êtes pas attentif à lui, votre chien ne pourra pas compter sur vous, il se sacrifiera peut-être se mortifiant, ou se cachera dans un coin pour éviter la situation. Peu à peu, il traînera de plus en plus des quatre fers pour venir et vous devrez abandonner un si beau projet. J'espère que vous ne le contraindrez pas si vous l'avez dégoûté, du moins n'insistez plus ! Mais on n'en est pas là !

Vous allez être là pour le protéger et pour cela l'écouter !

Les signaux d'apaisement sont émis pour diminuer la tension, en particulier la tension que ressent le chien. Si ces signaux apparaissent, c'est que votre chien n'est pas à l'aise.
          Si le stress a pour origine une situation évidente,
une personne le retient fermement, ou le serre dans ses bras, ou le coince avec son fauteuil ou le "caresse" avec sa béquille ...
vous le dégagez, supprimant la cause première du stress, ou l'en éloignant,
supprimer la situation stressante ne suffit peut-être pas, mais c'est un bon début !
          Si le chien exprime un inconfort plus diffus,
public nouveau pour lui, gestes désordonnés ou cris, une personne ne "lui revient pas"
vous devez lui parler gentiment, éventuellement le garder derrière vous ...
ne le tirez pas vers une personne qui l'impressionne, mais attirez-le en douceur,
ne le bousculez pas comme un paquet inerte pour qu'il soit bien à portée de la personne, mais amenez-le par une manoeuvre plus large, toujours en invitation agréable ...

          S'il s'agit d'une expérience nouvelle, guidez-le avec douceur en le félicitant, lui parler est un signe très positif pour lui. Ne prolongez pas la séance, écourtez-la si nécessaire ...
Si vous êtes tendu vous-même, pensez que cela se transmet complètement à lui, alors respirez vous même, on est là pour partager du bien-être, relâchez votre propre tension et cela sera utile à vous deux !
          Si vous voulez agir discrètement et efficacement, à vous d'émettre quelques signaux d'apaisement, expirer doucement, lâcher la pression de vos épaules, bailler, cligner des yeux ...

Pour lui offrir un répit quand il paraît fatigué, laissez-le en retrait derrière vous et profitez-en pour écouter votre interlocuteur, racontez alors des anecdotes, les bêtises passées de la jeunesse de votre chien par exemple, expliquez que votre chien est fatigué ou n'a pas encore l'habitude ... en prenant vous-même le devant de la scène, votre chien a le temps de récupérer.

N'oubliez pas qu'une petite douceur qui remet le coeur à l'aise peut aussi être une friandise ... une petite léchouille dans la boîte magique (le roudoudou canin !)     nourriture-récompense
Et toujours votre voix qui félicite, qui encourage, qui apaise !

En résumé, maintenez toujours le lien avec lui en l'encourageant, en le félicitant,
et si votre chien émet des signaux d'apaisement, montrez-lui que vous avez compris, intervenez s'il faut supprimer la situation stressante, rassurez-le par vos signaux, votre voix, une friandise ... il saura qu'il peut compter sur vous et bientôt, vous saurez quand il est fatigué : il sera temps alors de dire au revoir,
il restera couché tranquille si les "au revoir" sont un peu longs, ça arrive ! expliquez qu'il est en rtt ...

Et après la visite, laissez-le se reposer !
Pas de nouvelles papouilles des soignants venus de partout, pas de grand jeu dehors, il est fatigué, alors vous le félicitez et vous le laissez se reposer !

Un chien qui a "du métier" et qui connaît le lieu et le public arrive en frétillant,
et même avant le départ, quand on sort le harnais de visite, ou quand on dit certains mots rituels, il arrive joyeux : si vous êtes une bonne équipe, les visites sont un travail que les chiens apprécient beaucoup !


Gestion de la nourriture

Quelques conseils utiles pour un futur chien visiteur, mais aussi pour n'importe quel chien agréable en société ...

