ACTUALITÉ 2022 DE NOS
CHIENS VISITEURS

le chien visiteur , visites 2022

01 - JANVIER - Visites chien visiteur
02 - FÉVRIER - Visites chien visiteur
03 - MARS - Visites chien visiteur
04 - AVRIL - Visites chien visiteur
05 - MAI - Visites chien visiteur
06 - JUIN - Visites chien visiteur
07 - JUILLET - Visites chien visiteur
08 - AOÛT - Visites chien visiteur
09 - SEPTEMBRE - Visites chien visiteur
10 - OCTOBRE - Visites chien visiteur
11 - NOVEMBRE - Visites chien visiteur
12 - DÉCEMBRE - Visites chien visiteur





30/06/2022, Lyon, un hôpital de jour dépendant de St-Jean de Dieu

deux chiens visiteurs, un husky et un golden retriever

Une visite pour se dire au revoir jusqu’à septembre …

Françoise avec Mousse et Oki

Il a été décidé d’organiser une visite pour dire au revoir aux enfants, en particulier un adieu à un enfant qui ne sera plus là l’an prochain et je ne fais aucune visite en été à cause de la chaleur (d’ailleurs la période de canicule aurait certainement obligé à une annulation) … Mon pied s’améliore, heureusement ! L’interruption m’a paru si longue ! J’ai décidé d’emmener mes deux chiennes ensemble, une première.

En attendant au frais à l’intérieur, personne dans le couloir et la salle d’attente, des personnes du pôle administratif viennent à leur rencontre, les deux se précipitent pour des caresses ... mais aucun enfant, j’observe le comportement de mes chiennes :
Mousse qui habituellement est toujours plus ou moins vigilante se couche rapidement très calmement, la présence d’Oki la rassure très certainement …
Oki habituellement très calme se demande pourquoi on change l’organisation et regrette l’absence d’enfants venant la caresser : plus agitée, elle ne tient pas en place et vocalise dans les aigus !

Quand les trois enfants arrivent, ils sont ravis de voir Mousse et Oki en même temps et par la suite, chaque chienne évolue bien à l’aise indépendamment … sauf quand une friandise est lancée, Oki est toujours bien plus rapide et Mousse toujours respectueuse d’une « priorité absolue » d’Oki qu’elle accepte depuis toujours.

Je n’ai pas apporté de jeux par commodité, mais beaucoup de petites trousses à friandises et fromage, cela suffit bien !
Les deux encadrantes et les enfants me font la surprise d’un beau cadeau : un panier empli de tas de bonnes choses, je les en remercie et je suis très touchée. Mon année de visites a pourtant été considérablement tronquée à partir de mars, seulement deux visites début mai (avec déjà une délicate attention de leur part) et celle-ci qui clôt la saison.

Le jeune garçon qui va partir est perturbé qu’on lui ait rappelé ce départ qui le contrarie énormément … pas de beau sourire aujourd’hui, du moins au début, mais des gestes qui repoussent les encadrantes et les chiennes avec véhémence … Peu à peu, après pas mal de temps quand même, il acceptera de lancer des friandises et il rira quand Mousse aboie vigoureusement sur l’ordre « Chante » … Oki émet à peine un son, même si elle s’efforce d’un mouvement de tête à produire cette vocalise qui venait si bien dans le couloir ! L’enfant rira aussi quand je demande à Mousse de se coucher et à Oki de sauter par dessus sa copine, puis que je recommence avec Mousse debout et qu’Oki s’exécute avec légèreté … une fois seulement, parce qu’ensuite, elle contourne Mousse et son évitement déclenche aussi le rire.

La petite fille reste semblable à elle-même, pas d’inquiétude de sa part, mais le plus souvent ailleurs malgré les sollicitations. Un autre enfant sera sans doute là en septembre et la petite profitera d’autres activités.

Le deuxième garçon, qui à l’automne était à la fois dans la crainte et l’opposition avait déjà bien évolué et malgré l’interruption, on s’aperçoit que ses progrès ont persisté comme en mai et parfaitement aujourd’hui … Il profite à fond de la séance.
Il aime tendre une friandise à Mousse et lui demande de le suivre … seul hic, il n’a pas encore acquis la méthode qui consiste à être généreux dès le début pour appâter la miss … alors Mousse suit un peu puis revient vers une distribution plus efficace. Il fait de même avec Oki qui le suit beaucoup plus, mais déçue de ne rien obtenir, elle ne le rejoint pas non plus. Alors pour l’aider, on lance des friandises sur le trajet … L’enfant apprécie visiblement cette fausse poursuite avec le délicieux frisson d’être rattrapé. Quand l’une ou l’autre chienne vient travailler vers nous, il s’approche pour leur caresser le dos … il craint encore le regard direct du chien. Quand on décide de s’asseoir tous pour un au revoir calme et plus officiel, les chiennes sont paisibles, Mousse couchée et l’enfant vient derrière Oki assise et la caresse longuement derrière les oreilles, c’est amusant de les voir bouger, mais l’intention de caresses est très nette … Je lui rappelle les énormes progrès qu’il a fait ! Pour lui, il sera certainement du prochain groupe.

Les encadrantes et les enfants me raccompagnent à la voiture en portant le beau panier, j’en profite pour tendre une partie des laisses doubles un brin pour chaque garçon. Ils sont contents de voir Oki dans la caisse et Mousse sur un siège arrière rabattu. Je ne peux qu’assurer aux encadrantes que ces visites sont un vrai plaisir pour moi et que la longue interruption m’a énormément manqué … Des au revoir me saluent encore quand la voiture tourne à l’angle du bâtiment ...

20/06/2022, interruption des visites jusqu’à septembre …

Fin février, en sortie à Miribel, un chemin inondé, on passe sur le bord, je dérape et me retrouve sur le côté d’abord à genoux, puis à plat ventre dans la broussaille. Pas de baignade dans l’eau boueuse ! Les genoux douloureux et on repart … je suis le groupe, la cheville tire, mais je ne veux pas être trop à la traîne et je n’en tiens pas vraiment compte. Arrivée aux voitures, je m’aperçois que la cheville tolère de rester figée, bloquée rigidifiée, mais n’apprécie pas la marche. Heureusement, conduire pour rentrer ne pose pas de problème … Conseil du pharmacien, voir le toubib. Conseil du toubib, chevillère spéciale pour tendon d’Achille et échographie, verdict : tendon partiellement déchiré.

