ACTUALITÉ 2022 DE NOS
CHIENS VISITEURS

le chien visiteur , visites 2022

01 - JANVIER - Visites chien visiteur
02 - FÉVRIER - Visites chien visiteur
03 - MARS - Visites chien visiteur
04 - AVRIL - Visites chien visiteur
05 - MAI - Visites chien visiteur
06 - JUIN - Visites chien visiteur
07 - JUILLET - Visites chien visiteur
08 - AOÛT - Visites chien visiteur
09 - SEPTEMBRE - Visites chien visiteur
10 - OCTOBRE - Visites chien visiteur
11 - NOVEMBRE - Visites chien visiteur
12 - DÉCEMBRE - Visites chien visiteur





20/01/2022, Rillieux, CDJ Les Verchères

Françoise avec Mousse

Le froid a cédé, mais place à une bruine à peine plus chaude, et à la gadoue … Pas possible de s’éterniser à renifler longtemps entre descendre de voiture et sonner déjà à la porte du centre. Trois enfants aujourd’hui avec les deux référentes, je n’ai encore jamais rencontré le quatrième.

Mousse est toujours aussi enthousiaste, mais les enfants ne sont plus effrayés et j’ai droit de la détacher très vite. L’enfant qui a loupé une séance a tendance à l’appeler Oki, mais il se débrouille assez bien. L’un des deux autres est vraiment à l’aise et obtient facilement ce qu’il demande, à une nuance près : un assis s’affaisse très vite en couché, mais ça ne gêne personne.

L’autre reste craintif et attiré en même temps … Sa tactique s’avère contre-productive : avec la protection du gant, il balade sa main au niveau du museau de Mousse, qui constate qu’aucune friandise ne lui ait offerte … et comme l’enfant réitère souvent, Mousse en vient à considérer cet enfant comme un élément de décor neutre, donc les appels de cet enfant, comme Chante, tombent dans le vide d’autant plus que Mousse est bien branchée sur son camarade … J’essaie, sans réel résultat, de lui expliquer qu’il faut parler à Mousse pour qu’elle le regarde avant de donner un ordre et récompenser après …

L’enfant le plus à l’aise sait bien communiquer avec Mousse, l’une des référentes essaie parfois de donner l’attention à un autre enfant, mais presque passive, elle n’implique pas réellement Mousse et surtout elle n’observe pas réellement le « débranchement » du premier enfant. L’autre référente a davantage de résultats, avoir elle-même un chien doit aider, mais surtout elle sait attirer Mousse en intervenant activement. Avoir deux oreilles ne permet pas à un seul cerveau de se mobiliser en deux actions requises : chacun son tour … difficile pour les enfants et parfois les adultes.

La boîte à fromage permet aux trois enfants tous à leur tour de profiter de Mousse. L’enfant craintif balade un sopalin sous le nez de Mousse, je lui explique que le bruit du papier ne lui est pas familier et que les chiffons sont plus efficaces ...

Après les jeux pour lesquels Mousse dépense fort peu d’énergie, travailler quand tout vient gratuitement ? on s’oriente vers la promenade en laisse. Dehors, ce n’est pas accueillant aujourd’hui, donc en intérieur. Faire un tour du service en sortant de la salle, cela inquiète Mousse, je l’accompagne rapidement pour l’aider. Faire le tour dans la salle autour d’un îlot de placard à jeux, ce serait plus acceptable pour Mousse … mais l’enfant doit apprendre que tirer la laisse n’est pas la bonne solution, l’inertie de Mousse est bien là. Je remplace la laisse courte par une laisse d’un mètre et j’explique : il faut parler à Mousse, lui dire Viens, lui montrer la friandise … Il demande à Mousse : Qu’est-ce que tu veux faire ? Je lui explique qu’au contraire, c’est lui qui doit être décidé sur ce qu’il veut faire. L’enfant cède une grosse friandise avant de s’être vraiment éloigné, dommage ! Mais cet enfant écoute et tient compte des encouragements, je lui confie plusieurs friandises avec consigne de les donner après le retour … Et il réussit trois fois !

