le coin adultes sur le site des chiens visiteurs

Brûlure des coussinets :

  ATTENTION AU SABLE MAIS AUSSI A L'ASPHALTE!!

  Pour les chiens, les promenades peuvent vite tourner au cauchemar. La température du bitume peut en effet atteindre 50°C au sol ».

Sous le soleil d’été, l’asphalte des trottoirs et des rues peut atteindre des températures qui peuvent bruler les pattes des chiens. Pour les balades préférez donc les moments les plus frais de la journée, c’est-à-dire le matin et le soir après 20 heures.

Si malheureusement vous n’avez pas le choix et ne pouvez le promener que dans la journée, des chaussons peuvent protéger ses coussinets.. 

Avant la sortie placez toujours votre main sur l’asphalte pendant trente secondes – si c’est trop chaud pour vous, c’est également trop chaud pour les pattes de votre chien. Si vous ne supportez pas de laisser la main sur l’asphalte pendant 30 secondes, les pattes de votre chien ne supporteront pas non plus une promenade d’une demi heure, voire davantage.

De manière générale pendant l’été, surveillez bien ses coussinets pour vérifier qu’ils ne présentent pas de brûlures. Quant à la plage, vous l’éviterez évidemment durant les heures les plus chaudes, à savoir entre 12 h et 16h. Renouvelez régulièrement l’eau de votre animal (qui doit toujours disposer d'eau à volonté, toute l'année).

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chien et canicule

Comment éduquer les enfants à la réalité canine ?

L'article source sur le blog de la médiation animale et des interaction homme-animal

De nombreuses initiatives se multiplient dans les écoles, afin de sensibiliser les enfants sur les comportements à tenir pour éviter de se faire mordre.
Les statistiques officielles montrent que, la plupart du temps, les morsures sur enfants ont lieu avec un chien de la famille, ou de l'environnement proche (voisins, amis). Outre les blessures physiques occasionnées sur la peau infantile, particulièrement fragile, le choc psychologique peut être conséquent pour la victime et pour les parents ! La mise à mort du chien est souvent la suite immédiate en cas de dommage sérieux, comme le demandent la loi et la pression sociale.

La prévention comme meilleure chance d'éviter les accidents

Un enfant reste un enfant, l'enthousiasme et l'excitation liés à la présence de la boule de poils les rendent souvent inconscients des risques.

L'enjeu est tel que la prévention par l'éducation dès le plus jeune âge est une des actions à mettre en œuvre pour éviter les accidents liés à la proximité d'un chien, et pour apprendre aux enfants comment se comporter dans différentes situations. A titre d'exemple, ils se souviennent généralement bien de ces deux exemples : se mettre en position de la statue quand on a peur d'un chien qui se trouve à côté de soi (ne surtout jamais courir ou crier), et faire la tortue quand un chien s'approche un peu trop rapidement, pour se protéger la tête et les mains.

Apprendre aussi le respect de l'animal

Un autre point que l'on devrait davantage développer dans les établissements serait le respect de l'animal, de ses besoins et de sa réalité.

Malheureusement il est déjà difficile de faire admettre aux adultes qu'un chien a le droit de manger tranquillement, qu'on ne doit pas déranger un animal qui dort, et que les jeux brutaux sont à éviter… alors que dire pour nos enfants ! Quelques fois encouragés par leurs parents (qui ne dit mot consent), les tout jeunes enfants confondent aisément animal de compagnie et jouet. Quant aux plus âgés, ils ont vite tendance à vouloir faire preuve d'autorité, donner des ordres, tester les réactions du chien… qui ne se laisse parfois pas agresser de la sorte !

A ce stade, je souhaite faire un rappel, primordial : ne jamais laisser un enfant seul avec un chien. Car il faut bien reconnaître que toutes les tentatives pédagogiques en milieu scolaire et périscolaires portent tout leur sens si elles sont suivies et appliquées par les parents au quotidien.

C'est donc aux adultes présents autour des enfants, de veiller à faire respecter les règles de base de prudence et de respect, en toutes circonstances.

Laurence Bruder Sergent

Nouvelles utilisations du chien meilleur ami de l'homme

Outre les nombreux "métiers" traditionnels du chien, de nouvelles utilisations apparaissent et celles-ci sont parfois bien étonnantes :

Le détecteur de crises d'épilepsie :

Le chien réagit bien avant nous à des perturbations dont nous n'avons pas encore conscience : nombreux sont ceux qui ont remarqué l'agitation de leur compagnon à quatre pattes avant un orage par exemple ...
Un chien a conscience des signes avant-coureurs d'une crise d'épilepsie de son maître : reste à lui enseigner des postures ritualisées et le maître épileptique peut, avant la crise sournoise pour lui, se mettre en sécurité, s'allonger par exemple. Les blessures dûes à une crise d'épilepsie sont souvent dûes à une chute ...

Le détecteur de cellules cancéreuses :

Des études ont montré un fort pourcentage de réussite de reconnaissance de cellules cancéreuses dissimulées parmi des cellules normales ...

Le détecteur de punaises de lit :

Outre-Atlantique et ailleurs, des invasions de punaises de lit causent des soucis à bien des dormeurs, soucis non mortels, mais terriblement gênants ! Et avec l'avion, comment savoir que votre bagage ne contient pas de passagers clandestins qui fonderont bien sûr de joyeuses colonies ...
Le chien détecte rapidement si un bagage ou une literie sont infestés, permettant soit d'être rassuré, soit d'agir en conséquence au plus vite !

Le détecteur de bois vermoulu :

Dans les pays scandinaves, les poteaux télégraphiques sont en bois et des chiens sont capables, malgré la neige et le froid, plus efficacement que tout autre procédé coûteux, de reconnaître si la base du poteau est attaqué par des insectes et menace de pourrir ... auquel cas il faut bien sûr le remplacer.

Bien sûr, tous ces chiens suivent un apprentissage des postures à adopter et ensuite un entraînement régulier.

Chien d'éveil

Information de FR3-Bretagne
Le chien est un excellent stimulant qui sait prendre soin de nous et aide à briser les barrières. Un nouvel exemple nous en est donné par le chien d'éveil.
Éduqué par l'association Handichiens, ce chien accompagne l'enfant autiste et l'aide à vaincre ses angoisses et à communiquer.
http://www.handichiens.org/presentation,42.html

2012 : ANNEE DE L'AUTISME
L'autisme a été déclarée Grande Cause Nationale pour 2012. HANDI'CHIENS apporte son expérience aux familles touchées par cette maladie qui apparaît chez le jeune enfant. Une maladie qui handicape la personne touchée dans ses rapports au monde extérieur et se manifeste par un repli sur soi.
HANDI'CHIENS forme des chiens d'éveil qui apportent aux enfants souffrant de troubles autistiques une aide considérable, parfois décisive, dans leur développement et leur relation avec leur environnement et ceux qui le composent.
Des enfants comme Timoty, qui a pu tisser des liens avec ses camarades grâce à Ekiwa, ou Jason, apaisé par Dusty, ou encore Adrien qui a prononcé ses premiers mots pour Uby. Et dans le reportage de FR3 Bretagne, c'est Alexis et son fidèle Diamant éduqué au centre de formation Handichiens d'Alençon ...
HANDI'CHIENS reconnue d'utilité publique par décret du 7 mars 2012

Chien visiteur à domicile ?

Une formule à inventer ...

Je gère ce site et réponds aux demandes de renseignements venues de toute la France. À ce titre, il m'est arrivé à plusieurs reprises de recevoir des demandes indiviuelles et je n'ai pu les satisfaire, car mon agenda de visites est trop chargé. Pourtant ...

Une grand-mère inquiète pour ses petits-enfants perturbés par un divorce en cours qui auraient pu bénéficier d'un après-midi de rencontre avec un chien visiteur ...
Une maman d'un grand enfant autiste qui peut recevoir à domicile l'aide d'un chien visiteur alors que rien n'existe dans le centre où il réside en semaine ...
Une dame inquiète pour sa maman, jadis active, devenue repliée sur elle-même après avoir été renversée, qui retrouverait sans doute l'envie de sortir et des rencontres ...

Une commune pourrait-elle engager une équipe maître et chien visiteur et ainsi assurer un lien avec les anciens ou les personnes en difficulté ? Rien n'empêcherait que cette équipe rassemble de temps à autre tous ces isolés autour de leur visiteur si apprécié ... et retrouver ainsi une convivialité bénéfique !

Les chiens écouteurs, une histoire à entendre ...

Irène a créé une structure d'accueil pour les chiens dont les maîtres ont à se déplacer www.chienotel.com
Mais écoutez d'abord cette expérience qui mérite un large écho : celle des chiens écouteurs.

Je prends un peu de temps pour vous raconter l'histoire des chiens écouteurs en France.

Initiative et essai de développement en France

Dans les années 90, j'avais envie, sur l'exemple de l’Angleterre (hearingdogs for the deaf) de lancer ce chien d'assistance. J'ai fait un stage à Oxford dans le centre anglais et à mon retour, j'ai trouvé une personne en France qui avait avec l'aide de Michel Hasbrouck dressé une chienne Malinoise pour elle. Cette chienne est morte avant que je l'ai pu faire connaissance mais cette personne sourde a ensuite dressé un Bouvier Bernois. Quand nous nous sommes rencontrées, nous avons décidé de commencer ensemble notre association "le Chien Écouteur" et elle a déménagé de la Touraine en Lot et Garonne où j'avais déjà la structure, chenil et maison pour faire les leçons.

Parallèlement, nous avons cherché des chiens aptes à ce type de dressage et des familles de tutelles. Nous avons aussi établi des dossiers pour des financements et des démarches auprès des personnes sourdes ainsi que des associations de sourds.

Pendant environ 3 ans, nous avons oeuvré avec beaucoup d'énergie pour se rendre à l'évidence que la France n'était pas prête à intégrer des chiens d'assistance pour sourds.

A cette époque, les chiens guides aveugles avaient déjà une certaine notoriété et les chiens pour handicapés moteur étaient de plus en plus acceptés. En raison, sans doute, entre autre, au fait que la surdité ne se voit pas. Les chiens écouteurs n'ont pas eu le succès escompté, ni dans le monde des assistants, ni dans le monde des assistés.