Comment le chien prend-il la nourriture offerte ?

Certains chiens sont gourmands, voire gloutons, d'autres délicats, voire difficiles ...
Chaque équipe maître-chien tend vers un ensemble de règles qui les satisfont ou dont l'un ou l'autre des partenaires s'accommode :
certains chiens réclament impérativement de partager la moindre nourriture perçue : (aboiements insistants, persistants et dérangeants, voire très impressionnants, parfois ils s'en saisissent en se dressant sur leurs pattes postérieures ou mordillent),
certains maîtres ne donnent que dans la gamelle et à heures fixes ... il y a bien des nuances entre ces deux attitudes !
Toutefois, il arrive, ou arrivera à l'improviste, qu'une personne extérieure propose une friandise au chien (appétissante de son point de vue), à votre insu parfois (évidemment vous êtes toujours vigilant, cela ne vous arrivera pas ... ?) :
soit vous avez effectivement appris à votre chien à ne prendre que sur ordre, le chien vous regarde et attend votre accord ... (déception parfois de celui qui offre, puis admiration du maître)
soit vous avez appris à votre chien à prendre délicatement ... (ce qui est tout aussi nécessaire dans le premier cas après votre accord).
soit il risque de se passer des choses désagréables et très vite ! Peur de l'adulte ou de l'enfant, et de ses accompagnants, retrait, cris, complications variables ...

Même pour un chiot (surtout pour un chiot), même pour un chien habitué à obtenir sans résistance de son maître, l'apprentissage d'un comportement civilisé est possible :
Les éducateurs canins sauront vous expliquer et vous aider à obtenir un succès bien utile tout au long de la vie de notre compagnon.
On peut le faire aussi soi-même, en commençant dans une situation relativement apaisée où le chien n'a pas trop faim :
On présente une friandise, dans sa main ouverte, ou au sol, sans parler ...
Dès que le chien veut s'en saisir, sans parler, mais réflexe rapide ! on ferme la main ou on couvre la friandise au sol.
Ne retirez pas la main, le chien peut être incité à la suivre, à la saisir. La mettre hors de portée au dessus du chien serait encore pire ... la hauteur du saut n'étant pas facile à estimer pour le chien.
Donc votre main tient la friandise, inaccessible, mais tellement présente, et vous ne parlez pas.
Certains chiens vont insister, de la truffe, de la patte, du bout des dents ... on ne lâche rien et on ne parle pas. Pour certains chiens, il faut être patient et votre main sera bien baveuse ou un peu griffée ... (mettez des gants la première fois).
Dès que le chien arrête ses essais, se recule un minimum pour considérer ce refus qu'il ne connaît pas et même vous regarde, dès les frémissements de ce comportement, vous lui offrez la friandise en le félicitant.
Bien évidemment, vous recommencez, éventuellement votre demande est plus accentuée d'un recul net ou d'un regard franc vers vous, mais au début, soyez généreux dès que le bon comportement se dessine ...

Bien sûr, il faut apprendre aux personnes qui donnent, dans la mesure du possible, à ouvrir leur paume largement, comme lorsqu'on nourrit les chevaux ... mais on peut obtenir par un apprentissage régulier que le chien saisisse la friandise même tendue du bout des doigts.

Nourriture-récompense

La friandise est un élément de l'apprentissage pour toutes les méthodes dites naturelle, positive, ou de renforcement positif : on n'apprend facilement et durablement que ce qui nous apporte un plaisir, un bien-être, une satisfaction ... c'est vrai pour le chiot, pour le chien, pour tous les animaux et, je crois bien, aussi pour les humains.
Quand un apprentissage est acquis, la friandise cesse d'être systématique, mais devient aléatoire. Et on sait aussi utiliser d'autres récompenses faciles à mettre en oeuvre : une caresse, une parole, un regard ...