On peut se dire qu’un chien qui « rate » les exercices n’est pas adapté aux visites, mais la gentillesse de Mousse compense sa timidité dont les enfants doivent tenir compte, les phases d’apprentissage sans se décourager … ce sont des situations proches des enfants. Mousse offre volontiers son ventre aux caresses et adore le jeu couché-pas bougé-friandises sur les pattes … L’enfant à l’aise m’aide à accrocher la grande laisse double et nous rentrons doucement. Mousse a bien travaillé !

Françoise

19/01/2022, Lyon, HDJ dépendant de St-Jean de Dieu, enfants

Françoise avec Oki

Aujourd’hui il fait froid, moins qu’hier cependant, mais sec … Les trois enfants et les deux référentes sont là. Dans le hall avant d’entrer dans la salle, l’enfant qui parle a une attitude assez ouverte : il essaye de caresser le dos d’Oki, mais il faudrait qu’Oki ne bouge pas et ne tourne absolument pas la tête, difficile au moment de la rencontre, Oki sans être exubérante bouge trop pour lui. La petite fille est toujours ailleurs et prête à partir n’importe où … Le deuxième garçon est encore cette semaine très perturbé, réclamant à la fois un câlin à la référente et se débattant pour exprimer sa contrariété. Comme la dernière fois, on commence par la balade.

Dehors, le premier garçon ne veut pas tenir la laisse, mais me pose énormément de questions : pourquoi Oki sent-elle les feuilles, les cailloux, la route ? … L’autre garçon a saisi la laisse courte d’office et l’effet bénéfique est toujours bluffant. La petite fille a envie de courir …

Notre étape rituelle, le banc. Le premier garçon continue d’être très intéressé, il demande à Oki de s’asseoir, de se coucher, de donner la patte, de chanter … ces ordres sont plus ou moins bien suivis, les récompenses tardent à venir parce que l’enfant n’ose pas, mais il a sa méthode : il lui demande d’ouvrir la gueule (la bouche, dit-il) et il lui lance la friandise. Oki la rattrape parfois au vol et l’enfant jubile. L’autre garçon rit en observant, puis lance aussi les friandises. La petite fille reste ailleurs. Je repropose au premier enfant la laisse d’un mètre fixée à ma laisse double, il la prend un moment, puis quand on redémarre, il préfère me la rendre et partir devant … J’ai toujours mon fidèle conducteur avec la laisse courte. Oki abuse de la situation, plus que d’ordinaire en tout cas, s’arrêtant à sa guise, à droite, à gauche, alors je reprends la laisse double au plus près de façon à lui signifier une (relative) exigence de marche au pied … Oki obtempère sans problème : fallait le dire, quoi !

De retour dans la salle, le premier garçon part au fond de la salle : qu’on ne me parle plus ! Le deuxième manifeste de nouveau sa contrariété, presque agressif parfois si on essaye de le convaincre … et la petite découvre les jouets couineurs que j’ai apportés (on avait remarqué qu’elle était sensible au son), du coup ça déride ces deux enfants : un cochon jaune au son grave (hérissé de pseudos piquants) sujet d’observation de la petite, qui remarque assez vite qu’en posant son doigt sur le tube de sortie de l’air, le cochon reste muet … un canard bleu au son mi-grave assez désagréable en soi passionne le garçon. Si on pose une friandise sous le cochon, Oki pose sa patte dessus pour le déplacer et le cochon couine … du moins dans les premiers essais, car ensuite, Oki le pousse sans bruit.

L’autre garçon est resté au fond de la salle … Comme Oki est assez indifférente aux couineurs, elle va de temps à autre rendre visite à l’enfant, d’un pas mesuré sans s’approcher complètement, mais l’enfant se lève illico et s’échappe en se rapprochant de nous, je perçois que la crainte est en train de se muer en jeu … Oki n’insiste pas trop, mais stimule l’enfant qui commence à s’amuser sans l’avouer.