Faute de moyens, nous avons été obligés de mettre l'association en veille. Quelques années plus tard, une personne sourde, qui avait bénéficié d'un chien écouteur, a voulu
reprendre le flambeau, mais sans doute pas assez bien entourée a échoué très vite.

Le travail du chien écouteur :

Le chien écouteur alerte son maître quand certains bruits surviennent, dans le plupart des cas, en s'asseyant devant lui et en donnant la patte. Ensuite, il amène son maître à la source du bruit.

Une seule exception : l'alarme de fumée. Dans ce cas, il se couche devant son maître et le maître sait qu'il faut qu'il sorte de la maison.

Le dressage se fait avec des chiens équilibrés, mais plutôt "soumis". Toute l'éducation est basée sur la récompense parce que c'est le seul chien d'assistance qui travaille sur sa propre initiative. Les corrections en forme de sanction ne sont pas possibles, parce qu'un chien sanctionné parce qu'il n'a pas alerté son maître à la sonnerie de la porte aura tendance à se cacher une prochaine fois que ça sonne à la porte.

Irene BOLT
www.chienotel.com

Faire face à une relation mal prévue

Sans s'en rendre compte, les humains projettent parfois des attentes éloignées de la réalité sur leurs animaux.

Mr et Mme P. retraités depuis longtemps, ont choisi celui qui sera peut être leur dernier chien : un mignon petit teckel. Ils l'imaginaient lové dans leurs bras, paisiblement allongé sur leur canapé, marchant tranquillement près d'eux en ville. Malheureusement pour eux, leur chien de 9 mois ne l'entend pas de cette oreille : tout ce qu'il veut, c'est fureter en forêt, suivre des pistes, courir.

Mademoiselle M. a eu un coup de foudre pour un border collie qu'elle prévoit d'amener avec elle lorsqu'elle fait du jogging. Le croyant sportif, elle le traîne (littéralement) pour des courses qui l'ennuient énormément. Dès qu'il peut stopper et guetter un mouvement, il se couche et surveille des yeux tout ce qui se passe.

Partant du principe que plus un chien est lourd, moins il a besoin de se dépenser, la famille Z. a choisi un berger d'Anatolie à la SPA. Sur ce principe, ils le laissent livré à lui-même toute la journée puisque les uns travaillent et les autres sont à l'école. Le chien s'est mis à occuper son temps en aboyant ou détruisant les affaires des propriétaires. Il est maintenant attaché au bout d'une laisse, dans la cour, seul de 8h à 20h.

Manque de réflexion ou mauvaises informations préalables

Ces exemples ne sont pas rares, et les comportementalistes entendent souvent des personnes leur dire qu'elles ne comprennent pas pourquoi ce chien, " si petit, pourtant ", ou " si sportif, normalement ", ou " si calme, d'après les guides " n'est pas comme ils s'y attendaient.
N'ayant pas vérifié avant l'achat ou l'adoption les besoins réels de ces races-là, ne s'étant pas suffisamment renseignées auprès du vendeur ou d'autres propriétaires, ou ayant bénéficié de mauvais conseils, elles se trouvent devant une situation difficile à gérer.

La seule manière de faire face : s'adapter

Confronté à de telles problématiques, lorsque le tempérament d'un chien est diamétralement opposé aux souhaits de ses propriétaires, il n'y a pas de solution miracle à proposer : l'humain doit changer d'attitude et adapter son rythme de vie à l'animal.
Malgré tous les progrès de la génétique, les relations sociales, les aptitudes physiques et cognitives ne se paramètrent pas chez un être vivant. Si le chien n'arrive pas à s'ajuster, ce sera à ses maîtres de faire l'effort de se mettre à son niveau. On pourra par exemple le sortir plus (si c'est ce dont le chien a besoin), l'occuper autrement, lui proposer davantage d'activités et de distractions, quitte à faire appel à des personnes qui pourront soulager les maîtres des contraintes insurmontables.
Bien sûr, il y a toujours la possibilité de l'abandonner dans un refuge ou le déposer lâchement dans la nature, mais est-ce là une manière de se sortir d'une situation difficile de façon honorable ?

Laurence Bruder Sergent

Enfin les beaux jours !

Depuis quelques semaines maintenant, les promenades au grand air sont à nouveau d'actualité.

Pour d'heureux propriétaires, les sorties avec leur chien riment avec le plaisir de la communion avec la nature, les rencontres avec d'autres promeneurs et les partages de jeux avec leur animal.

Joies ou cauchemar ?

Malheureusement il en est d'autres, pour qui ce moment est un vrai cauchemar. Entre Milou qui tracte son maître de toutes ses forces (au risque de lui occasionner des douleurs), Médor qui vocifère contre tous ceux (humains et animaux) qui entrent dans son champ de vision, Rantanplan qui cherche à poursuivre les véhicules à moteurs et les cyclistes, et Cubitus qui s'échappe dès qu'on lui enlève sa laisse, il faut avoir les nerfs solides.

Cela s'apprend

Il peut être difficile de s'en rendre compte, mais une balade paisible, pour un chien, cela s'apprend.
La laisse, par exemple, ne représente aucun référentiel pour lui, il doit se familiariser avec le collier et l'attache dès son plus jeune âge pour vivre avec sans stress excessif par la suite.
Il y a aussi les bords de route si bruyants au passage des voitures et si étroits lorsque l'on croise quelqu'un d'autre.
N'oublions pas non plus les grandes étendues dont on n'autorise pas l'exploration au chien, quelle frustration !
Et que dire des odeurs de pots d'échappement à hauteur de truffe et du contact du macadam brûlant sous ses coussinets ?

Apprentissages passés et développement précoce

C'est lors de leurs premiers mois de vie que les chiots vont se construire des bases leur permettant de faire face à un maximum de situations futures. Les comportementalistes parlent de " gestion émotionnelle " ou de " seuil réactionnel ", c'est-à-dire la manière dont le chien va s'adapter, plus ou moins paisiblement, à ce qui lui arrive. Idéalement, il faudrait que les 12 à 16 premières semaines aient été remplies de rencontres et d'expériences variées. Et pour cause, plus il aura vécu de situations, plus un individu sera à l'aise en toutes circonstances. Craintif ou sûr de lui, deux chiens ne réagiront pas de la même manière devant un stimulus identique.

Ainsi, avant de se désoler sur les comportements incontrôlables ou tapageurs de son chien en promenade, on peut se demander si cet apprentissage a été correctement réalisé.
Si c'est le cas, son agitation peut être le résultat d'une stimulation (interne ou externe) qu'il ne sait pas gérer émotionnellement, ou de la méthode utilisée par le promeneur qui n'est pas adéquate.
Dans le cas où l'acquisition des règles n'a pas été faite, il y a lieu d'en reprendre les bases.

Laurence Bruder Sergent

Il est déstabilisé

Du fait des conditions de vie fluctuantes des humains, les chiens peuvent être déstabilisés.

Un changement de travail pour son maître, un déménagement, une séparation du couple des humains qui en ont la garde, le départ d'un jeune adulte à qui il était très attaché, un décès, etc. entraînent aussi un nouveau rythme de vie pour le chien.

Quand les personnes autour de lui évoluent, son environnement diffère, ses repères spatio-temporels sont bouleversés, ses habitudes varient, et logiquement, il en est perturbé.

Conséquences possibles

Les conséquences peuvent se percevoir à plusieurs niveaux :

  • Sur son mental : il peut ressentir de l'angoisse, du stress, de l'inquiétude
  • Sur sa biologie : Difficultés à s'alimenter ou au contraire voracité, perte de ses poils, éliminations émotives. L'angoisse rejaillit sur la santé, le corps aussi manifeste son malaise et les chiens n'échappent pas à cette règle.
  • Sur ses comportements : sa réactivité peut être perturbée, apathique ou au contraire surexcité, il peut se mettre à commettre des destructions (alors qu'il ne le faisait pas avant), à émettre des manifestations sonores, à monter sur le lit ou le canapé, etc.

Comment l'aider ?

Quelques mesures de précautions peuvent faciliter l'adaptation à sa nouvelle vie, l'objectif étant que la gestion du changement par son (éventuellement nouveau) référent rassure le chien. Les règles de vie qui changent doivent être mises en place en douceur, mais être claires.

Il faudra d'abord définir l'endroit où il se nourrit, un autre où il se repose, un lieu où il reste confortablement durant l'absence de ses gardiens.

Ensuite, on lui consacrera du temps à la manière de ce que l'on faisait avant le changement d'organisation quotidienne. S'il était beaucoup promené, il est nécessaire de lui procurer le même temps d'exercice qu'auparavant. A l'inverse, si on veut augmenter les temps de sorties, il faut procéder progressivement, en allongeant petit à petit le temps à l'extérieur.

S'il parait un peu apathique, on lui proposera davantage de parties de jeux, de contacts affectifs, d'activités. Il faut le distraire !

Enfin, c'est la nouvelle organisation, à laquelle tout le monde doit maintenant se plier, qui fera qu'il s'adaptera dans la durée, comme vous d'ailleurs. Malheureusement son âge et son état de santé, sa gestion émotionnelle et son tempérament, lui dressent un profil réactionnel plus ou moins " adaptable ". Le temps fera son œuvre avec plus ou moins de rapidité.

La douceur, la bienveillance et la compréhension que vous lui offrirez faciliteront les choses.

Laurence Bruder Sergent

Quand petit et grand cohabitent

Peut-il y avoir une bonne cohabitation entre deux chiens de tailles très distinctes ? Comment gérer la situation quand l'un pèse quelques kilos, et l'autre dépasse les 60 ?

Nous nous inquiétons souvent pour nos chiens, de peur qu'ils se blessent par maladresse ou inadvertance. Intervenant de manière intempestive, les séparant très vite avant même qu'ils aient fait connaissance, nous les empêchons de procéder comme ils l'entendent.