Kiné … chocs, ça fait vraiment mal … sauf quand ça s’arrête : miraculeusement, pas de récupération, la douleur cesse vraiment. Puis exercices de musculation, la cheville n’apprécie pas le poids, mais accepte la marche à petits pas. Ultrasons et massages : une entorse a été détectée en plus côté malléole. Massages souvent douloureux. La cheville accepte toujours la marche lente, mais ne supporte pas le poids. Nouvelle échographie en mai : la cicatrisation est en bonne voie, mais l’inflammation persiste …

Après avoir suspendu mes visites d’abord une semaine début mars, puis jusqu’en mai, puis tout le mois de mai, je dois me résoudre à annuler toutes mes visites de juin : accepter que la consolidation est lente et tout faire pour une reprise en bonne forme en septembre prochain ...

11/05/2022, Lyon, HDJ dépendant de St-Jean de Dieu

Golden retriever de profil, coté gauche
Françoise avec Mousse

Temps estival pour cette reprise avec Mousse : elle est très attendue, car elle va recevoir elle aussi sa friandise offerte par le groupe des enfants ! En attendant, elle reçoit le même accueil très câlin des enfants réguliers qui reviennent ou attendent leurs soins …

Aujourd’hui, deux enfants encore, l’enfant qui parle n’est pas là, mais la petite fille est revenue. J’informe les référentes qu’après la visite de la semaine dernière, ma cheville m’était paru bien fatiguée, sans doute davantage par la circulation en bouchon dans le retour sur Lyon et que je dois passer une échographie de contrôle vendredi. On verra …

Mousse est contente de retrouver les enfants, elle se prête aux caresses des référentes, les enfants eux sont toujours un peu ailleurs : le garçon souriant, mais la petite fille très contrariée pour une raison inconnue et antérieure … Mousse se couche à ses pieds à elle, réflexe d’apaisement pas anodin.

On propose aux enfants les jeux, j’ai apporté ceux que Mousse « maîtrise » (jeu recto-verso 2, jeu 3 et jeu 4) : elle sait pousser du nez les plots, ou gratter de la patte les petites trappes à glisser, surtout si on retourne le jeu pour l’aider au mieux. Les deux enfants se prêtent assez bien au remplissage, on obtient leur collaboration avec stimulation, mais ensuite ils se désintéressent manifestement de ce qu’en fait Mousse …

Le garçon reste vissé à son siège et quand le jeu 4 est rempli, il doit le déposer sur le sol, en se penchant sans décoller les fesses … Le plateau en agglo assez lourd tombe bien parallèlement de près de 30 centimètres : fracas digne d’un coup de feu et affolement de Mousse ! Beaucoup d’attentions et d’encouragements pour qu’elle revienne aux jeux, il faut l’accompagner jusqu’aux plots pourtant inoffensifs. Avec la petite fille, c’est plus facile, mais Mousse reste inquiète …

Quand le garçon a rempli le disque plus léger (2 et 3), avec moult paroles on le prévient de poser le jeu avec précaution, parce qu’il a fait peur à Mousse … alors il s’applique, mais toujours sans décoller, il lâche son jeu à moins de 10 centimètres : détonation moins forte, mais suffisante pour affoler encore Mousse avec les plots qui valdinguent en plus … On se replie sur les jeux avec la petite fille, avec encore plus d’encouragements ! Côté positif, Mousse récupère « assez » bien … Pour la suite, on privilégie les jeux posés et remplis au sol et les enfants assis en tailleur autour !

Avec les disques souples, Mousse ne sait pas vraiment les retourner pour obtenir les friandises, et là elle y met encore moins d’énergie ! mais si on demande au garçon de l’aide, l’interaction plaît bien aux deux … Lui retourne les disques et propose les friandises à Mousse qui n’est pas du tout fâchée.

Fromage pour aider ! On glisse un peu la chienne, on glisse un peu la petite et celle-ci peut brosser Mousse, de façon incertaine, mais avec l’autre main, elle caresse nettement le flanc et la cuisse … Plus tard, elle trempe les poils de la queue de Mousse dans la gamelle d’eau et chaque fois que Mousse exprime son contentement, la petite et l’infirmière sont rafraîchies de quelques gouttes !

Mousse aboie assez bien sur ordre et ça réjouit le garçon surtout quand j’amène Mousse tout près de lui ! Puis au sol, on lui demande de poser les friandises sur les pattes de la chienne : quand on dit : « Mange ! », l’enfant éclate de rire et Mousse se régale …

On finit donc bien mieux la séance … qu’on a écourtée un peu quand même, car les enfants vont faire la petite promenade dont ils ont besoin.

Je rentre doucement. La reprise de Mousse a été éprouvante, mais elle a surmonté son stress ...

Françoise

04/05/2022, Lyon, HDJ dépendant de St-Jean de Dieu

  • Le chien visiteur OKINAWA après la visite
  • dessin d'enfants pour les chiens visiteurs
Françoise avec Oki

Les chiens visiteurs … le retour ! Euh … sans tambours ni trompettes. Quoique …

Fin février, une glissade intempestive en fin de congé de février à Miribel et voilà un tendon d’Achille non pas rompu, mais partiellement déchiré : arrêt des visites jusqu’aux congés de printemps. Je n’ai pas entièrement recouvré l’usage de la cheville (marche lente uniquement en particulier), je reprends donc en douceur. La conjoncture actuelle difficile a conduit à une hausse substantielle des prix des carburants, en particulier mon diesel … mais en raison de mon arrêt des visites, j’ai fait pas mal d’économies ! Pour alléger mon planning de reprise, j’ai donc privilégié les visites dans mon secteur et supprimé les visites sur Lyon … sauf les enfants de cet HDJ qui me tiennent à coeur.

Je suis en avance comme d’habitude, ce qui permet à Oki de reconnaître les lieux et d’anticiper sur notre activité … D’abord une jeune fille que je ne connais pas arrive pour ses soins, elle est surprise, craintive presque, en apercevant Oki (un loup?), mais très vite elle vient la caresser et me pose des tas de questions … puis une autre jeune que je connais cette fois et qui a fini son soin retrouve avec plaisir Oki, même son éducateur se souvient parfaitement d’Oki, les deux filles caressent ensemble … puis arrive encore le jeune garçon qui va commencer les siens, qui lui aussi a regretté notre absence … puis deux groupes de parents avec leur jeune respectif qui n’osent pas s’approcher, mais considèrent l’accueil avec bienveillance … Je me dis qu’un chien dans une salle d’attente a un rôle très apaisant !