La petite fille semble apprécier de plus en plus le remplissage de la boîte aux quatre couvercles, le couvercle à glissière est contrariant, mais elle s’applique … L’autre garçon accepte un peu de remplir l’autre jeu, mais ne le dépose pas à terre et ne regarde pas ce qu’en fait Oki. Je propose de placer une grosse friandise de poulet sec dans une seule case du jeu, mais l’enfant est très très contrarié de cette innovation. Oki quant à elle vérifie les quatre cases sans se précipiter. Effet nul pour Oki, voire négatif pour l’enfant.

On se dit au revoir dans le hall, la petite fille est ailleurs, le garçon qui se charge toujours d’apporter la gamelle d’eau et de la remporter fait un signe pour dire au revoir, encore contrarié ? Difficile à dire … Mais l’autre garçon semble retrouver son attitude positive, il me dit au revoir, puis s’enhardit à poser la main sur la tête d’Oki, je lui explique qu’elle ne bouge plus parce qu’elle est fatiguée, il remarque qu’elle a bougé l’oreille, j’explique encore qu’elle est chatouilleuse ! Étonnant petit garçon !

Concernant le groupe ados, le premier vendredi de janvier a été réservé à une prise en main du groupe, donc sans intervention de chien. Puis, de nombreux éducateurs étant concernés par le covid, le groupe a été suspendu en attente de retrouver un effectif suffisant d’encadrants … et un nouveau vendredi de reprise reportera alors la première intervention d’Oki. On fait comme on peut …

Françoise

13/01/2022, Lyon, CHRS de l’Armée du Salut (Cité de Lyon)

Françoise avec Mousse

Ciel gris, mais toujours froid ! Au moment de partir, Mousse déjà en voiture, JC me hèle : en dépouillant le courrier, une prune (90 au lieu de 80 lors d’un retour avec la famille : il ne faudrait pas se distraire !), mais se croyant sans doute autorisée à sortir, voilà Oki qui s’élance dans le jardin … Zut ! c’est le créneau horaire des biquettes et poulettes (en alternance avec les chiennes !). J’entends la panique dans la voix de JC, j’observe que ma chienne a réalisé le problème, s’est éloignée et attend calmement. Côté biquettes, elles ont bien repéré la chienne intruse dans leur pâture … visiblement elles aimeraient y aller voir de plus près et la provoquer, question de caractère caprin ! Le temps que je récupère mes clefs, que je rouvre mon portail, que j’aille chercher une laisse dans la maison pour Oki, JC contrôle les biquettes avec ce qu’il a trouvé sous la main, une rallonge de pulvérisateur et plus ou moins facilement les guide pour libérer l’accès à la maison (c’est lui le grand manitou des biquettes). Je n’ai pas vu de poules impliquées, c’est déjà ça. Avant que je l’ai rejointe, Oki s’élance vers la porte de la maison et je l’encourage d’une voix détendue (question de confiance bien réelle en fait) : elle s’engouffre dans la maison. La plus coquine des biquettes a bien essayé de la court-circuiter, mais trop tard ! Comme quoi il est prudent de prévoir large avant une visite … et comme la circulation est toujours très réduite, j’arrive quand même en avance, sans me presser. J’en retire une satisfaction sereine pour Oki …

J’ai emmené Mousse, d’abord pour la présenter aux résidents du CHRS qui ont déjà rencontré trois fois Oki, ensuite parce qu’initialement, une première visite était prévue pour Oki avec les ados le lendemain et c’est trop tard pour modifier le roulement … Je sais que Lyon risque de l’impressionner, mais je suis détendue (l’épisode précédent ne m’a pas ébranlée, au contraire même) et je sais que la petite rue où je me gare est particulièrement calme. Il suffit juste de tourner le coin du pâté de maison et longer brièvement l’axe principal où évoluent les tramways. Mousse marque nettement le passage d’un premier tramway, puis deux autres qui se croisent, mais on évite la panique, c’est bien.