En ce qui concerne les chiens visiteurs, on peut considérer que la nourriture intervient à plus d'un titre :

Les personnes visitées aiment donner à manger aux chiens, enfants ou adultes, c'est incontournable : plutôt que d'être surpris pas un don inapproprié (en nature : chocolat ! ou en proportion : gros biscuit pour un chihuahua par exemple ou complètement inattendu comme un reste de repas camouflé dans les plis d'un tablier), apporter ses propres récompenses et les offrir pour que les personnes visitées soient heureuses et vous tranquille sur la santé de votre chien ... voilà qui semble bien !
Pour une personne un peu inquiète de donner, on peut poser un petit chiffon sur sa main et la friandise sur le chiffon : satisfaction de la personne qui n'a pas eu de contact humide, mais le plaisir de donner sans peur.

La friandise peut aussi être propice pour amener doucement le chien à prendre telle ou telle position adaptée (le long du fauteuil pour un brossage, la tête posée sur les genoux pour un câlin très calme), pour la maintenir calmement (sur les genoux, sur un fauteuil en déplacement) : on peut donner la friandise, puis guider avec la main vide (ce qui est différent du leurre).
Déplacer un chien, comme un meuble en le poussant ou par le collier en le tirant (sans compter l'inertie d'un gros gabarit), ne lui sera ni agréable ni même compréhensible : il n'a pas de roulettes, il a des pattes et on peut manoeuvrer comme un camion ou mieux comme les agilitistes qui font une évolution pour se présenter correctement devant l'obstacle ... Il apprendra à suivre vos indications "au doigt et à l'oeil" avec plaisir !

La friandise est aussi nécessaire après un instant déagréable afin de rester sur un bon souvenir :
Lors d'une visite, un résident avait mordu l'oreille du chien qui a juste pleuré alertant sa maîtresse. Celle-ci a parlé gentiment à son chien, lui a offert une friandise, puis a fait offrir d'autres friandises à ce résident précisément ... nous avons continué les visites dans cet établissement et jamais, par la suite, le chien n'a eu le moindre ressentiment envers ce résident.
Sans aller jusque là, un résident qui tire trop sur la laisse, qui serre trop dans ses bras, qui laisse un passage trop étroit le long du fauteuil ou qui s'approche en tendant sa béquille en prolongement de son bras, qui saisit et retient ... les occasions de stress ne manquent pas, surtout pour un chien qui débute :
Dans ce cas, on dégage le chien, on le rassure de la voix et une friandise renforce le retour à la sérénité de notre compagnon !

Bien sûr, il faut savoir reconnaître les situations délicates pour le chien ... grâce aux signaux d'apaisement qu'il émet.

Une astuce qui fait merveille pour sa facilité d'usage : le roudoudou canin ... à préparer à la maison très simplement et pour vraiment pas cher.
Vous vous procurez une petite boîte plastique (qui tient dans la main et dans la poche), genre petit pot de crème d'échantillon ou baume à lèvres (les établissements médicaux en ont souvent), bien lavée vous la remplissez d'une crème de gruyère, vous la refermez et la glissez dans votre poche.
En cas de stress de votre compagnon, vous présentez la boîte ouverte, il donne un coup de langue, il est heureux (c'est plus attractif, donc plus gratifiant qu'une simple croquette) et vous aussi (vos mains sont propres).
Pour les gros chiens comme pour les petits chiens ... quelques petits, astucieux, ont la langue excavatrice et vident la boîte si vous les laissez trop longtemps à lécher. Mais pour la plupart, c'est presque inusable : On peut considérer qu'il s'agit de votre dernière cartouche !

Dernière considération à prendre en compte : les visites sont fatigantes pour les chiens, il y reçoivent des caresses bien sûr, mais c'est un réel travail. Et vous, pour votre travail, vous êtes payé, non ? Les friandises reçues pendant les visites sont une sorte de salaire.
La ration du soir tiendra compte de cet apport ... et rien ne vous empêche, si votre chien apprécie, de demander aux résidents de préparer des bouts de pomme ou de carotte ou bien de cuisiner pour votre chien vos propres friandises : vous saurez que vous lui donnez de bonnes choses !