Passe des éducateurs, la secrétaire … et aussi une encadrante médicale avec deux grappes de fleurs d’acacia à la main, elle aussi vient flatter Oki, elle s’agenouille et Oki croyant que les grappes lui sont destinées se saisit de l’une et la consomme tranquillement ! Pas besoin de préparer les beignets …

La cadre de santé vient m’ouvrir la salle avant l’arrivée des enfants … et me confie un don pour l’association via l’association « les 502 Z’Amis ». Il en avait été question en juin l’an dernier. Je travaille avec cet hôpital depuis 2014, alors ça fait vraiment plaisir ! Notre trésorier m’annonce aussi une participation du Vinatier pour Rillieux … Cette forme de reconnaissance est bienvenue. Merci !

Voilà maintenant les enfants : les deux garçons, car la petite fille est malade, et les deux référentes … et la fête continue : un cadeau pour moi, deux mugs dans un joli paquet, plus une friandise de choix pour Oki et une pour Mousse (celle-là, on décide que les enfants la donneront à Mousse la semaine prochaine) et enfin, le dessin original que m’ont envoyé les référentes par mail pendant mon absence, signé par tous … Ouah ! Ça fait du bien au moral !

Alors cette séance commence … L’enfant toujours souriant a l’air épanoui. Je n’envisage pas la promenade dans l’hôpital, c’est déjà convenu, mais je crains que ça lui manque … Il reste vissé à son siège, comme souvent, souriant mais inactif. J’émets l’hypothèse qu’il se réserve pour la sortie qu’il attend en vain, mais l’infirmière me rassure qu’au moindre changement, il lui faut un grand temps d’adaptation, sur plusieurs séances parfois pour un changement de salle. Durant la séance, il est stimulé pour se lever et se laisse aller en riant presque, comme un corps tout mou … Il apprécie de remplir le jeu, mais se désintéresse de la suite qu’Oki exécute rapidement. Il apprécie aussi quand Oki pose ses pattes sur la chaise à côté, la voir plus haute lui plaît …

L’autre enfant, attiré et en même temps craintif, réalise une très belle séance. Malgré la longue interruption, il réussit à toucher le poil, même les oreilles, si on détourne le regard d’Oki … Il essaie d’attirer Oki pour qu’elle le suive … Oki a bien enregistré qu’il est un peu craintif, alors elle reste hésitante, et puis si une autre distribution se prépare avec l’autre enfant, elle choisit sans peine, d’autant plus que si le jeune garçon tient bien la friandise, il la lâche trop rarement ! On propose alors à l’enfant de se tenir derrière le dossier d’une chaise et on demande à Oki de monter ses pattes sur l’assise … l’enfant préfère donner la friandise en la lui jetant, Oki aime la rattraper au vol, mais la proximité est bonne ! Lorsque l’enfant est au bout de la salle, l’éducatrice lance une friandise dans sa direction et Oki s’approche au petit trot : pour une des premières fois, l’enfant observe sans mouvement de repli en catastrophe !

Oki a beaucoup aimé ! La boîte aux quatre couvercles, le jeu 07, les disques souples, la balle lotus : elle n’a rien oublié … mais quant à chanter, c’est un peu maigre, il faudra se ré-entraîner ! La boîte à fromage, les friandises, mais surtout les enfants … Ce soir en attendant la gamelle, ma belle roupille !

Françoise

09/02/2022, Lyon, HDJ dépendant de St-Jean de Dieu enfants

  • Une femelle sibérian husky couchée sur un canapé
  • Une femelle sibérian husky couchée sur un canapé
Françoise avec Oki

Temps superbe ! Doux et ensoleillé … très agréable. Deux enfants seulement, avec mes deux référentes et la stagiaire.

Nous commençons par la balade, le jeune garçon apprécie toujours de tenir la chienne en laisse courte, on tente aussi avec la petite fille avec une laisse plus longue, mais elle n’accroche pas. La référente me dit que la petite a dit « Oki » … On s’arrête rituellement sur le banc, et là la petite fille observe bien Oki, elle lâche intentionnellement la friandise pour elle, puis grâce à la boîte de fromage qui fixe Oki, elle explore la tête, le nez, les oreilles, même les yeux de la chienne, elle tire même légèrement les poils de son crâne … ses gestes sont doux et Oki n’y voit aucun inconvénient.

Le jeune garçon joue avec la trousse de friandises, il s’énerve si on veut la lui prendre, il veut bien donner une friandise à Oki, mais après, fini ! Ses réactions sont délicates à prendre en compte … Le retour en tenant la laisse l’apaise comme toujours.

Dans la salle à nouveau, je dépose sur la table les trousses, les petits porte-monnaie, les jeux … la petite se dirige tout de suite vers la table avant même d’ôter son manteau et le garçon accepte aussi de se lever pour choisir. Le jeune garçon a choisi les disques et semble aimer cacher les friandises dessous, je retiens Oki qui commencerait trop vite … Je remarque la dextérité maîtrisée de ma chienne : une patte pour immobiliser le disque l’autre pour le soulever. Comme souvent, le garçon n’aime pas recommencer.

La petite semble bien aimer les deux autres jeux, les remplir, refermer les cases, avec l’aide d’une référente ou de la stagiaire à laquelle elle semble bien attachée … ensuite, elle regarde peu ce qu’en fait Oki.

Les référentes se rendent compte que lorsque un enfant manque, ceux qui restent sont plus sollicités et ça fait parfois trop pour eux … la petite se débrouille toujours pour partir en exploration dans la salle, mais le garçon reste vissé à son siège.

On essaie aussi la balle de mousse : Le garçon aime bien la lancer et Oki a l’instinct de la capturer, surtout si elle rebondit, et la rapporte (sans la recouvrir de bave!) d’abord à moi, puis elle la propose à la stagiaire : j’explique qu’il faut absolument qu’elles-mêmes récompensent Oki, les référentes jouent le jeu et Oki aussi vers la stagiaire : bonne étape pour Oki !