Comme les autres fois, les personnes à l’accueil ne sont pas du tout au courant de l’activité … une encadrante qui nous a déjà rencontrées se présente rapidement, m’installe dans la cafeteria et m’offre un café : un fois franchi le poste des cerbères, c’est détendue que je sors le matériel. Jeux simples (disques et jeux 6 et 8) pour Mousse, je la guide vers les toilettes voisines et remplit la gamelle au lavabo …

Comme les autres fois, les encadrants se succèdent de façon épisodique, Mousse apprécie la première, mais … les résidents impressionnent Mousse : c’est l’hiver donc grands manteaux, hautes statures de personnes de passage donc debout, souvent vêtues de noir … certaines personnes sont craintives, j’explique que c’est Mousse la plus timide et même inquiète ! Mousse reste stressée, elle n’accepte que mes friandises, recule devant celle des résidents, refuse les jeux et se frotte contre moi comme un enfant dans les jupes de sa mère (je suis en pantalon) …

Alors ne lésinons pas, je sors le fromage et bientôt avec beaucoup de précautions, Mousse accepte l’offrande d’un résident. Celui-ci est pourtant entré dans la salle de façon remarquable : un sac à dos et plein de sacs en plastique dans les bras, en short et tongs avec une voix joviale … il se révèle patient et malin : avec le fromage, puis des tentatives mesurées avec les friandises, il apprivoise Mousse. Un autre résident a déjà rencontré Oki et cherche sur son téléphone les photos qu’il a prises alors, puis lui aussi commence à apprivoiser Mousse … ces deux résidents me rendent un grand service pour la progression de Mousse. J’explique que le cadre est très différent de ce que connaît Mousse, un peu comme une personne qui débarque dans une gare inconnue … ils sont bien placés pour la comprendre et surtout extrêmement bienveillants.

D’autres résidents se contentent de rester assis, mais on parle de façon détendue et une résidente réussit à approcher Mousse, sa voix compte sûrement.

Quand Mousse comprend que la séance est terminée, elle m’accompagne avec calme. Retour à la maison, détente dans le jardin avec la copine, puis un bon dodo à l’intérieur avant la gamelle … Mousse reste une chienne émotive, la séance a été fatigante pour elle, mais le travail de ces résidents est vraiment positif ! Merci à eux.

Françoise

12/01/2022, Lyon, HDJ dépendant de St-Jean de Dieu

Françoise avec Oki

Il fait froid ! Ciel dégagé et circulation très fluide à l’aller comme au retour, conséquence probable du télétravail … J’ai appris aujourd’hui que l’intervention prévue vendredi avec le groupe ados est impossible : trop d’encadrants absents positifs ou cas contacts. Ce n’est que partie remise. Pour moi, ces annulations ponctuelles me rappellent quand élèves, nous apprenions l’absence d’un prof … petite liberté accordée par le hasard qui nous plaisait bien ! Aujourd’hui, ma semaine prévue chargée s’est allégée et on commencera ensuite dans de meilleures conditions.

Les deux référentes sont bien là, deux enfants seulement : la petite fille et le garçon « muet ». On expérimente un nouveau processus : promenade d’abord, puis jeux dans la salle et bilan. Je pose juste mon matériel et nous voilà partis.

Cette nouvelle organisation déroute le jeune garçon qui est très contrarié. Il l’exprime en protestations gestuelles et mimiques faciales, en particulier il soulève et tire la laisse courte dans tous les sens. Je le tempère en paroles, mais Oki semble s’en ficher royalement … sauf éventuellement le suivre plus correctement, car ensuite, quand l’enfant est calmé (assez rapidement, effet magique de la promenade), Oki suit son rythme habituel s’arrêtant ici ou là pour renifler une odeur sympathique ou pour marquer son passage … l’enfant s’accommode des irrégularités d’Oki en l’attendant paisiblement. Alors je fais avancer Oki sans insister !