Vivre les expériences pour en faire l'apprentissage

On ne dira jamais assez qu'il est indispensable à tout être vivant de vivre les situations pour en faire l'apprentissage. Ainsi, si nous ne laissons pas nos chiens expérimenter des rencontres entre chiens, mélangeant les tailles et les races, on ne leur laisse pas la possibilité d'apprendre à s'adapter. D'autre part, si nous anticipons les risques avant même qu'ils se produisent, nous alimentons notre propre appréhension et l'animal n'a toujours pas progressé !
Attention, il ne s'agit pas de laisser son compagnon seul dans la cour du voisin qui possède plusieurs chiens mal canalisés. Il est évident qu'il faut prendre ses précautions, et encore plus lorsque l'on sait qu'il y a des éléments sur lesquels on n'a aucune prise.
En revanche, je propose qu'on laisse la possibilité aux chiens, quand c'est possible, de vivre les évènements à leur manière : contact avec un autre animal, sortie dans un nouveau lieu, cohabitation avec un individu sensiblement différent dans le tempérament et la morphologie, etc….

Des masses corporelles variables

Un petit chien de quelques kilos devra faire l'apprentissage qu'il est difficile de pratiquer un jeu de corps à corps avec son congénère beaucoup plus volumineux que lui. Mais si on lui en laisse la possibilité, il mémorisera qu'il peut partager un jouet, ronger le même bout de bois, prendre place à côté de lui sur le tapis. Par contre, il vaudra mieux qu'il le laisse passer dans l'escalier ou alors, qu'il soit beaucoup plus rapide pour qu'ils ne se percutent pas, car cela ne tournerait pas à son avantage.
Quant au molosse, plus lent du fait de son volume mais plus puissant, il devra savoir gérer sa force et saisir qu'il ne peut pas donner un coup de patte avec la même robustesse si l'autre est un petit toutou, un enfant humain ou un adulte. Les chiens sont parfaitement capables d'ajuster leur force physique s'ils y sont habitués, et cela n'empêchera pas, souvent, le plus petit de prendre le dessus.

Des règles simples

Il faudra s'assurer que chacun ait une possibilité de se retirer dans un endroit tranquille s'il est inquiet ou agacé et veiller à ne pas accorder de privilège à l'un plus qu'à l'autre, sous peine d'engendrer, peut être, un conflit.
En fonction des tempéraments, de leurs âges et de la longueur de leur relation, s'ils ont grandi ensemble par exemple, ou si on les fait cohabiter alors qu'au moins l'un des deux est là depuis longtemps, cette habituation prendre plus ou moins de temps.

Laurence Bruder Sergent

Les seniors et leurs chiens

Arrivés à l'âge de la retraite, nos aînés auraient- dit-on- plus de temps libre que durant leur vie professionnelle passée.

Dynamiques et actifs, certains humains multiplient les activités, quand d'autres apprécient le silence et la détente. Leurs animaux de compagnie suivent donc la multiplication ou la rareté des variations de leur environnement, au gré des envies de leurs propriétaires, et ce, avec plus ou moins d'aisance. Quoi qu'il en soit, au quotidien, la présence du chien impliquera un minimum de promenades, d'attention, de nourriture et de soins.

Nouveaux repères

Pour les chiens des jeunes retraités, le changement de rythme de vie est moins rude que s'il s'agit d'une personne qui est brutalement privée d'autonomie : se voir consacrer plus de temps met rarement les chiens en inconfort, alors qu'une rupture soudaine dans leurs habitudes peut être mal vécue.
Leur adaptation n'est pas toujours facile, et plus ils sont âgés ou fragiles émotionnellement, ou ancrés dans leurs habitudes, plus nos animaux peuvent avoir des difficultés à s'ajuster.
Il peut alors s'ensuivre des perturbations pour eux, au niveau mental, biologique et comportemental, et des déceptions pour les propriétaires qui n'avaient pas non plus vu arriver les évènements.

Désillusions potentielles

Parfois les comportements de leurs chiens déroutent nos ainés, alors qu'ils avaient l'habitude d'en avoir, depuis toujours. Oui mais voilà, ce qui était aisé à 30 ans, l'est moins à 60.
Quand le terrier remuant amusait par le passé, il devient une charge aujourd'hui, car on n'est plus forcément en mesure de lui proposer les mêmes activités que ses prédécesseurs des années auparavant.
Il arrive aussi que leurs priorités changent : éloignés des contraintes liées au travail, les retraités souhaiteraient voyager, s'instruire, consacrer plus de temps aux loisirs, et le chien ne peut pas toujours les suivre.
Il y a aussi les petits enfants, qu'il doit tolérer coute que coute, alors qu'il est parfois l'objet d'attentions mal canalisées. Que de difficultés pour lui aussi !

Heureusement la relation homme-chien peut être harmonieuse et satisfaisante pour les deux parties : la présence bienveillante, toujours enthousiaste et sans aucun jugement des chiens, remplit de joie les personnes souffrant parfois de solitude… comme celles qui sont très entourées.

Laurence Bruder Sergent

Votre chien à vous

Dans cette rubrique " votre chien et vous ", nous avons toujours parlé des chiens en général. Il est temps à présent de parler du vôtre en particulier.

Il est peut-être un représentant d'une race ou d'une certaine lignée, il est malgré tout légèrement différent de ce que les livres-guides nous disent. Votre animal à vous est spécial.

Son héritage génétique est identique à celui de ses compagnons de portée, pourtant ils ne sont pas des clones les uns des autres. Ils sont peut être semblables physiquement mais de légères disparités vous permettent de les distinguer, autant en terme de caractère que de morphologie. D'ailleurs, c'est également le cas entre nous et nos frères et sœurs : bien que nous ayons les mêmes parents, nous ne sommes pas semblables en tous points.

Une relation unique au monde

Pour revenir à votre chien, la relation que vous avez tissée est unique : personne n'a les mêmes liens que vous avec votre Milou.
Votre rythme de vie, vos habitudes, le territoire que vous partagez avec lui, le temps que vous lui accordez, les activités que vous menez ensemble, l'affection que vous vous portez l'un à l'autre, les petits rituels que vous avez mis en place avec le temps… sont particuliers. De cette relation sans égal découlent des spécificités : votre animal adaptera son activité à votre niveau d'énergie, par exemple son caractère énergique sera tempéré par votre calme tandis qu'il sera exacerbé par votre conjoint sportif. L'inverse se produit aussi : malgré ses besoins d'exercice, il fait son possible pour s'adapter à votre rythme (parfois avec de grandes difficultés).

Des spécificités qui n'appartiennent qu'à vous

Les comportementalistes, qui travaillent sur la cohabitation homme-animal, accordent précisément une très grande importance au fait qu'il n'y a pas deux situations identiques. Chaque individu a ses traits propres, chaque lien tissé est particulier. Cela est d'ailleurs plutôt déstabilisant pour les personnes qui aiment dire que " tous les croisés sont comme ceci " ou " tous les bergers allemands sont comme cela ". Car avant d'être un chien à pedigree, votre compagnon est un être vivant, avec ses humeurs, son caractère, son histoire et son contexte de vie propres.

Le façonnement de l'environnement sur nos comportements

C'est parce que votre animal est placé dans l'environnement que vous lui proposez, et parce qu'il a fait des apprentissages par le passé, qu'il adopte certaines attitudes au moment présent. On parle de comportements " réponses " face aux stimuli qu'il peut percevoir.
Comme le disait le renard du petit Prince " je serai pour toi unique au monde, et tu seras pour moi unique au monde ". Peu importe que le chien de votre voisin obéisse mieux, soit plus beau ou plus grand ou plus rapide, l'essentiel est ailleurs : il n'y en a pas deux comme votre chien, et votre relation est exceptionnelle.

Laurence Bruder Sergent

Vies et adjectifs de chiens

Dans notre tendance spontanée à projeter sur les animaux nos sentiments humains, nous leur attribuons parfois des traits qui n'existent pas vraiment, selon les scientifiques.

Estimant (à tort ?) que les chiens ont les mêmes préoccupations que les humains, il nous arrive de leur octroyer des luxes dont ils n'ont pas besoin pour vivre : le panier dernier cri (pour qu'il soit à l'aise, certes, mais n'importe quel morceau de tissu confortable lui irait aussi), le collier et la laisse assortis (pour qu'il soit à la mode, peut être ? mais la mode de qui ?), l'alimentation équilibrée au gramme prêt (alors que nous ne le faisons même pas pour nous).

Anthropomorphisme, quand tu nous tiens

Il nous arrive aussi de qualifier nos chiens avec des adjectifs que l'on utilise généralement pour nous-mêmes. Si vous vous intéressez aux propos des comportementalistes, vous aurez noté les distinctions entre jalousie et possessivité, dépression et état d'apathie, attachement et amour.
Au jour d'aujourd'hui (et peut être que les vues auront évolué demain, à la faveur des études qui ont toujours cours), les philosophes, éthologues et autres scientifiques, sans pour autant nier la valeur de nos animaux de compagnie ni les reléguer à une place inférieure par rapport à nous, insistent sur la nécessité d'être prudents au sujet des anthropomorphismes, cette tendance à projeter sur eux nos propres affects comme s'il était évident qu'ils étaient semblables aux nôtres.

Jalousie, déprime, amour ?

Ce que l'on prend pour de la jalousie pourrait fort bien être un désir de ne pas partager son propriétaire avec une autre personne, ou alors une volonté de surveiller les interactions qui se déroulent autour de lui. Il s'agirait alors davantage de " gestion de l'autre " que de crainte qu'il nous aime moins.
L'état amorphe de Milou pourrait s'expliquer par son âge, une maladie, une fatigue momentanée, et même un manque d'activités constant qui a fait de lui un individu très calme.
Dès ses premiers moments à vos côtés, votre chien s'est attaché à vous, et vous a assimilé à quelqu'un de très important pour lui. De là à dire qu'il nous aime… s'il s'agissait d'amour inconditionnel, comment expliquerions-nous qu'un chien puisse passer d'une famille à une autre sans drame particulier ?
Pourtant c'est un pas que nous franchissons allègrement (affirmer que notre chien nous aime) car… il nous fait plaisir !

Laurence Bruder Sergent

Méthodes éducatives et redresseurs de torts

Les méthodes de dressage ou de contrôle du chien sont nombreuses. Tout le monde a un avis sur la question, même ceux qui n'ont jamais eu de chien.