Je me demande si avec trois encadrantes, il serait possible d’amener exceptionnellement Pomme en même temps qu’Oki : deux chiennes qui se ressemblent et qui sont aussi assez différentes … une expérience pour les enfants que je tenterai peut-être. On verra … Mais nous voici à la veille des congés scolaires, le programme ados étant suspendu. Congés bienvenus …

Françoise

03/02/2022, Rillieux, CDJ Les Verchères

Françoise avec Mousse

Temps clair et doux … Dernière séance du projet de ce centre de jour : le programme court, prévu ainsi par la structure et débuté fin novembre, s’achève aujourd’hui. Les quatre enfants sont là avec les deux référentes. Christine n’a pu intervenir comme prévu initialement avec moi, il faudra certainement attendre au moins le printemps pour la retrouver en visite …

Mousse est toujours aussi enthousiaste … Exceptionnellement, j’ai à peine une poignée de minutes de retard et les enfants ont guetté ma venue par la fenêtre qui donne sur le jardinet et le parking : ils m’ont vu me garer et sont impatients. Accueil très sympathique !

Je crois au début que le quatrième enfant ne nous a jamais rencontrées, mais il s’avère qu’il était présent à la toute première séance (avec Oki). Cet enfant se révèle le plus à l’aise avec Mousse, sachant communiquer avec elle et obtenant de beaux résultats. Son analyse du comportement de Mousse et des autres enfants est également pleine de bon sens … Il interprète correctement la crainte de Mousse d’être conduite loin de moi (et en connaissance de cause, j’accompagnerai ma chienne dans le tour du service), il obtient, avec un peu d’aide seulement, à la faire monter sur la banquette à côté de lui.

On sort les trousses et petits porte-monnaie de friandises, Mousse ne sait plus où donner de la tête, les enfants ne sachant pas vraiment attendre leur tour et les référentes observant sans intervenir … Pour les jeux, je préviens que lundi dernier Mousse a totalement ignoré ceux-ci « grâce » aux mamies très généreuses, et effectivement Mousse n’en fait pas cas. Ouf ! l’une des référentes demande à Mousse de se coucher pour poser les friandises sur ses pattes : exercice qui ramène plus de calme et le premier enfant réussit très bien à faire de même. Mousse accepte aussi de chanter : un bref aboiement bien net et profond … qui déclenche l’hilarité des enfants.

Un autre enfant qui a été présent à chaque séance reste le plus craintif : un mélange d’excitation et de crainte : vouloir intervenir et retenir tous ses gestes. Sa maman lui a fourni une boîte de Kiri pour la chienne : une dizaine de portions ! Je préviens qu’il ne faudra certainement pas tout lui donner ... La boîte ouverte, l’enfant aimerait que j’ouvre moi-même l’emballage alu de la portion et l’offre à Mousse, je préfère lui en laisser la charge, il se débrouille pour déposer les petits morceaux d’alu sur la table, puis il pose la portion par terre : Mousse ne sait pas trop ce qu’elle doit faire. Deux autres enfants s’approchent, je leur conseille d’éviter de marcher sur le fromage ! Ils se chargent d’ouvrir deux autres portions, l’un l’offre directement dans sa main (le premier déjà cité), l’autre hésite et pose le carré sur le siège de la chaise de bois, aïe … Puis Mousse déguste la portion restée à terre. Fin de l’épisode fromage ! Une quatrième portion est ouverte cependant et partiellement consommée : « Non ! on ne donne pas la portion avec l’alu ! », mais la boîte est refermée et heureusement oubliée. L’enfant craintif n’ose pas donner les friandises, il les lance et vide sa bourse pleine de miettes à plusieurs reprises. Aïe ! Pour la propreté aujourd’hui, c’est raté.

Un autre enfant, prudent, prend le gant pour donner les friandises à Mousse, il est posé et cependant déterminé et obtient ce qu’il souhaite. Le quatrième n’a pas l’aisance du tout premier, mais pose les friandises sur la banquette ou les jette … Le premier encourage Mousse à visiter le jeu  et il déploie suffisamment d’énergie joyeuse et stimulante, alors Mousse s’exécute, en plusieurs fois, toujours soutenue par l’attention de l’enfant. J’explique à l’enfant que ses encouragements sont vraiment la bonne conduite à tenir autant pour les animaux que pour les humains. Il a connu des chiens et nous en parlons.

Un des enfants prend un peu de distance vers les jeux de la pièce, quand il revient Mousse est couchée sur la banquette « à sa place ». La référente a même formulé la situation : « Mousse t’a pris ta place », je sens que l’enfant est perturbé, dur à avaler, même s’il vient s’asseoir sur une autre banquette, un peu renfrogné. J’explique qu’elle ne va pas rester longtemps pour adoucir son ressenti. L’enfant le plus à l’aise demande à sortir dans le jardinet, les référentes pensent que le terrain est trop humide et nous restons à l’intérieur : le revêtement extérieur est couvert de mousse et ça glisse …

Mousse commence à recevoir les caresses avec de plus en plus d’indolence, couchée sur le côté ou sur le dos pour mieux présenter son ventre … Le temps est presque écoulé, il faut respecter la fatigue des chiens. Je donne à chaque enfant une carte de visite, nous parlons des chiens représentés, les anciens, devenus les disparus ou les retraités, et une carte où ils reconnaissent Mousse et Oki. Un des enfants au moins n’a pas réalisé encore que je ne reviens plus … les cartes les aideront peut-être.

Je rassemble mon matériel disséminé … Ces derniers temps, j’ai égaré un autre gant, ici je pense la dernière fois (et une trousse dans un autre lieu), je demande aux référentes de me prévenir si elles trouvent quelque chose. Ces gants d’éponge sont légers et pourtant très efficaces pour les personnes qui craignent le contact soit pour l’humidité du museau, soit pour la proximité qui « disparaît » grâce au tissu.

Ce début de trimestre était très chargé, mais le projet ados suspendu à Lyon, plus quelques annulations pour Covid (et l’arrêt de ce programme pour la suite) l’ont allégé. La semaine prochaine, il reste les enfants à Lyon, le projet ados sans doute n’aura sans doute pas encore repris, et ce seront les congés d’hiver bienvenus. Arrêts nécessaires pour garder une disponibilité canine et humaine qui permet la richesse de cette activité ...

Françoise

02/02/2022, Lyon, HDJ dépendant de St-Jean de Dieu, enfants

dessin d'un coeur fait par une petite fille
Françoise avec Oki

Temps doux, sec et presque ensoleillé à l’aller et temps menaçant au retour, mais juste une bruine … La fillette qui finit son soin quand nous arrivons m’offre son cœur : c’est la deuxième fois qu’elle m’honore d’un dessin ! Le garçonnet qui commence à la même heure que nous prend tout son temps pour caresser Oki qui lui présente son ventre immédiatement … Mise en train bien sympathique ! Nous sommes « connues comme le loup blanc » auprès de nombreux soignants et chauffeurs de taxi qui eux aussi apprécient Oki et Mousse.