Enfant « muet » ? pas vraiment aujourd’hui ! Nous sommes arrivés au banc-étape où les enfants aiment s’asseoir, j’ai pensé à emporter un petite provision de friandises, l’enfant est maintenant hilare et si nous ne comprenons pas son langage, ce n’est pas faute de babiller !

La petite tient à peine la laisse avec l’infirmière, mais préfère courir en tenant la main des deux référentes, elle aussi est pleine de rires et de conversation qui nous échappe … Elle a un réel plaisir à mouvoir son corps dehors et le reste lui est indifférent.

De retour dans la salle, on utilise la boîte aux quatre couvercles, les disques et le jeu 7. Pour ce dernier, une des manettes a cassé (probablement dans un rangement trop rapide), alors en perçant la petite trappe et en l’équipant d’une ficelle, le jeu fonctionne toujours et même mieux, car Oki maîtrise parfaitement l’usage des ficelles à tirer (sans cette réparation, la pauvre s’énervait sur la trappe devenue inaccessible).

Je constate que grâce à la stimulation de l’infirmière, la petite fille s’applique à replacer l’un des couvercles. Ensuite, elle participe un peu pour déposer le jeu à terre, mais se désintéresse de l’activité d’Oki qui vide le tout en un instant … soit elle se balance, soit elle pose ses pieds sur sa chaise, accroupie ainsi sur l’assise, soit elle part en exploration dans la salle, tapotant les armoires vitrées, ou manipulant un porte-manteau qui l’intrigue (là mieux vaut intervenir pour qu’elle ne se blesse pas). Plusieurs fois, des friandises sont tombées de la trousse qu’elle tenait, je ne saurais pas dire encore si c’est intentionnel ou fortuit, mais Oki est très attentive à la demoiselle … Les peluches ne l’intéressent pas, mais les sons semblent capter son attention, j’apporterai des jouets couineurs de différentes tonalités, on verra l’effet canard ou cochon, plus grave que le classique pouet-pouet ! Le garçon au début refuse de remplir les jeux, puis il accepte et il poursuit en riant beaucoup et en vocalisant soudain très volubile, bien qu’incompréhensible.

Quand on décide de faire un court bilan pour clore la séance, nous avons des difficultés à nous entendre, car l’enfant « muet » s’exprime maintenant avec force ! Sa camarade aussi, mais moins fort, une sorte de litanie plutôt paisible. Lui semble tout étonné quand la référente lui demande de baisser le volume ! Je fais remarquer à la référente qu’aujourd’hui nos jeunes amis se sont vraiment exprimés !

Françoise

11/01/2022, St-Cyr au Mont d’Or, FAM Les Cabornes

chiot golden retriever avec son harnais 180325
Françoise avec Mousse

Froid, mais sec pour le moment … Je n’ai pas apporté de jeux, je compte sur le capital caresses dans notre déambulation.

Recherchant dans les comptes rendus anciens, je retrouve une visite préparatoire mi-avril 2016, puis une première visite en juin de la même année avec Pomme et Lily. Mousse y a débuté début avril 2018 peu avant ses 3 mois … c’est dire si la miss connaît bien l’endroit, elle en frétille de joie dès sa sortie de voiture, et c’est dire si les résidents se souviennent du chiot qu’elle était ! Mousse aura 4 ans dans deux jours alors le gabarit a changé, mais certaines résidentes l’appellent encore « mon bébé » !

Nous parcourons les différents appartements, deux à l’étage, puis quatre au rez de chaussée. Au début, peu de personnes, ou occupées à la collation, mais de plus en plus, nous entraînons des résidents dans notre sillage …

Une résidente très fidèle tient Mousse avec moi dès le début. La dernière fois, j’avais oublié la laisse courte et je m’étais aperçue que la laisse double lui faisait bien plus plaisir et se révélait aussi beaucoup plus pratique : j’ai donc opté pour ce système simple !