Quelques trucs et astuces pendant une visite

Les articles qui suivent peuvent concerner des séances d'animation en maison de retraite, mais aussi des interventions plus ciblées vers des personnes où la rencontre et la relation sont privilégiées.
N'oubliez pas que votre chien n'a pas besoin d'être un chien de cirque !
Il s'agit juste de susciter le geste ou la parole, d'allumer la petite étincelle de vie qui s'amenuisait et pour cela, pas besoin d'exercices compliqués, faîtes l'ambiance et amusez-vous ...

Des jeux simples à mettre en oeuvre

Si vous êtes nombreux et bien équipés, vous organisez peut-être une mini-démonstration d'agility, avec haies et cerceaux, avec slalom et tunnel ...
Mais si vous êtes moins nombreux, ou même seul, apporter autant de matériel est inabordable ...
Attention ! En intérieur, les sols sont souvent durs et glissants et les sauts proposés aux chiens doivent être symboliques. Une belle performance athlétique peut se solder par une blessure, et au moins un mauvais souvenir du chien ...
Donc, sans matériel, le saut (symbolique, mais apprécié) est possible : la personne assise tient un bout de la laisse, vous tenez l'autre bout et votre chien saute d'un côté à l'autre.
Gros avantage : la personne est aux premières loges !
Si le chien passe dessous, c'est encore plus drôle ...
Vous n'oubliez pas de faire les commentaires, encourageant le chien et "animant" l'attraction avec faconde ...

chien visiteur


Pour le tunnel, il existe des tunnels légers en nylon destinés aux enfants. Ils se déplient d'un clic ... et conviennent à des chiens de petit et moyen gabarit. La galette repliée est légère, quoique un peu encombrante. Mais c'est un gros succès ... les regards sont mobilisés.

Quand le chien reste à l'intérieur du tunnel, ou quand deux chiens décident d'y entrer de chaque côté simultanément, c'est encore le succès !
Le tunnel peut être remplacé pour des personnes un peu valides : celles-ci se placent debout jambes écartées en enfilade et le chien passe dessous une ou plusieurs personnes. À réserver aux petits et moyens gabarits bien sûr !
Si le fauteuil le permet (cale-pieds écartés), le chien peut passer dessous, également pour une chaise ou un fauteuil ...
On peut aussi, toujours si les personnes sont suffisament valides, demander à celles-ci, assises, de lever les jambes à l'horizontale : le chien passe dessous ou bien saute par-dessus.
Dans tous les cas précédents, les spectateurs s'amusent autant que les volontaires impliqués !
Pour le slalom, déposer des objets à terre, c'est simple. Utile pour des personnes qui marchent ...
Le jeu de cache-cache simplifié est aussi très simple : vous avez certainement un chiffon ou une petite serviette destinée à essuyer les mains des personnes. Posez ce chiffon à terre avec une friandise dessous ... "Cherche !" L'attention des spectateurs est certaine.
Pour la distribution de friandises aux chiens, une fois assuré que les personnes ne vont pas les manger (ça arrive ! demandez aux soignants et surveillez), vous pouvez proposer une petite trousse (la petite trousse scolaire, pas cher !) où vous aurez glissé quelques friandises variées.
Suivant l'habileté de la personne, celle-ci peut ouvrir la trousse (généralement une fermeture éclair), choisir, saisir, donner et même parfois refermer la trousse ...
Ce choix est un grand plaisir pour la personne ... C'est aussi un bon exercice pour la finesse du geste de la main. Et souvent, la personne parle au chien en vous oubliant ...
Surveiller que la distribution s'arrête ! Certains apprécient bien le non-stop et pas seulement le chien.
Si votre chien est un rapporteur, on peut lui confier la trousse fermée qu'il va proposer à une autre personne ... Le chien comprend vite l'intérêt du jeu ! (Il sait rarement ouvrir une fermeture éclair).
Vous ne visez pas la performance, juste l'attention, le rire, l'émotion ... vous partagez des choses simples et vous félicitez votre chien qui sait si bien le faire, même et surtout quand un exercice est "raté" !