Les trois enfants sont là, les deux référentes aussi et même une infirmière stagiaire en plus … Nous commençons donc par la promenade. J’emmène dans ma poche une trousse de friandises (zut ! oubliée la boîte de fromage).

L’enfant parlant est toujours très intéressé en début de séance et il accepte de tenir la laisse d’un mètre … avant de l’abandonner dès qu’on démarre, mais c’est un grand progrès et on peut encore converser avec lui un moment. Le garçon muet a pris la laisse courte et on sent qu’il aime cette partie de la séance … La petite fille est ailleurs, mais les deux référentes sont bien au courant de ses réussites la semaine dernière avec l’autre éducateur : pour le moment, elle est dans le plaisir de marcher, voire courir ? toujours soutenue par l’infirmière …

Arrivés au banc, rituellement indispensable, la petite montre les mêmes dispositions que la semaine dernière : regarder la chienne, lui lâcher des friandises … Comme il en tombe aussi sous le banc, Oki se charge de ne rien perdre. Le garçon muet lui en jette aussi quelques unes … l’autre garçon reste à son habitude un peu plus loin, alors qu’on demande à Oki « Chante » … avec un succès minime, mais l’enfant se rapproche et demande lui aussi à Oki de chanter, de se coucher, de s’asseoir, avec un succès encore relatif mais suffisant pour qu’il en soit heureux et tenant une friandise, il l’agite sous le nez d’Oki qui le suit attentivement de la tête et ça, ça lui plaît beaucoup ! Il est à deux doigts de réussir à poser la friandise sur la patte d’Oki couchée, mais c’est encore impressionnant parce qu’Oki attend moins bien que Mousse et que je ne veux pas trop intervenir. Quand il lance la friandise, il rayonne si Oki l’attrape au vol … Mine de rien, l’enfant est beaucoup mieux relié à nous.

Au retour, cet enfant part au fond de la salle « qu’on ne me parle plus » … la petite fille s’applique avec l’infirmière pour remplir les jeux, Oki les vide avec maestro, mais ça, la petite ne regarde pas vraiment, apparemment du moins. Oki impressionne quand même la stagiaire … à qui je propose le gant, car elle est plutôt craintive, peu habituée aux chiens. Le garçon muet participe bien au remplissage du jeu, puis pour cacher les friandises sous les disques … ça me fait vraiment plaisir de le voir ainsi l’esprit plus libéré que les dernières fois. Je sors aussi la boîte de fromage que la stagiaire présente à Oki, mais les enfants n’ont pas envie d’en profiter. On garnit la balle creuse d’un biscuit, avec l’aide de l’enfant muet … Il la lance avec plaisir. On recommence ...

On essaye aussi de titiller l’enfant au bout de la salle, l’infirmière installe les disques dans l’ovale entre les tables de réunion, il faut être souple ! Il faut aussi retenir Oki qui veut bien commencer tout de suite à mettre en œuvre sa technique imparable : bloquer le disque d’une patte et soulever de l’autre, rapide et efficace, sauf quand la friandise gicle plus loin … mais rien n’est perdu. Je lance la balle de mousse, Oki vient vider le jeu des quatre couvercles que l’infirmière a installé près de l’enfant, puis Oki me rapporte la balle. L’enfant se rapproche enfin : lui, au centre, se sent protégé par la table et Oki en face de nouveau guette les mouvements de l’enfant qui promène la friandise … Je lui laisse mon sac à friandise pour qu’il décide lui-même s’il veut continuer et de nouveau son visage s’illumine quand Oki réussit à gober au vol sa friandise !

C’est fini ! Je range et équipe Oki de sa grande laisse, l’enfant caresse ses oreilles et il me fait remarquer encore qu’elle les bouge : ça chatouille ! Dans le couloir, cet enfant est de nouveau capable de dire au revoir gentiment et de caresser Oki qui ne bouge pas dans l’attente calme de notre retour vers la voiture ...

Françoise

31/01/2022, Vénissieux, ADJ, EHPAD Henry Raynaud

Françoise avec Mousse

La météo prévoit la pluie, mais pour nous, pas de réel problème : la bruine sur le pare-brise, mais rien ensuite ! Je préfère toujours présenter un chien sec bien brossé …

La responsable m’a téléphoné pour me prévenir d’une recrudescence de COVID, pas d’annulation, mais pas de regroupement avec un autre EHPAD. Et nous allons intervenir dans la salle de l’accueil de jour comme à la première visite. Mousse n’y est venue que lors de la réunion préparatoire, mais ensuite, nous avons émigré dans la salle à manger de l’EHPAD, donc elle ne reconnaît pas vraiment ! Un peu émue donc ...

Très vite, heureusement, Mousse reconnaît les mamies … le seul résident qu’elle ne connaît pas est si calme que c’est vers lui qu’elle porte en premier son attention et ses caresses. Il y a là aussi trois personnes de l’établissement … certaines n’ont rencontré que Mousse et d’autres qu’Oki, nous avons donc de quoi parler.

Mousse choisit d’emblée la tactique : dédaigner franchement les jeux et aller de l’un à l’autre pour glaner des friandises ! L’une des soignantes a été famille d’accueil d’un futur chien-guide d’aveugles, elle compare forcément avec les performances de Mousse … Mais Mousse n’a pas honte, les jeux ? Non, vraiment ! Heureusement, le couché-pas touché-friandise sur la patte est toujours aussi impeccable ! L’honneur est sauf … Peut-on compter sur l’ordre « Chante » ? à peu près, à ceci près que Mousse grommelle sans sortir son aboi profond, ce n’est pas faute d’agiter la tête, ça ne sort pas aujourd’hui … Alors que fait Mousse ?

Discrètement, pendant que la soignante nous montre la photo de son ex-élève du temps qu’il était chiot (il a été réformé pour coprophagie mais elle l’a adopté définitivement) – adorable bien sûr – Mousse s’arrange très bien avec les mamies … Je recharge les petits porte-monnaie de friandises et dans leur relation, il n’y a pas besoin de chien savant ! Conciliabules intimes. J’explique que je prête mon chien, je ne fais pas une animation … Je propose aussi ma boîte de fromage, avec un chiffon quand Mousse parfois s’en met plein la barbiche.

Puis quand Mousse se couche au pied de la référente – qui sait drôlement bien caresser tout de même – je décide au bout d’un moment d’amener Mousse vers une des mamies qui n’a pas eu son content de caresses, trop heureuse !