Que vous demandiez leur point de vue à votre voisin, votre boulangère, ou votre beau-papa, vous entendrez souvent autant de variantes que de personnes. La version de " montrer au chien qui est le maître " étant tout de même celle qui revient le plus souvent.

Néanmoins, avant de " soulever et plaquer votre chien au sol " comme l'a conseillé récemment une professionnelle, qui n'a de spécialiste que le nom, à une propriétaire alsacienne d'un jeune chien, je propose que l'on réfléchisse un peu à quelques notions élémentaires, pour envisager son rapport à son chien sous un autre angle de vue.

Le dernier refuge de l'incompétence

Si l'on admet que l'Homme est l'espèce la plus intelligente, comment peut-on accepter de retourner à l'âge de pierres en ce qui concerne nos relations avec les animaux ?
La violence est le dernier refuge de l'incompétence, disait Gandhi. Alors pourquoi croit-on encore qu'il n'y a que par la force que l'on obtient la coopération d'un chien ?
Si l'on tente d'être un peu rationnel et organisé dans nos méthodes, ne peut-on admettre que si une stratégie n'est pas productive, il faut en changer ? Si les coups, les cris, la force, la contrainte, le dressage, la soumission n'amènent pas votre chien à vous respecter, il serait peut être temps d'essayer autre chose.

Super Nanny, un exemple à adapter ?

Le décès de Cathy Saraï a été l'occasion de rediffusion de nombreuses émissions. Honnêtement, pour ceux qui les ont vues, n'avez-vous jamais été agacés par certains gamins que l'on nous montrait à l'écran ? Pourtant la professionnelle des enfants n'a jamais cédé à la colère ou à la force physique.
Cet exemple de manières pourrait être adapté en tenant compte de la nature des chiens : certes, on ne pourra pas verbaliser et leur expliquer pourquoi ils sont punis.
Par contre, nous sommes en mesure de leur signifier par nos comportements qu'ils n'ont pas le pouvoir de nous mettre en colère, que nous ne cèderons pas à leurs agitations, que nous restons calmes, que nous sommes inflexibles et ne nous laissons pas modifier par eux. A condition de le vouloir et de ne pas céder à l'énervement.
Veillons d'abord à nos propres attitudes, avant de vouloir imposer aux chiens de bien se comporter. C'est cela qui nous grandit, pas la soumission de l'autre par la manière forte.

Laurence Bruder Sergent

Faut-il promener son chien tous les jours, même quand on a une maison ?

Un des besoins vitaux de votre chien consiste à dépenser son énergie. Plusieurs promenades quotidiennes dans votre jardin suffisent-elles ?

Que ce soit en vous regardant vivre ou en courant après une balle, en restant à côté d'une personne malade ou en explorant son jardin, votre compagnon à quatre pattes fait constamment fonctionner ses capacités cognitives et physiques, et c'est une nécessité absolue pour lui. Rappelons que dans la nature, les canidés passent leur temps à flairer, observer, écouter, pister, poursuivre, et mettre en action des manœuvres de groupe, donc ils sont actifs durant presque tout leur temps d'éveil.

Les chiens d'aujourd'hui

Dorénavant, nos chiens ont droit à leurs repas sans avoir à activer une stratégie pour les obtenir. Ils ont peu de possibilités d'exploration de nouveaux territoires, d'amusement ou de dépense physique tant que leur maître n'est pas disponible pour leur en proposer.
Ainsi, les heures qu'ils consacreraient à être concentrés et tendus vers un objectif, ils les passent à… attendre que le temps s'écoule. Certains sommeillent paisiblement, d'autres s'occupent avec leurs jouets, et il en est qui s'agitent et commettent des dégâts dans la maison ou le jardin, en l'absence et même en présence de leurs maîtres.
Si l'on essaie d'entrer dans la peau de son chien quelques instants, on peut comprendre que ce désœuvrement constitue un manque terrible.

Un jardin suffit ?

Même si vous disposez d'un jardin, Milou a besoin d'être distrait tous les jours, plusieurs fois. Une promenade est idéale pour cela. Non seulement c'est bon pour votre santé, mais c'est surtout indispensable à son équilibre.
Durant la balade, il va pouvoir flairer tout un éventail de nouvelles odeurs, rencontrer des personnes inhabituelles, éventuellement croiser d'autres chiens, mais aussi des cyclistes, des promeneurs, contempler l'agitation de la ville ou les déambulations des tracteurs à la campagne, etc.
Parce que cela met ses sens en éveil et tout son organisme au travail, c'est bon pour son moral !

Energie à évacuer

Un chien dont l'environnement ne change jamais se replie sur lui-même, devient routinier, dort de plus en plus, est moins joyeux. Celui qui est stimulé à la mesure de l'énergie dont il a besoin selon son âge et sa morphologie, sera plus alerte, plus, dynamique, repus et satisfait de tous ce qu'on lui aura donné comme distractions.
Il n'est pas nécessaire de proposer une heure de jogging quotidien à votre chien de 12 ans ! Par contre, plusieurs promenades calmes et mesurées de 10 minutes lui feront le plus grand bien, physiquement et psychologiquement.
Votre jeune chien de 6 mois a, quant à lui, besoin de faire un maximum de découvertes et son seul jardin ne lui suffit pas : il le connait par cœur !
Quel que soit son âge, une sortie en dehors de son terrain habituel l'amène à s'adapter à l'environnement, mobilise toutes ses facultés, lui fournit les distractions et l'exercice dont il a besoin. Et cela ne peut nous faire que du bien !

Laurence Bruder Sergent

Le chien… source de contraintes et de joies

En ces temps de festivités, il est l'heure de revenir aux valeurs qui nous tiennent à cœur, de se souvenir de ce qui est essentiel à nos yeux.

Les priorités de chacun étant tout à fait personnelles, elles varient en fonction de notre quotidien, des soucis qui se présentent, des évènements plus ou moins heureux qui jalonnent nos vies. De ce fait, notre vision de notre relation avec notre chien peut évoluer sur un éventail d'émotions aussi vaste que de la joie jusqu'au ressentiment.
Côté amertume, il nous arrive de trouver agaçant de devoir sortir le chien alors qu'il fait si froid dehors, qu'il faut d'abord déblayer la neige, bien se couvrir et après la sortie, nettoyer les flaques de glace fondue laissées par les coussinets de Médor. On peut aussi s'énerver de devoir ramasser les poils qui s'éparpillent dans notre habitation, penser à préparer de quoi le nourrir, prendre rendez-vous pour son suivi vétérinaire, l'emmener chez le toiletteur, et ainsi de suite. Que de contraintes pour des humains déjà submergés d'obligations !

Des contraintes, oui…. Mais tant de plaisir aussi !

Certes on pourrait faire preuve de pessimisme et se dire qu'avoir un chien, c'est beaucoup d'embêtements.
Mais les vrais amateurs, ceux qui ont fait le choix d'en adopter/acheter un, ou simplement les personnes qui ont déjà eu la chance de partager un bout de vie avec un chien, savent à quel point la relation avec un animal de compagnie nous enrichit et nous apaise.
Quoi que l'on fasse, il ne nous juge pas, ne nous culpabilisera jamais, ne nous reproche rien. Toujours partant pour une sortie, il se couchera près de vous s'il vous sent triste, posera sa tête sur vos cuisses pour un échange de caresses, vous offrira son regard affectueux et vous suivra aussi loin que possible si vous l'y invitez.

Saisir le moment présent

Même si, c'est vrai, il y a des moments où on regrette de s'être imposé une situation que l'on aurait pu s'éviter, n'oublions pas ces petits et grands bonheurs : ils sont à chérir plutôt qu'à regretter.

Laurence Bruder Sergent

Le chien et la laisse

Colliers métalliques, étrangleurs, à pics ou électriques, les industriels de l'animalerie se déploient pour nous vendre les accessoires miracles, pour une promenade détendue avec un chien qui marche tranquillement à nos côtés.

Du fait de sa cohabitation avec l'Homme, le Chien domestique se retrouve de fait privé de liberté. Il ne peut plus se gérer seul, c'est nous qui décidons de son alimentation, son territoire, son couchage, son apparence, les congénères avec lesquels il a le droit de jouer, etc.

Lors de votre prochaine sortie, observez les colliers et laisses des chiens que vous croiserez en balade dans la rue avec leurs propriétaires. Ces accessoires de contention et de douleur sont-ils appropriés à celui que nous appelons avec aplomb le meilleur ami de l'homme ?

La fin justifie-t-elle les moyens ?

Il est évident qu'il est plus que pénible de devoir faire du ski nautique derrière le chien qui traîne son propriétaire derrière lui. Certaines personnes se retrouvent déstabilisées, jusqu'à la chute, par leur chien à qui personne n'a appris à circuler calmement.

Ce n'est pas pour autant qu'on doit lui faire vivre la douleur pour se venger de ce qu'il nous inflige !

Si vous vous demandez comment faire pour venir à bout de ce problème difficilement supportable, sachez qu'il existe des méthodes éducatives douces et même des accessoires indolores pour ceux qui n'ont ni le courage, ni l'envie, ni le temps de participer à des séances de dressage.

Conseils de base pour une marche confortable

La première chose à faire est de cesser d'avancer tant que le chien vous tracte. Il fera alors l'apprentissage que sa méthode n'est pas bonne.
Il va probablement se déplacer ou reculer d'un pas (comme pour prendre son élan, prenez garde !), pour voir ce que cela suscite comme réaction.
Ne vous laissez pas mettre en colère, gardez votre calme.
Dès que la laisse est détendue, vous pouvez vous remettre en marche posément, tout en félicitant votre chien pour son bon comportement. Par exemple, dîtes " c'est bien doucement ! " afin qu'il associe l'ordre " doucement " avec une marche apaisée.
S'il se remet à tirer, on s'arrête de nouveau, et on ne se remet en route que lorsque la laisse est lâche..

Attendez-vous à ce que cette méthode prenne du temps car votre chien a sans doute acquis une mauvaise habitude que vous voulez lui faire perdre.
Rappelez-vous que la base de la pédagogie est la répétition, aussi faites preuve de patience et si vous ne vous en sortez pas, faites appel à un professionnel. Et refusez que l'on brutalise votre animal par un quelconque moyen, sous prétexte qu'il n'y a que cela qui fonctionne, car c'est faux.