Une autre résidente parmi nos fidèles avait marqué une distance depuis la disparition de Dickens, mais depuis la rentrée, elle a accepté la situation et elle reprend assidûment l’accompagnement des visites …

Beaucoup de résidentes et des résidents aussi expriment leur plaisir de voir Mousse avec beaucoup de bienveillance … Des caresses, de douces paroles et Mousse reçoit les friandises avec calme.

Une résidente plus récemment arrivée se penche sur Mousse et voudrait la prendre par le cou : Mousse recule, c’est normal … la résidente nous suit d’appartement en appartement et la résidente comprend peu à peu, en douceur pour elle, comment apprivoiser Mousse, ses mouvements sont devenus plus déliés, moins invasifs … et Mousse se prête à ses caresses : l’échange est fructueux en plaisir de part et d’autre.

Dans le dernier appartement, Mousse a retrouvé la plupart de ses fidèles, une grande famille accueillante …

Et nombreuses sont les résidentes qui me demandent des nouvelles de Christine, tout en nous souhaitant une bonne année et donc une bonne santé !

Françoise

06/01/2022, Rillieux, CDJ Les Verchères

Françoise avec Mousse

Il fait froid et grand soleil ! Mousse reconnaît bien les lieux, elle cherche peut-être aussi ses copains et collègues de travail … toujours est-il qu’elle frétille de joie en entrant dans la salle ! Aujourd’hui, deux enfants avec les deux référentes, les deux autres concernés par l’activité sont empêchés comme cas contacts.

Ces deux enfants ont déjà rencontré Oki et ils découvrent donc Mousse. Comme elle frétille et que son gabarit est plus lourd, ils sont un peu en retrait et je la garde attachée … le temps qu’elle soit moins imposante. Quelques friandises plus tard, la laisse est symbolique, puis enlevée avec l’accord des enfants …

L’un des enfants préfère utiliser un gant pour donner les friandises, l’autre est plus à l’aise. Nous passons un moment assez long d’échange sur la comparaison entre Oki et Mousse, avec distribution de friandises, brossage et caresses : Mousse adore qu’on lui grattouille les reins ou même le ventre … Puis on passe aux jeux 6 et 8, puis les disques : j’explique qu’il faut aider Mousse à bloquer les disques qu’elle pousse du nez jusqu’à trouver un obstacle bienvenu qui l’aide à soulever le disque pour récupérer la friandise.

Les enfants apprécient bien Mousse ! Elle aboie sur ordre avec application, ce qui les met en joie. Une fois dehors, Mousse va flairer partout pour reconnaître le jardinet qu’elle connaît, les jeux ont été sécurisés et sont de nouveau accessibles, mais ce sera plutôt balle (qu’on essuie à chaque fois) et promenade en laisse …

Je recommande de récompenser Mousse à chaque rapport de façon à la fixer sur l’enfant aux commandes, l’une des référentes semble penser, de façon un peu négative, que Mousse travaille pour la récompense, je lui explique que d’une part, elle-même est payée pour son travail (moi non, mais c’est plutôt rare), que d’autre part, dans une phase d’apprentissage incomplètement consolidée, c’est encore nécessaire (les interruptions dues au covid ont aussi ralenti les acquisitions) et qu’enfin, pour que la chienne rapporte à l’enfant et non à moi, il faut bien que l’enfant soit attractif … Nos chiens se prêtent à beaucoup de personnes, ils se partagent facilement, au contraire d’un chien d’un seul maître, mais il faut amorcer l’intérêt !

Mousse a bien conquis les enfants et se couche encore sur le dos pour obtenir des caresses supplémentaires ...

05/01/2022, Lyon, HDJ dépendant de St-Jean de Dieu

un Siberian Husky en salle d'attente
Françoise avec Oki

Le temps est beau enfin, car le froid revient … Oki reconnaît les lieux, puis nous attendons à l’intérieur.

L’une des référentes est absente (en formation), mais remplacée par un éducateur déjà rencontré : lui a précédemment observé Mousse et découvre Oki aujourd’hui. Deux enfants seulement, les deux garçons.