Toutes me remercient et demandent quand je reviendrai … début mars. Je me demande, sans rien dire, si dans cette petite pièce, je ne pourrais pas amener mes deux miss, à voir !

Françoise

26/01/2022, Lyon, HDJ dépendant de St-Jean de Dieu

Françoise avec Mousse

Même brouillard qu’hier avec le givre qui recouvre tout ce qui est végétal, sauf bien sûr en arrivant en ville, mais le soleil ne se montre pas du tout !

Je m’aperçois que j’ai oublié ma boîte de fromage, il faudra donc s’en passer. Mousse retrouve dans le hall la fillette qui finit son soin, puis le garçonnet qui arrive pour le sien, et voilà mon groupe : en fait, juste la petite fille accompagnée d’un éducateur déjà rencontré deux fois en remplacement et d’une jeune infirmière que je ne connais pas. Covid ? Covid.

De façon fortuite, il arrive ainsi que des séances se déroulent avec un groupe incomplet ou réduit à un seul enfant et chaque fois, le déroulement de l’intervention est étonnant.

Je propose qu’on reste à l’intérieur, car si les deux autres enfants profitent vraiment de la promenade, l’un surtout, la petite aime seulement courir entre les deux référentes sans que la chienne ait une quelconque incidence. L’éducateur me demande comment procéder, j’explique qu’on tente, on improvise et on s’adapte : la petite fille bénéficie d’habitude de stimulations constantes de l’infirmière, car c’est vrai que cette enfant qui ne parle pas fixe rarement son attention vers nous …

Le fromage aurait été utile pour figer Mousse toute proche de la fillette, mais je propose à la petite une friandise posée dans ma main. J’explique qu’il faut veiller parce qu’au début, elle voulait les manger, y goûter au moins. Mais la petite s’en saisit et la lâche à côté de Mousse … On recommence et on se félicite, parce que l’intention de la fillette est manifeste et son regard suit bien l’action. Elle chantonne et semble comprendre nos encouragements et nos félicitations. Puis ma main tendue proposant encore une friandise, elle saisit ma main et la pousse vers Mousse. L’éducateur tente de lui poser la friandise dans sa main à elle pour l’offrir à Mousse, mais c’est trop difficile pour elle, je lui propose le gant, là encore, c’est trop compliqué, mais elle recommence soit à pousser notre main vers Mousse soit à prendre la friandise et à la lâcher devant elle … Dans ces premières minutes, l’enfant a réussi bien plus que d’habitude !

Puis elle se lève tout en vocalisant une mélopée que nous ne comprenons pas et va pianoter sur un clavier (déconnecté) dans un coin proche de la salle. J’explique qu’un enfant a besoin de pauses, qu’il se procure normalement quand l’attention se tourne vers un autre camarade, mais seule, les pauses sont autant nécessaires.

J’explique à l’éducateur les progrès d’un des garçons absent aujourd’hui puisqu’il travaille aussi avec lui, puis on essaie de se reconnecter avec la petite fille qui est partie vers le fond de la salle … L’infirmière appelle Mousse pour rejoindre la petite : là, c’est Mousse qui trouve que c’est trop loin et joue les timides ! Mais quand même Mousse s’enhardit en passant sous les tables presque jusqu’à la petite … La petite lâche une friandise devant Mousse et on obtient à nouveau une communication. La balle, un des jeux que l’infirmière remplit avec la collaboration de la petite …

Ainsi cette séance a été vraiment profitable ! Le travail patient de l’infirmière sur les séances précédentes et le contexte particulier de celle-ci ont permis ces pas qui paraissent petits, mais sont pourtant à nos yeux de réelles connections importantes.

Françoise

25/01/2022, Lyon, HDJ dépendant de St-Jean de Dieu, individuel

Françoise avec Oki

La visite d’hier à Anse en EHPAD a été annulée, celle de vendredi prochain l’est aussi. Conséquences du Covid sans doute. Une semaine chargée se mue ainsi en semaine calme …

Nous partons en plein brouillard jusqu’à Lyon, au retour le soleil brille sur la ville, mais chez nous un peu au nord, même brouillard que ce matin qui ne se dissipe vraiment qu’en fin d’après-midi. L’essentiel est que le froid est sec …

J’attends tranquillement au chaud avec Oki dans le hall et j’entends qu’un jeune sera en retard … Puis, ça se précise : il s’agit du jeune avec qui je travaille et qui a manqué son transport en taxi. Ignorant encore si l’intervention est maintenue, j’attends donc avec Oki ravie : soignants et administratifs du service, docteurs et cadres, plus mes référents, ils sont nombreux à venir lui faire moult caresses ! Ils aimeraient bien avoir la visite d’un chien pour leur propre bien-être … La chienne comprend bien qu’il ne s’agit pas du public attendu, mais elle adore ! Je croise même le premier éducateur avec qui nous avions travaillé, avec Pomme surtout, en 2014, ce qui me fait bien plaisir.

Le jeune est retrouvé et il ne nous restera qu’une demi-heure, mais un moment calme sera utile. Quand il arrive, il négocie pour ne pas rester longtemps … un quart d’heure. En fait ce sera vingt minutes …

Le jeune est sans doute perturbé par les circonstances (dont j’ignore le déroulé exact) et comme on approche de l’heure du repas, cela explique en partie la suite.

Ce jeune s’empare immédiatement d’une pochette contenant les rondelles de knackis, il propose des exercices qu’elle accepte avec empressement et il la récompense à poignées, il a vraiment le feeling avec Oki et sa tension baisse … Toutefois les éducateurs lui demandent de se conformer aux usages habituels, lui retirent les knackis : il doit me demander, écouter les réponses … il est dans sa communication avec Oki et ignore superbement les référents. Mais il est vexé des reproches … Je sors la balle et il joue avec Oki qui apprécie sa façon de la titiller, elle me rapporte la balle … Puis il m’explique que les chiens, c’est fini, il a bien compris que certains chiens sont gentils, d’autres non, mais il ne veut plus venir. Je lui explique que j’ai bien entendu, que je conserve les créneaux prévus si plus tard il veut les revoir, le référent propose des balades avec le chien dehors qui intéresseraient davantage le jeune, je précise que je garderai toujours Oki en laisse.