Laurence Bruder Sergent

Quand on s'attache… ou pas

Dès les premières minutes de la rencontre avec son chien, une relation s'installe, un lien se crée, et l'on s'attache l'un à l'autre.

Tout petit déjà, le chiot apprend à reconnaitre sa mère comme quelqu'un d'important. Cela s'explique notamment par le fait qu'en tant qu'être social, notre ami à quatre pattes a absolument besoin de contacts avec d'autres individus, et ce, dès sa venue au monde.
Après quelques semaines à veiller sur eux, la mère s'éloigne de ses petits et les repousse lorsqu'ils sont trop insistants. Elle initie ainsi le détachement, les aide à devenir indépendants en n'étant plus répondante à la moindre de leurs sollicitations.

Hyper attachement

Si les petits sont séparés trop tôt de leur mère ou d'un individu favorisant cet apprentissage, l'étape de l'acquisition de l'autonomie ne pourra avoir lieu. Ils seront donc grandement handicapés pour rester seuls, surtout si les nouveaux maîtres ne s'acquittent pas non plus de cette tâche de séparation. Le chiot passerait donc d'un être d'attachement (canin) à un autre (humain), sans expérimenter l'étape cruciale de l'autonomie. Cette dépendance pourrait entraîner des destructions, des malpropretés, des vocalises […] lorsque l'animal n'a personne à côté de lui.
Il ne faut surtout pas voir dans ces comportements une forme de vengeance, mais plutôt de souffrance émotionnelle qui amène à des activités de substitution.
Un entretien (au moins) avec un comportementaliste s'avère nécessaire pour aider l'animal à vivre mieux la solitude.

Quand l'attachement ne se fait pas….

L'autre extrême se rencontre aussi : certains animaux n'arrivent pas à créer des liens avec leurs maîtres, ni aller à la rencontre d'autrui. Ils sont très indépendants ou très réservés, ne se laissent diriger par personne, décident seuls de leurs comportements (pour peu qu'ils bénéficient de suffisamment de liberté pour cela). Ces chiens sont tout aussi difficiles à gérer car on a peu de prise sur eux pour les amener à coopérer avec nous. Par exemple, pour obtenir qu'ils viennent vers nous lorsqu'ils ne sont pas en laisse, il faut au minimum qu'on les intéresse… et ce n'est pas le cas !
On ne dira jamais assez à quel point les éleveurs doivent veiller scrupuleusement aux interactions sociales entre chiens durant les 8 à 12 premières semaines de leurs vies, car c'est à ce moment-là que les bases essentielles sont posées. Un milieu sans contacts avec d'autres chiens ni humains, une séparation trop précoce avec la mère créée des dommages difficilement récupérables.

Laurence Bruder Sergent

Ce que nous savons d'eux

Les scientifiques sont loin d'avoir exploré toutes les pistes sur les capacités cognitives de nos chiens, mais certains faits sont avérés.

Les chiens sont capables de se mettre en joie au moment où nous les invitons à jouer, ou tout petits lorsque le volume sonore et les mouvements ou agitations augmentent autour d'eux.
Ils changent de comportements quand les situations qu'ils vivent les déstabilisent ou les inquiètent.
Grâce à leurs capacités bien plus développées et mieux utilisées que les nôtres, Ils arrivent à percevoir et parfois anticiper les émotions de leurs propriétaires.

Perception, mémorisation, discrimination…

Les chiens peuvent aussi faire la différence entre ce qui nous fait plaisir et ce qui nous contrarie. Ils adaptent d'ailleurs leurs attitudes en fonction des nôtres.
Ils mémorisent un grand nombre d'informations, qu'ils stockent dans leur répertoire comportemental et qui découlent des expériences qu'ils ont vécues depuis qu'ils sont nés.
Ils peuvent connaître des situations de conflits internes qui les poussent donc à prendre des décisions. Par exemple, si vous présentez en même temps à votre animal de la nourriture de qualité moyenne et son jouet préféré, il devra faire un choix. Cet exercice mental n'est pas accessible à tous les animaux.

Communiquer avec les hommes

Ils savent de quelle manière s'y prendre pour nous faire réagir ! Les propriétaires qui se précipitent pour sauver le chausson chapardé par le chien comprendront à quel point nous sommes prompts à bondir lorsque l'animal s'adonne à certains comportements.
Ils essaient de communiquer avec nous, de faire passer des messages par le regard ou la posture corporelle. Malheureusement, ne maitrisant que partiellement la communication canine, nous n'en saisissons pas toujours les nuances.
Ils adaptent leurs conduites en fonction de celles de leurs vis-à-vis : s'ils sont menacés, ils vont fuir ou se défendre, parfois attaquer. Si on fait mine de leur lancer une balle, ils s'apprêtent à bondir.

Au vu de cette description non exhaustive, on comprend pourquoi le chien est parfois considéré comme un membre de la famille…Cela nous semble évident, et pourtant, l'acceptation scientifique que les chiens ressentent des émotions est assez récente.

Laurence Bruder Sergent

Rentrée scolaire : le chien n'apprécie pas forcément

Pour les heureux chiens qui ont profité de la présence de leurs maîtres durant les vacances d'été, il est possible que le retour aux journées de travail de leurs maîtres, donc à leurs absences, soit déstabilisant.

Des promenades de 3 heures d'affilée, un panier douillet, une gamelle remplie, de beaux jouets, cela lui convient et c'est agréable, mais ce n'est pas ce qu'il affectionne le plus.
Non, ce que préfère votre chien, c'est ne pas être seul. Lorsque l'on est en vacances, on est plus détendu, davantage présent, voire prévenant. C'est cela qui l'apaise car comme pour tout mammifère social, c'est la vie en groupe qui prime. La présence d'un autre individu de la même espèce ou d'une espèce " amie " comme l'Homme, lui procure calme et harmonie, distraction, parfois confrontation. Telle est la vie en société.

Changements d'habitudes, à nouveau

Ainsi, si vous devez renouer avec le chemin du travail ou de l'école, n'oubliez pas de prendre en considération le fait que votre meilleur ami risque d'en ressentir les effets collatéraux.
Quand deux mois auparavant, il a du changer de rythme pour profiter davantage de votre présence (pour son grand plaisir), il s'agit aujourd'hui de l'effet inverse : il doit réapprendre à se gérer tout seul. La plage et les promenades, les odeurs nouvelles et variées grâce aux changements d'environnements, les jeux en famille…sont reportés aux prochains congés.

A chaque saison ses plaisirs

Votre animal a toujours besoin de distractions pour enrichir son quotidien, alors soyez imaginatifs ! Les séances de bronzage sur un transat peuvent être remplacées par la sieste sur le canapé avec Médor à proximité, les parties de foot à l'extérieur continuent tant que le temps le permet, les balades au grand air sont encore possibles les fins d'après midi après le travail et les week-end.
Et puis, pour lui permettre à nouveau de vivre sereinement la solitude de la journée, on le préparera progressivement pendant les derniers jours de vacances à ne plus accompagner toutes nos sorties ou à nous suivre partout au sein de l'habitation, on évitera de le garder sans cesse à côté de nous et on raccourcira les moments de caresses. Tout cela dans l'objectif de l'aider à réintégrer les rythmes de la famille le mieux possible.
Bonne rentrée !

Laurence Bruder Sergent

Quand il nous fait honte

chien visiteur

Par Laurence Bruder Sergent

Chaque propriétaire a un jour connu ce moment où il voudrait devenir invisible ou capable de se télétransporter à mille kilomètres de l’endroit où il se trouve.

Ayant insisté pour emmener votre chien à une fête familiale, vous vous décomposez lorsqu’il se saisit intempestivement de la côte de bœuf qui attendait d’être rôtie pour nourrir l’assemblée. Chez votre grand-mère, il s’est amusé à grignoter ses chaussons préférés pendant que vous discutiez autour d’un thé de Noël et de quelques bredele. Dans la rue, il s’oublie en plein milieu du trottoir à l’heure de pointe et alors que vous avez omis d’emporter de quoi faire disparaître l’objet de ses éliminations.

Même si chacune de ces attitudes est explicable et légitime au regard de la réalité canine, ce sont de douloureux moments de solitude dont tout propriétaire se passerait sans problème. 

Regards critiques de l’extérieur

Ces instants font partie des souvenirs qui ne s’effacent pas vraiment, et la plupart du temps ils nous offrent de bons moments de rires, quelques semaines ou mois plus tard, une fois la honte passée. Il est vrai que pour chacun d’entre nous, notre chien est une petite partie de notre image, celle que l’on voudrait renvoyer lorsqu’il est en notre compagnie et qui nous donne, notamment, une forme de légitimité sur notre capacité à gérer un autre individu que nous-même. Ou pas, puisque malheureusement la preuve est faite que l’on est incompétent, quelquefois, à le canaliser. 

Egos malmenés

La pression sociale, les regards des spectateurs, les remarques acerbes et critiques, peuvent être vécues comme particulièrement humiliantes et attaquer les égos de chacun. L’animal est souvent un miroir des affects de ses humains, c’est pourquoi la personne se sent touchée lorsqu’elle a l’impression de paraître irresponsable ou laxiste aux yeux de sa famille, son entourage ou ses concitoyens.

En plus des conséquences sur l’estime de soi au moment critique, il est aussi vrai que nous sommes responsables juridiquement des comportements de notre animal, au même titre que d’un objet ou d’un véhicule que nous détenons et dont nous devons garantir l’innocuité pour qui que ce soit.

Comment s’en sortir

Finalement, après les plates excuses de circonstances, l’humour est un outil salutaire, le seul qui reste quand aucune autre solution n’est envisageable : impossible de restituer une ressource avalée ni de faire apparaitre miraculeusement un accessoire pour nettoyer le délit. Par la suite, grâce à l’expérience retirée, il faudra utiliser la stratégie de l’anticipation et de la prévention, pour que de telles situations ne se reproduisent plus… jusqu’à la prochaine invention du facétieux quadrupède.