Des jeux participatifs

Il existe d'excellents jeux intellectuels pour chiens et on peut faire participer les personnes présentes lors d'une visite !
Ces jeux sont basés tous sur le même principe, avec des niveaux différents de complexité, comme les mots croisés ... Il s'agit de trouver une friandise cachée ou de débloquer le mécanisme qui la libère.
Ces jeux existent en plastique solide ou en bois (plus lourd à apporter) : des plots à soulever, à glisser, des boîtes dont le couvercle se tire, se glisse, se soulève, des tiroirs, des tourniquets, des tubes à faire basculer, actionner un levier ...       vidéo

Les particpants peuvent découvrir le jeu, le remplir entièrement ou partiellement, se souvenir où est cachée la friandise, parfois les enfants préfèrent aider le chien avant même qu'il cherche ! chacun a sa façon de jouer ...
Certains chiens cherchent avec force et courage, mais sans méthode, d'autres observent et apprennent rapidement à être précis et efficaces, ils semblent apprécier le jeu plus que la friandise, comme les amateurs de casse-tête ! D'autres cherchent à peine et vous regardent : "Allez ! Aide-moi ..."

Les participants sont souvent très attentifs à la réussite du chien.

Des jeux reposants pour les chiens

Quand le chien est fatigué, pourquoi ne pas faire deviner son poids, demander si quelqu'un se souvient de son nom, son âge, sa race ... et raconter tous les bêtises de sa jeunesse : un trésor !

Quand ils sont plusieurs, faîtes deviner lequel est le plus lourd, le plus jeune ... Pas évident avec les différents gabarits, les poils ...

Ou bien, les chiens couchés, sauf un encore alerte ... ce dernier passe entre ou par-dessus les copains. (Si les chiens se connaissent et l'acceptent.)

Ou encore, le chien étant couché, détaillez vous-même ses articulations pour les faire reconnaître par votre public.

Quand il s'agit seulement de papouilles, certains chiens savent les recevoir en pleine décontraction !


Dans le cadre d'intervention bénévole ... quelle assurance ?

Si vous travaillez sous licence CNEAC chiens visiteurs,
l'activité est couverte par le contrat de la CNEAC (SCC), assurance CNEAC

Si vous travaillez dans le cadre d'une association, un site à consulter :
http://www.associations.gouv.fr
et en particulier :
http://www.associations.gouv.fr/75-le-benevole.html

Une assurance gratuite est proposée aux associations loi de 1901 par :

FONDATION DU BÉNÉVOLAT, 1 rue Houdon, 75018 Paris
Reconnue d'Utilité Publique par décret du 5 mai 1995
Tél. : 01.53.70.66.36 - Fax : 01.53.70.66.37 -
Courriel : contact@fondation-benevolat.fr
(cotisations personnes physiques 25 €, personnes morales:130 €)


En cherchant sur internet, on trouve des propositions d'assurance, des articles documentés ... dont je ne peux pas dire grand chose, internet n'est pas une garantie !
par exemple
http://www.benevolat.org/licence-benevole/
http://www.francebenevolat.org/uploads/documents/Guide_juridique_du_benevole_Notre_Temps.pdf
https://www.associatheque.fr/fr/guides/benevolat/fondements/responsabilite-benevoles.html

En tout état de cause, renseignez-vous auprès de votre propre assureur en responsabilité civile personnelle, déclarez votre activité et demandez une attestation d'assurance.