Ce jeune, bâti comme une armoire à glace et proche de la majorité, aime (d’après nos échanges au cours des visites successives), les rapports de force, les bagarres, qui est le plus fort … nous ne sommes pas dans cette optique et aujourd’hui en plus, il est vraiment perturbé. Pas le temps d’échanger aujourd’hui avec les référents sur la suite. Nous aurons donc à préciser plus tard les prochaines éventuelles interventions …

Françoise

20/01/2022, Rillieux, CDJ Les Verchères

Françoise avec Mousse

Le froid a cédé, mais place à une bruine à peine plus chaude, et à la gadoue … Pas possible de s’éterniser à renifler longtemps entre descendre de voiture et sonner déjà à la porte du centre. Trois enfants aujourd’hui avec les deux référentes, je n’ai encore jamais rencontré le quatrième.

Mousse est toujours aussi enthousiaste, mais les enfants ne sont plus effrayés et j’ai droit de la détacher très vite. L’enfant qui a loupé une séance a tendance à l’appeler Oki, mais il se débrouille assez bien. L’un des deux autres est vraiment à l’aise et obtient facilement ce qu’il demande, à une nuance près : un assis s’affaisse très vite en couché, mais ça ne gêne personne.

L’autre reste craintif et attiré en même temps … Sa tactique s’avère contre-productive : avec la protection du gant, il balade sa main au niveau du museau de Mousse, qui constate qu’aucune friandise ne lui ait offerte … et comme l’enfant réitère souvent, Mousse en vient à considérer cet enfant comme un élément de décor neutre, donc les appels de cet enfant, comme Chante, tombent dans le vide d’autant plus que Mousse est bien branchée sur son camarade … J’essaie, sans réel résultat, de lui expliquer qu’il faut parler à Mousse pour qu’elle le regarde avant de donner un ordre et récompenser après …

L’enfant le plus à l’aise sait bien communiquer avec Mousse, l’une des référentes essaie parfois de donner l’attention à un autre enfant, mais presque passive, elle n’implique pas réellement Mousse et surtout elle n’observe pas réellement le « débranchement » du premier enfant. L’autre référente a davantage de résultats, avoir elle-même un chien doit aider, mais surtout elle sait attirer Mousse en intervenant activement. Avoir deux oreilles ne permet pas à un seul cerveau de se mobiliser en deux actions requises : chacun son tour … difficile pour les enfants et parfois les adultes.

La boîte à fromage permet aux trois enfants tous à leur tour de profiter de Mousse. L’enfant craintif balade un sopalin sous le nez de Mousse, je lui explique que le bruit du papier ne lui est pas familier et que les chiffons sont plus efficaces ...

Après les jeux pour lesquels Mousse dépense fort peu d’énergie, travailler quand tout vient gratuitement ? on s’oriente vers la promenade en laisse. Dehors, ce n’est pas accueillant aujourd’hui, donc en intérieur. Faire un tour du service en sortant de la salle, cela inquiète Mousse, je l’accompagne rapidement pour l’aider. Faire le tour dans la salle autour d’un îlot de placard à jeux, ce serait plus acceptable pour Mousse … mais l’enfant doit apprendre que tirer la laisse n’est pas la bonne solution, l’inertie de Mousse est bien là. Je remplace la laisse courte par une laisse d’un mètre et j’explique : il faut parler à Mousse, lui dire Viens, lui montrer la friandise … Il demande à Mousse : Qu’est-ce que tu veux faire ? Je lui explique qu’au contraire, c’est lui qui doit être décidé sur ce qu’il veut faire. L’enfant cède une grosse friandise avant de s’être vraiment éloigné, dommage ! Mais cet enfant écoute et tient compte des encouragements, je lui confie plusieurs friandises avec consigne de les donner après le retour … Et il réussit trois fois !

On peut se dire qu’un chien qui « rate » les exercices n’est pas adapté aux visites, mais la gentillesse de Mousse compense sa timidité dont les enfants doivent tenir compte, les phases d’apprentissage sans se décourager … ce sont des situations proches des enfants. Mousse offre volontiers son ventre aux caresses et adore le jeu couché-pas bougé-friandises sur les pattes … L’enfant à l’aise m’aide à accrocher la grande laisse double et nous rentrons doucement. Mousse a bien travaillé !

Françoise

19/01/2022, Lyon, HDJ dépendant de St-Jean de Dieu, enfants

Françoise avec Oki

Aujourd’hui il fait froid, moins qu’hier cependant, mais sec … Les trois enfants et les deux référentes sont là. Dans le hall avant d’entrer dans la salle, l’enfant qui parle a une attitude assez ouverte : il essaye de caresser le dos d’Oki, mais il faudrait qu’Oki ne bouge pas et ne tourne absolument pas la tête, difficile au moment de la rencontre, Oki sans être exubérante bouge trop pour lui. La petite fille est toujours ailleurs et prête à partir n’importe où … Le deuxième garçon est encore cette semaine très perturbé, réclamant à la fois un câlin à la référente et se débattant pour exprimer sa contrariété. Comme la dernière fois, on commence par la balade.

Dehors, le premier garçon ne veut pas tenir la laisse, mais me pose énormément de questions : pourquoi Oki sent-elle les feuilles, les cailloux, la route ? … L’autre garçon a saisi la laisse courte d’office et l’effet bénéfique est toujours bluffant. La petite fille a envie de courir …

Notre étape rituelle, le banc. Le premier garçon continue d’être très intéressé, il demande à Oki de s’asseoir, de se coucher, de donner la patte, de chanter … ces ordres sont plus ou moins bien suivis, les récompenses tardent à venir parce que l’enfant n’ose pas, mais il a sa méthode : il lui demande d’ouvrir la gueule (la bouche, dit-il) et il lui lance la friandise. Oki la rattrape parfois au vol et l’enfant jubile. L’autre garçon rit en observant, puis lance aussi les friandises. La petite fille reste ailleurs. Je repropose au premier enfant la laisse d’un mètre fixée à ma laisse double, il la prend un moment, puis quand on redémarre, il préfère me la rendre et partir devant … J’ai toujours mon fidèle conducteur avec la laisse courte. Oki abuse de la situation, plus que d’ordinaire en tout cas, s’arrêtant à sa guise, à droite, à gauche, alors je reprends la laisse double au plus près de façon à lui signifier une (relative) exigence de marche au pied … Oki obtempère sans problème : fallait le dire, quoi !