Laurence Bruder Sergent
La source sur vox-animae.com

Entre chiens et humains, cohabiter, cela s'apprend

Les comportements à adopter et ceux à éviter avec les canidés

L'actuelle polémique sur les chiens considérés comme dangereux nous rappelle l'importance de bien (faire) éduquer son fidèle compagnon à quatre pattes, et de bien le connaître et le maîtriser. Mais, si le chien doit être habitué à la vie dans une société humaine, l'homme doit, lui aussi, savoir comment vivre et se comporter avec les canidés.«En fait, c'est une affaire de respect», expliquent Gabrielle Tenud et Plinio Bracelli, éducateurs canins à Genève.«Les maîtres doivent faire attention au comportement de leur chien, tout comme les autres gens doivent veiller à ne pas avoir une attitude inadéquate en présence des canidés.» Et les deux spécialistes d'ajouter: «D'ailleurs, ce n'est pas toujours du chien que l'on doit tout exiger, mais au plus intelligent à s'adapter à l'autre et/ou au contexte.Et, entre le chien et l'homme, c'est quand même le second qui est le plus intelligent, non?»: Soit. Alors, justement, comment se comporter face aux chiens et éviter tous problèmes? Conseils pratiques en fonction de diverses situations courantes (*).

Gesticuler.Le chien peut être surpris par des gestes qu'il peut interpréter comme hostiles.Sa réaction peut être agressive.

Changer brutalement d'attitude. Par exemple: dans un restaurant, des clients, apparemment calmes, sont assis à côté d'un autre client, accompagné d'un chien. Soudain, le comportement des premiers devient excité (euphorie ou agressivité).Comme dans le cas précédent, le chien peut être surpris et risquer de mordre.

Regarder fixement un chien, droit dans les yeux. C'est l'une des choses à ne jamais faire (même si le chien a de beaux yeux)! Et pour cause: chez bien des animaux, le regard direct dans les yeux est perçu comme un signe de défiance. Certains chiens peuvent alors relever le défi et attaquer.

Toucher un chien inconnu.Jamais, surtout s'il s'agit d'un enfant. A moins que vous ne demandiez préalablement l'avis du propriétaire du chien. Et que vous respectiez sa décision!

Caresser un chien inconnu.Vous risquez de le toucher à un endroit sensible ou douloureux pour lui (maladie, accident). De plus, rien ne vous dit qu'il a envie de recevoir des caresses. Le risque est qu'il morde.

Croiser d'autres chiens, lors d'une promenade avec son canidé. Ecartez-vous un peu pour éviter que les chiens ne se frôlent de trop près. Si vous rencontrez un(e) ami(e), lui/elle aussi en train de se balader avec son chien, saluez-vous, mais ne vous attardez pas et passez votre chemin, ou alors poursuivez votre promenade ensemble. Dans tous les cas, ne restez pas immobiles, mais toujours en mouvement. En effet, les canidés vivent en meute, à la tête de laquelle se trouve un mâle ou une femelle dominant(e).Or, une fois arrêtés en un endroit, les chiens vont d'abord se jauger du regard, puis, au bout de quelques minutes, vont vouloir tenter de déterminer qui peut devenir le chef de cette meute de circonstance. En outre, les canidés ayant aussi l'instinct territorial, ils pourraient se liguer pour défendre l'endroit qu'ils occupent, même momentanément.

Réveiller un chien. Une nouvelle fois, s'il est surpris, il peut avoir peur et mordre.

Acculer un chien, même involontairement, contre un endroit duquel il ne peut plus s'échapper. Se sentant «pris au piège», il n'aura plus qu'une solution pour se dégager: l'attaque.

Lors du jogging. N'oubliez pas que les endroits pour les joggers sont souvent des lieux autorisés aux chiens en liberté. Pour éviter tous problèmes, il est recommandé aux coureurs qui croiseraient des chiens en balade avec leurs maîtres, d'arrêter momentanément leur course pour reprendre le rythme de la marche une fois arrivés à hauteur des chiens, le temps de les dépasser tranquillement sans les effrayer et risquer une morsure, puis, quelques mètres plus loin, de reprendre le rythme de la course.

FABRICE BREITHAUPT (tribune de Genève -31 août 2006 )

La source

«Je suis bien éduqué, mon maître aussi»

Animaux Tous les propriétaires de chien ne sont pas à montrer du doigt

En Suisse, on compte 490 000 chiens dont près de 27 000 rien qu'à Genève. Dans notre canton, la concentration canine est huit fois supérieure à la moyenne nationale. Autant dire que les propriétaires de chiens ont un rôle important à jouer dans la prévention des accidents en adoptant un comportement responsable et respectueux d'autrui. Conseils pour une ­cohabitation harmonieuse.

Acheter un chien. Informez-vous sur sa provenance, son caractère, ses aptitudes, ainsi que sur son ascendance et ses conditions d'élevage. En Suisse comme à l'étranger, n'achetez en aucun cas votre animal à quelqu'un qui se présente comme marchand de chiens. Adressez-vous à un éleveur sérieux ou à un refuge de la Société protectrice des animaux (SPA), reconnu d'utilité publique. Soyez conscients de vos futures responsabilités. Posez-vous les bonnes questions (disponibilités, obligations, conditions d'accueil, coûts, etc).

Veiller à sa bonne intégration dans la société. Inscrivez sans tarder votre compagnon à une classe pour chiots (de huit à seize semaines).Poursuivez avec des cours d'éducation pour jeunes chiens (jusqu'à neuf ou douze mois, selon les races).Une fois votre animal adulte, entretenez son éducation en prenant régulièrement des cours. Attention, toutes ces formations doivent être dispensées par des éducateurs canins brevetés dans le canton de Genève.

Connaître ses besoins et ses comportements. Le chien demande impérativement: des contacts réguliers aussi bien avec ses congénères qu'avec les humains; du mouvement (une à deux heures de promenade par jour); de l'occupation (jeux).Une détention adaptée contribue à l'équilibre du chien et diminue ainsi les risques d'accident. Veillez à lui procurer un environnement adéquat. Cris, isolement et coups ont des incidences négatives sur les capacités d'apprentissage.

Savoir maîtriser son chien. Vous ne devez pas laisser votre chien sans surveillance. En promenade, vous devez garder votre animal sous votre contrôle direct. Ce qui signifie que vous devez être en mesure de le maîtriser à tout moment, de la voix ou du geste. Si votre chien ne répond pas de manière fiable à vos rappels, adressez-vous à un éducateur canin breveté.

Les situations à risque L'enfant et le chien. Ne laissez jamais un enfant seul avec un chien, qu'ils fassent partie de la même famille ou non. Un enfant court un risque deux fois plus élevé qu'un adulte d'être hospitalisé à la suite d'une morsure.

Les rencontres en promenade. Lorsque vous croisez des enfants, des personnes âgées, des promeneurs, des coureurs, des cyclistes, etc., arrêtez-vous et rappelez votre chien suffisamment tôt (anticipez!). Prenez-le en laisse ou gardez-le au pied. Ne le laissez pas s'élancer à la rencontre de ces personnes. Un tel comportement est source de désagrément ou suscite la peur. Il peut aussi provoquer des accidents. Les bagarres entre chiens. Si un conflit survient, ne tentez pas de prendre le contrôle de la situation, vous risqueriez de vous faire mordre. Ne prenez pas un petit chien dans vos bras pour le protéger. Le chien resté à terre pourrait sauter et vous mordre.

Le chien de garde. Son territoire doit être clôturé de manière adéquate. Il est utile de signaler sa présence par un panneau, voire d'installer une sonnette à l'extérieur du portail.

Les comportements à risque. Un chien qui grogne, pince, mordille (vous ou quelqu'un d'autre), montre les dents, hérisse le poil ou se raidit, agresse ses congénères, mord. De tels comportements doivent vous alerter et vous amener à consulter un spécialiste. En cas d'accident, reprenez immédiatement le contrôle de votre chien et attachez le. Apportez votre aide à la victime et demandez-lui ses coordonnées. Annoncez vous à la police. Contactez rapidement un vétérinaire comportementaliste..Animaux Tous les propriétaires de chien ne sont pas à montrer du doigt.

La source : Conseils.Laure Piaget schmied - tribune de genève 23/3/2006

Pour une cohabitation harmonieuse entre les enfants et les chiens

Ce site est destiné aux propriétaires de chiens, aux parents ayant ou non un chien, aux enfants, car il nous semble grand temps de donner, rappeler des informations qui pourraient éviter un nombre certain d'incidents par morsure, traumatisant pour l'enfant, les propriétaires et qui a pour "coupable" le chien. En réalité les coupables sont bien souvent les humains adultes.....

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Office vétérinaire fédéral OVF


Le chien dans la société

Les articles qui suivent nous sont gentiment transmis par leur auteur, Liliane Gasparini, qui fut longtemps déléguée régionale Rhône-Alpes pour les chiens visiteurs.
Ils sont publiés régulièrement dans la revue chiens sans laisse dans la rubrique Le chien dans la société.

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Les personnes sans abri et leurs chiens

Nous rencontrons tous, dans nos villes, des personnes qui vivent dans la rue avec leurs chiens. Ces derniers sont pour la plupart calmes et ont une bonne relation avec leur maître.
Chacun d'entre nous s'est cependant demandé si le chien ne rendait pas leur vie encore plus difficile sur le plan matériel et social ? Quelles structures acceptaient de les accueillir ? De les accompagner ? Vers quelle possibilité d'insertion ?

Des acteurs politiques, sociaux et médicaux s'interrogent. Des structures se mettent en place avec, le plus souvent possible, la participation des personnes concernées. Des recherches sont effectuées pour aider à analyser différentes situations. Par exemple, celles qui ont été réalisées par Christophe Blanchard , doctorant en sociologie, et Isabelle Garcia, assistante sociale. Des étudiants de l'École Nationale Vétérinaire de Lyon et leur professeur, Catherine Escriou, ont décidé d'apporter aux chiens des soins médicaux. Birgit Jonceray, responsable de la Maison de Rodolphe, et une équipe de professionnels et de bénévoles, ont mis leur savoir-faire au service de ce nouveau lieu d'accueil, à Lyon.