J’ai entendu la voix de l’enfant qui parle dans l’escalier et comme je sais qu’il est toujours plus coopératif avant d’entrer dans la salle, j’ai bien l’intention de profiter de cet instant propice. Se dire bonjour, tenir la tête d’Oki (en douceur bien sûr) pour qu’il s’enhardisse à caresser son dos, discuter avec lui … Il l’appelle le chien mystère, parce que je n’ai pas prévenu du choix pour aujourd’hui, entre Mousse et Oki, et apparemment, il est très content que ce soit Oki …

L’autre enfant tient avec précaution la gamelle pleine d’eau, et ce n’est pas une mince affaire à cause d’un problème de clefs. Puis nous entrons … le premier enfant rejoint le fond de la salle évidemment !

L’enfant muet reste un peu lointain pendant toute la séance à l’intérieur … un déménagement est prévu dans sa famille et depuis qu’il le sait, depuis plusieurs semaines, on voit qu’il est préoccupé : il refuse de participer et son sourire est beaucoup moins présent … sauf en balade heureusement. Il a accepté de venir choisir une trousse ou un porte-monnaie de friandises : il a choisi le jaune, mais ne donne aucune friandise à Oki. Les jeux ne le stimulent pas non plus, malgré les sollicitations bienveillantes de l’infirmière …

L’enfant parlant va-t-il participer ? J’ai apporté les jeux 7, 13 et 11, plus les disques 18. Dans un sachet, toutes les pièces mobiles des jeux … et je laisse les référents et les enfants les assembler. Je tiens Oki en laisse et l’enfant vient participer au montage … Ensuite, il est très fier de lancer fermement : « Joue ! ». Au début, je garde la laisse, puis je la lâche : Oki n’essaie pas d’approcher la zone sensible de l’enfant qui focalisé sur le jeu,  ne s’en inquiète pas. L’enfant est partagé entre son attrait évident pour la chienne, mais aussi sa crainte … quand il lance une friandise qu’Oki gobe directement dans sa gueule, il est ravi ! Je lui explique que le terme « gueule » est le terme qui convient pour un animal et que ce n’est pas un gros mot … lui préfère « bouche » : difficile de manier un mot qu’il utilise d’habitude en provocation quand il est en colère !

On joue aussi à faire chanter Oki, mais pour elle, la reprise ne la rend pas très bavarde ! Il faut absolument qu’on s’entraîne … Et puis, couché, pas bougé, la friandise sur la patte, je conseille à l’enfant de lancer la friandise au plus près : Oki qui a compris le manège ne se relève pas et attend qu’on recommence !

Le jeu 7, puis le 13 avec un essai pour intéresser son camarade, le 11 n’intéresse plus personne, les disques si … on décide d’une promenade et c’est enfin le sourire du garçon muet.

La température a bien baissé ! Mais cette promenade a ragaillardi tout le monde. La séance a été très positive pour le jeune garçon « parlant ». Il avait beaucoup de questions avant la séance, questions qu’il avait posées à l’infirmière … il demandait en particulier quand j’ai commencé avec elle. Je propose donc aux référents de lui montrer sur le site des photos d’Oki chiot. Je donne à l’enfant la carte postale de tous mes chiens visiteurs qui porte l’adresse du site car ils me disent qu’il pourra regarder à la maison … Comme nous continuons de converser sur cette séance, une sorte de debriefing, Oki est allongée de tout son long : elle sait bien qu’on a fini le boulot et elle se repose. L’enfant est assis sur la chaise proche et approche timidement ses doigts de la fourrure de l’épaule, Oki relève à peine la tête, suffisamment lentement et si peu, que l’enfant n’est pas freiné dans son élan … Et l’enfant reprend sa caresse toute hésitante et si légère.

Une fois tous sortis de la salle, au lieu de partir en courant comme souvent, l’enfant me dit posément « au revoir », puis parce que l’éducateur lui demande, il ajoute « merci » …

Françoise
Bonne année 2022 des chiens visiteurs
calendrier chien visiteur 2022

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