Qui sont les personnes SDF accompagnées de chiens ?

Il y a des différences entre les jeunes errants (17 à 35 ans) accompagnés de chiens et les personnes SDF plus âgées, qui possèdent également des animaux. Les plus jeunes se retrouvent facilement en groupe. Il n'est pas rare que chacun ait plusieurs chiens, parfois apparentés. Ils fréquentent les mêmes lieux : gares, centres commerciaux, jardins, festivals. Peut-être moins mobiles que les routards des années 70 - ne serait-ce que pour le prix du voyage, surtout avec des chiens - ils sont davantage "fixés" dans les villes.

Il faut de toute façon, pour les rencontrer, établir avec eux une relation de confiance et connaître leurs lieux de vie : squats, accueils de jour, restaurants sociaux, hébergements d'urgence, et agir dans le cadre d'une action bénévole en synergie avec les travailleurs sociaux. Le fait d'être maître-chien a facilité le contact de Christophe Blanchard avec ces jeunes qui lui demandent régulièrement des conseils.

Même si on peut parfois l'imaginer, ce ne sont pas des créateurs conscients d'un nouveau style de vie, mais plutôt les victimes d'un affaiblissement des liens sociaux.

Le chien : un frein pour l'insertion ?

Quel que soit l'âge des personnes SDF, les chiens sont plus ou moins bien perçus par une partie de la population : impression qu'ils sont utilisés pour faire la manche "on voit bien que ces chiens ont l'air malheureux" , surtout si leurs maîtres revendiquent leur liberté de mouvement en affirmant qu'ils "sont heureux comme ça"

Les lois de 1989, 1999, 2008, offrent tout un arsenal de sanctions et renforcent le pouvoir de police des maires pour réglementer les problématiques liées aux animaux. Si le dialogue entre les propriétaires des chiens et les pouvoirs publics est impossible, ces derniers prennent des mesures - amendes, mise en fourrière - dont les répercussions sont importantes pour les personnes SDF : stress, agressivité, dépenses qui s'ajoutent à l'ensemble de leurs difficultés financières.

Leurs conditions de vie les amènent plus ou moins rapidement à consulter les services sociaux. Mais il peut arriver qu'un professionnel de ces services estime qu'il doit accompagner la personne et pas son chien. Et pourtant, "en s'occupant de la bête, ne s'occupe-t-on pas aussi de l'homme ?"

Le chien comme élément de médiation

Pour les jeunes adultes vivant en groupe, le chien représente une marque d'appartenance, un élément régulateur du groupe. Il facilite l'intégration à une communauté, permet de cimenter les rapports entre propriétaires qui établissent un système de relations familiales complexes où les liens de parentés canines sont connus et évoqués lors des rencontres.
Comme a pu l'analyser Christophe Blanchard durant ses enquêtes, les chiots nés des accouplements sont donnés aux membres de la communauté : chacun a un parrain ou une marraine à l'intérieur du groupe. "Je ne suis ici que depuis 4 mois, mais je suis déjà le tonton de tous les chiens".

Pour les jeunes comme pour les plus âgés, la responsabilité du chien a une grande importance et valorise son maître. "Nos chiens sont toujours bien traités et bien nourris". Il n'est effectivement pas toujours facile de trouver tous les jours sa propre nourriture et celle de son compagnon : il arrive que les maîtres se privent pour le chien. Mais c'est parfois aussi la motivation principale pour essayer de sortir de la problématique de l'alcool et de la drogue.
Avec les conseils d'éducateurs, de vétérinaires, d'étudiants vétérinaires qui peuvent compter sur l'appui de l'École, des coopératives, laboratoires et syndicats vétérinaires, un certain nombre d'entre eux tiennent à jour les carnets de santé, vaccinations, vermifugation, identification, soins préventifs et curatifs des chiens. Et lorsque les personnes s'intéressent au bien-être de leur chien, elles se préoccupent aussi de leur propre santé, consultent une infirmière ou un médecin.

Pour les aînés, le chien est souvent le seul compagnon fidèle en toutes circonstances. Il oblige son maître à garder ou retrouver des repères temporels et des liens sociaux. Ce sont aussi des auxiliaires dissuasifs dans un contexte urbain difficile, tout en n'étant généralement soumis à aucun entraînement spécifique de la part de leurs propriétaires. " Lorsque tu dors tout seul dehors, tu es bien content d'avoir tes chiens avec toi. Ils te protègent et surtout ils te tiennent chaud."

Facteur d'insertion ou source d'exclusion ?

Il y a peut-être en chacun d'entre nous des parts plus ou moins conflictuelles de désir d'insertion et d'angoisse devant un changement de vie. Ces conflits sont exacerbés lorsque des personnes sont fragilisées, marginalisées. Les services sociaux connaissent cette difficulté et tiennent de plus en plus compte de la globalité de la personne, dont l'animal fait partie. Ils tiennent compte aussi du parcours individuel de ceux qu'ils accompagnent en les aidant à surmonter les obstacles, les appréhensions, et à trouver des réponses adaptées à leurs besoins spécifiques.

Un des obstacles les plus importants est certainement l'accession au logement. Il semblerait au premier abord que le chien ne va pas faciliter cette accession pourtant indispensable pour la santé, la vie sociale et professionnelle.
Mais le fait d'être responsable du chien peut aussi encourager la personne à entreprendre les démarches nécessaires , avec l'aide d'une équipe de travailleurs sociaux et de bénévoles prenant en considération le rôle du chien. Celui-ci devient alors un moyen d'entrer plus facilement en communication avec la personne, d'obtenir sa confiance et de dissiper ses craintes. Par exemple, travailler avec un éducateur canin sur la place du chien dans un logement fait découvrir au chien et à son maître qu'ils sont capables de s'adapter à des situations nouvelles. On échange des expériences dans des groupes de parole, on apprend à connaître ses droits dans des réunions d'information.(par ex. loi du 09/07/70 : "Est réputée non écrite toute stipulation tendant à interdire la détention d'un animal dans un local d'habitation dans la mesure où elle concerne un animal familier. Cette détention est toutefois subordonnée au fait que ledit animal ne cause aucun dégât à l'immeuble ni aucun trouble de jouissance aux occupants de celui-ci" (avec , en 1999, une restriction pour les chiens de 1ère catégorie).

La maison de Rodolphe

Un nouveau lieu d'accueil vient d'être créé à Lyon. Il fait partie des 37 structures du foyer Notre Dame des Sans Abri qui s'adapte, depuis 1950, aux difficultés des personnes isolées, des couples et des familles. Les bénévoles et les salariés du foyer leur proposent un accueil de jour, des ateliers d'insertion, un accompagnement psychologique, social, médical, professionnel. Quatre hébergements d'urgence sont ouverts à toute personne à la rue et orientée par la Veille Sociale Téléphonique 115.

La Maison de Rodolphe, constituée de 3 bâtiments modulaires, basse consommation, offre 30 places aux familles et 10 places aux "passagers" avec un ou 2 chiens. Ceux-ci sont obligatoirement tenus en laisse, mais non muselés. Ils peuvent passer la nuit dans la chambre de leur maître qui sera fermée dans la journée pour encourager la personne dans ses démarches. Pendant ce temps, les chiens peuvent rester au chenil, ce qui les prépare à de petites séparations et renforce la confiance entre le maître et le chien.

Les "passagers" sont des hommes d'une quarantaine d'années en moyenne. Ils sont accompagnés - non assistés - par les responsables, éducateurs, assistante sociale, infirmière, médecin généraliste, et les "travailleurs pairs" qui valorisent là leur connaissance de l'exclusion. Avec les 15 salariés, beaucoup de bénévoles : vétérinaire, coiffeur, un éducateur canin dont le rôle est de conseiller les éducateurs du foyer qui travailleront ensuite sur les relations avec le chien, et tous ceux qui vont contribuer à créer des liens dans différentes situations : distribution des repas, aide aux devoirs, activités artistiques, salle de jeux, ateliers pour la santé, la gestion du budget...

On tient à accueillir avec dignité la personne et son animal. Chacun respecte volontairement un certain nombre de règles vis à vis d'autrui et de soi- même (interdiction de l'alcool, de la violence et des stupéfiants). Bénévoles et salariés suivent le projet des "passagers" , l'évaluation de leur situation, leurs choix d'orientation, la possibilité d'un logement qui suppose une obligation de ressources et, pour certains, une situation régulière sur le sol français.

Cette vie en collectivité nécessite des concessions importantes, mais librement choisies par ceux qui sont plutôt des solitaires. L'objectif pour chacun est, dans la mesure de ses possibilités du moment, d'être autonome, de se raccrocher au "milieu ordinaire" et de trouver son "mieux- être", ou au moins plus de "bien- être" ...


Le nom de Rodolphe a été donné à la Maison en souvenir de Rodolphe Mérieux, décédé. Le projet de la Maison de Rodolphe n'aurait pu être réalisé sans le soutien de Alain Mérieux qui en a eu l'idée et qui en est le mécène.

Liliane Gasparini

Let's rock'n dog

"Je souhaite que vous soyez saisis comme moi par la Passion-Dogdance et que vous et votre chien ayez beaucoup de plaisir à danser ensemble. De cette multiplicité de petits événements naîtra alors entre vous une grande complicité."

MICAELA KÖPPEL termine ainsi son livre "Dogdance, der creative Hundesport".
En Allemagne, elle conseille des propriétaires de chiens qui souhaitent vivre de manière harmonieuse avec leur animal dans son "École du chien McWolfi" près d'Augsbourg. Elle organise aussi des stages de Dogdance, discipline dans laquelle elle est également juge et compétitrice.

Un stage " vivifiant "

En mai 2009 et 2010, deux groupes de 8 personnes ont pu participer, chacune pendant deux jours, avec leurs chiens, à un stage de Mica au club canin de Seltz, dans le Bas- Rhin. Le 1er jour était consacré aux "Tricks", les mouvements, et aux "Tipps", les conseils ; le 2e jour aux chorégraphies.
L'enthousiasme des stagiaires est unanime :
" Un week- end enrichissant, qui nous remplit d'énergie - beaucoup de remises en question et de perspectives immenses pour progresser et parfaire les apprentissages - C'est une personne très dynamique, qui donne des conseils adaptés à chaque stagiaire - compétente... bienveillante... et de bonne humeur ! "
( Corinne : l'organisatrice, Mireille, Marie- Jo, Martine...)
Les explications, données en allemand par Mica, étaient traduites en français ou en anglais par Corinne et Doris.
(Pour ce qui va suivre, j'espère être aussi fidèle que possible aux propos et au livre de Mica. )

Pourquoi danser avec son chien ?

Ce qui compte pour un chien, c'est de ne pas être seul et d'avoir une activité.
Dans de nombreux pays, les chiens errants défendent leur territoire, structurent leur meute et cherchent leur nourriture. Un chien qui n'a rien à faire s'ennuie. C'est le cas de nombreux "chiens à problèmes" qui s'inventent des activités généralement peu appréciées.

Nos chiens peuvent s'adonner à différentes activités sportives, s'entraîner à mener un troupeau, suivre une piste. L'OBR (traduit souvent en français par obérythmée) offre des "occupations" exigeantes et variées, à la fois physiques et mentales.
Nous sous-estimons parfois leur capacité d'apprentissage. Les chiens-guides d'aveugles, par exemple, comprennent un grand nombre d'ordres, et ils sont aussi capables d'évaluer un danger et de "désobéir" à leur maître quand il s'agit de sa sécurité. C'est le résultat d'un entraînement méthodique, basé sur la motivation.

Toutes les races de chiens peuvent danser, quels que soient leur âge et leur taille, même si tous les chiens n'en ont pas envie. Parmi les 6 chiens de Mica, certains dansent plus volontiers que d'autres.
Il n'est pas nécessaire d'apprendre les mêmes mouvements à chacun. Tout ce qui fait plaisir au chien et ne lui nuit pas est autorisé. On peut laisser libre cours à sa fantaisie et à celle du chien.

La motivation, mot-clé de l'OBR

... et de l'éducation canine et de l'éducation tout court!
Qui dit motivation dit aptitudes, plaisir, concentration et harmonie.
Certains maîtres souhaitent que leurs chiens ne travaillent avec eux que pour manifester leur reconnaissance ou leur sens du devoir. Ces motivations ne sont pas suffisantes.
Tous les animaux sauvages passent du temps à chercher leur nourriture,les êtres humains travaillent pour une rémunération ...
Pour les chiens, ce sont les jeux, les caresses, les félicitations et ... RÈGLE D'OR (Corinne), LA RECOMPENSE DONNÉE EN POSITION, au moment précis où le chien exécute le mouvement indiqué.
Elle sera donnée plus fréquemment en période d'apprentissage, ensuite de manière aléatoire. On évite de l'utiliser comme leurre, pour favoriser la réflexion du chien, sauf dans deux cas: pour apprendre une nouvelle position ou pour faire diversion si le chien a peur de quelque chose.
Elle ne signifie pas que l'exercice est terminé. Elle consiste en "leckere Häppchen", petits bouts variés appréciés par le chien, déduits de la gamelle.
Si le chien n'est pas motivé, ne l'attendez pas, meublez, stimulez-le par le mouvement, jouez avec lui ou faites quelques exercices d'obéissance, apprenez à connaître ce qu'il aime...
Si un chien ne fait pas ce qu'elle lui demande, Mica ne dit pas "non" mais "schade",dommage, et ne récompense pas la correction du mouvement. Tout n'est pas aussi facile qu'on le souhaiterait.
Rappelez- vous toujours que vous travaillez avec un être vivant. Comme pour nous, il y a des jours où les choses vont moins bien et où nos chiens trouvent un exercice ou une chorégraphie particulièrement difficiles. Vous savez que la plupart des exercices exigent beaucoup d'entraînement jusqu'à ce qu'ils soient au point.
On a parfois l'impression que notre ami à 4 pattes n'arrivera jamais à progresser, et puis, tout à coup, tout va mieux. Plus vous êtes attentif à lui pendant ce travail, plus ses mouvements seront sûrs et précis. Faites de courtes séances d'entraînement, avec de petites séquences, en utilisant correctement le clicker.
N'oubliez jamais que c'est votre "Hobby", qui doit faire autant plaisir au chien qu'à vous- même.
"Übung macht der Meister" (C'est en forgeant que l'on devient forgeron !).
Ne soyez pas déçu si un jour vous ne réussissez pas, ça ira mieux la prochaine fois !
Si vous n'y arrivez pas tout seul, faites un stage. Vous vous ferez plaisir et on vous aidera à trouver des solutions.

Le clicker, facteur de motivation

Il est toujours possible de remplacer le "clic" par une exclamation, mais l'intonation ne sera jamais la même !
Pour utiliser le clicker, il est nécessaire de conditionner le chien :

  • En l'habituant au clic / récompense, dans la position de son choix, pendant au moins 3 jours, 1 minute plusieurs fois par jour, dans un endroit calme, sans garder la récompense dans la main.
  • Pendant plusieurs semaines, clic / récompense dans des positions demandées ; si le chien change de position, on le ramène à la position précédente avec une récompense. -Apprentissage progressif de différents mouvements avec le clicker. On peut aussi clicker lorsque le chien propose un mouvement auquel on associera immédiatement un mot.

Mica explique à la fin de son livre comment elle emploie le double-clic : à apprendre et utiliser avec précaution !
Quand le chien maîtrise parfaitement un enchaînement, le clic / récompense peut être mis de côté, mais jamais supprimé.

Les targets ou cibles facilitent certains apprentissages

Ils indiquent au chien la direction ou l'endroit précis où il exécutera des mouvements appris à proximité du maître.
Les cibles sont variées : la main qui peut changer de position et que le chien touche avec son nez ou suit en marchant ; le target-stick qui prolonge le bras et permet au maître de rester droit : on peut fixer un post-it ou une petite balle à son extrémité.
On fait toucher les targets au sol (coussins, sets de table, tapettes à mouches...) avec le nez, la patte, en les plaçant d'abord sur notre cuisse, puis on les fait descendre peu à peu au sol.
Variantes : le chien peut toucher d'autres cibles, avec d'autres parties de son corps.
Ne regardez pas le chien, mais la cible.
Le travail mental du chien est très important , laissez-le réfléchir !

TRICKS et TIPPS : mouvements et conseils. Cette liste n'est pas exhaustive, je donne quelques exemples de mouvements : comme pour toutes les composantes de la chorégraphie, vous pourrez en trouver beaucoup d'autres, décrits et expliqués, dans le livre, les DVD et les stages de Mica.

Le chien qui commence l'OBR connaît les commandements de base . Mica a nommé les mouvements en allemand : il faudra utiliser les mots qui sont employés en France ou choisir les vôtres.
La main comme target :
le chien tourne autour du maître ou d'un objet, sur lui- même, slalom, le chien marche entre les jambes du maître
Les pattes du chien :
lever et donner successivement chaque patte, le chien s'appuie avec les pattes avant sur le bras et regarde par-dessous, tient une jambe ou un objet avec ses pattes, gratte la terre, marche sur 3 pattes et soulève la 4e
avec la tapette à mouches : poser son menton, garder une position, croiser les pattes, pousser
Avec le target- stick :
ramper en avant, en arrière, salut, salut en reculant
Amusants :
se cacher derrière sa patte, bisous, 2 pattes sur 2 pieds, regarder en arrière
rapporter : tirer un tissu et s'enrouler dedans
Sauts variés
en arrière : tout droit, en tournant, slalom
sur 2 pattes : devant, derrière, tourne, sur un objet
autres : s'écarter, en avant, en arrière, sur le côté

Chorégraphie

En Allemagne, il n'y a pas de distinction entre Heelwork, obéissance sur un fond musical, et Free-Style, mouvements variés et travail à distance. Dans tous les cas, la chorégraphie doit être plaisante et précise.
Peu importe que vous choisissiez d'abord le thème ou la musique (écoutez-la souvent ! )pourvu qu'ils correspondent à vous et à votre chien. Soyez attentif aux accessoires et au costume.
Établissez 4 listes parallèles :

  • Chaque séquence de la musique et, éventuellement, du texte
  • Les mouvements : il vaut mieux qu'ils soient peu nombreux et que le chien les connaisse parfaitement
  • Le langage corporel de la chorégraphie, différent de celui de l'apprentissage des mouvements. A travailler séparément, puis ensemble
  • Le plan des déplacements

Il est toujours possible d'utiliser des signaux verbaux !

Mica donne de nombreux conseils concernant les positions du début et de la fin de la chorégraphie, son orientation : vers les juges et le public que l'on regarde, en souriant ! l'utilisation du terrain : éviter le bord et ses facteurs imprévisibles (enfants, chiens, nourriture... ) ; les demi- tours, les déplacements, les critères des juges, les entraînements de base, de mouvements, de séquences et de chorégraphie, le contrôle des signaux verbaux et de l'attention ...

MICAELA KÖPPEL a toujours vécu avec des chiens (son père éduque des chiens pour l'armée). Son mari et elle ont 2 enfants... et 6 chiens, parfaitement éduqués.
Elle a suivi de nombreuses formations : "Tierheilpraktikerin" (soins aux animaux par l'homéopathie et les médecines alternatives), psychologie canine, chiens de thérapie, sports canins ...
Elle est éducatrice professionnelle dans les 2 centres qu'elle a créés : "Rock'nDog" et "Dogdance-Studio", où elle assure différentes formations.
Elle estime qu'on n'a jamais fini de se former.

Liliane Gasparini

Gestion de la nourriture

Quelques conseils utiles pour un futur chien visiteur, mais aussi pour n'importe quel chien agréable en société ...Lire la suite ...

Laurence Bruder Sergent

Comportementaliste, Directrice d'Operrha Grand Est, auteur des livres "la cause des chiens ", "mon chien est quelqu'un de bien " et co auteur de "j'éduque mon chien moi-même //",

sites :

www.vox-animae.com/
www.comportement-canin.com
www.formationcomportementaliste.com
www.boutiqueducomportementaliste.com


et toute l'actualité en temps réel sur...
http://comportement-canin.over-blog.com/

chien visiteur, Laurence Bruder Sergent