De retour dans la salle, le premier garçon part au fond de la salle : qu’on ne me parle plus ! Le deuxième manifeste de nouveau sa contrariété, presque agressif parfois si on essaye de le convaincre … et la petite découvre les jouets couineurs que j’ai apportés (on avait remarqué qu’elle était sensible au son), du coup ça déride ces deux enfants : un cochon jaune au son grave (hérissé de pseudos piquants) sujet d’observation de la petite, qui remarque assez vite qu’en posant son doigt sur le tube de sortie de l’air, le cochon reste muet … un canard bleu au son mi-grave assez désagréable en soi passionne le garçon. Si on pose une friandise sous le cochon, Oki pose sa patte dessus pour le déplacer et le cochon couine … du moins dans les premiers essais, car ensuite, Oki le pousse sans bruit.

L’autre garçon est resté au fond de la salle … Comme Oki est assez indifférente aux couineurs, elle va de temps à autre rendre visite à l’enfant, d’un pas mesuré sans s’approcher complètement, mais l’enfant se lève illico et s’échappe en se rapprochant de nous, je perçois que la crainte est en train de se muer en jeu … Oki n’insiste pas trop, mais stimule l’enfant qui commence à s’amuser sans l’avouer.

La petite fille semble apprécier de plus en plus le remplissage de la boîte aux quatre couvercles, le couvercle à glissière est contrariant, mais elle s’applique … L’autre garçon accepte un peu de remplir l’autre jeu, mais ne le dépose pas à terre et ne regarde pas ce qu’en fait Oki. Je propose de placer une grosse friandise de poulet sec dans une seule case du jeu, mais l’enfant est très très contrarié de cette innovation. Oki quant à elle vérifie les quatre cases sans se précipiter. Effet nul pour Oki, voire négatif pour l’enfant.

On se dit au revoir dans le hall, la petite fille est ailleurs, le garçon qui se charge toujours d’apporter la gamelle d’eau et de la remporter fait un signe pour dire au revoir, encore contrarié ? Difficile à dire … Mais l’autre garçon semble retrouver son attitude positive, il me dit au revoir, puis s’enhardit à poser la main sur la tête d’Oki, je lui explique qu’elle ne bouge plus parce qu’elle est fatiguée, il remarque qu’elle a bougé l’oreille, j’explique encore qu’elle est chatouilleuse ! Étonnant petit garçon !

Concernant le groupe ados, le premier vendredi de janvier a été réservé à une prise en main du groupe, donc sans intervention de chien. Puis, de nombreux éducateurs étant concernés par le covid, le groupe a été suspendu en attente de retrouver un effectif suffisant d’encadrants … et un nouveau vendredi de reprise reportera alors la première intervention d’Oki. On fait comme on peut …

Françoise

13/01/2022, Lyon, CHRS de l’Armée du Salut (Cité de Lyon)

Françoise avec Mousse

Ciel gris, mais toujours froid ! Au moment de partir, Mousse déjà en voiture, JC me hèle : en dépouillant le courrier, une prune (90 au lieu de 80 lors d’un retour avec la famille : il ne faudrait pas se distraire !), mais se croyant sans doute autorisée à sortir, voilà Oki qui s’élance dans le jardin … Zut ! c’est le créneau horaire des biquettes et poulettes (en alternance avec les chiennes !). J’entends la panique dans la voix de JC, j’observe que ma chienne a réalisé le problème, s’est éloignée et attend calmement. Côté biquettes, elles ont bien repéré la chienne intruse dans leur pâture … visiblement elles aimeraient y aller voir de plus près et la provoquer, question de caractère caprin ! Le temps que je récupère mes clefs, que je rouvre mon portail, que j’aille chercher une laisse dans la maison pour Oki, JC contrôle les biquettes avec ce qu’il a trouvé sous la main, une rallonge de pulvérisateur et plus ou moins facilement les guide pour libérer l’accès à la maison (c’est lui le grand manitou des biquettes). Je n’ai pas vu de poules impliquées, c’est déjà ça. Avant que je l’ai rejointe, Oki s’élance vers la porte de la maison et je l’encourage d’une voix détendue (question de confiance bien réelle en fait) : elle s’engouffre dans la maison. La plus coquine des biquettes a bien essayé de la court-circuiter, mais trop tard ! Comme quoi il est prudent de prévoir large avant une visite … et comme la circulation est toujours très réduite, j’arrive quand même en avance, sans me presser. J’en retire une satisfaction sereine pour Oki …

J’ai emmené Mousse, d’abord pour la présenter aux résidents du CHRS qui ont déjà rencontré trois fois Oki, ensuite parce qu’initialement, une première visite était prévue pour Oki avec les ados le lendemain et c’est trop tard pour modifier le roulement … Je sais que Lyon risque de l’impressionner, mais je suis détendue (l’épisode précédent ne m’a pas ébranlée, au contraire même) et je sais que la petite rue où je me gare est particulièrement calme. Il suffit juste de tourner le coin du pâté de maison et longer brièvement l’axe principal où évoluent les tramways. Mousse marque nettement le passage d’un premier tramway, puis deux autres qui se croisent, mais on évite la panique, c’est bien.

Comme les autres fois, les personnes à l’accueil ne sont pas du tout au courant de l’activité … une encadrante qui nous a déjà rencontrées se présente rapidement, m’installe dans la cafeteria et m’offre un café : un fois franchi le poste des cerbères, c’est détendue que je sors le matériel. Jeux simples (disques et jeux 6 et 8) pour Mousse, je la guide vers les toilettes voisines et remplit la gamelle au lavabo …

Comme les autres fois, les encadrants se succèdent de façon épisodique, Mousse apprécie la première, mais … les résidents impressionnent Mousse : c’est l’hiver donc grands manteaux, hautes statures de personnes de passage donc debout, souvent vêtues de noir … certaines personnes sont craintives, j’explique que c’est Mousse la plus timide et même inquiète ! Mousse reste stressée, elle n’accepte que mes friandises, recule devant celle des résidents, refuse les jeux et se frotte contre moi comme un enfant dans les jupes de sa mère (je suis en pantalon) …

Alors ne lésinons pas, je sors le fromage et bientôt avec beaucoup de précautions, Mousse accepte l’offrande d’un résident. Celui-ci est pourtant entré dans la salle de façon remarquable : un sac à dos et plein de sacs en plastique dans les bras, en short et tongs avec une voix joviale … il se révèle patient et malin : avec le fromage, puis des tentatives mesurées avec les friandises, il apprivoise Mousse. Un autre résident a déjà rencontré Oki et cherche sur son téléphone les photos qu’il a prises alors, puis lui aussi commence à apprivoiser Mousse … ces deux résidents me rendent un grand service pour la progression de Mousse. J’explique que le cadre est très différent de ce que connaît Mousse, un peu comme une personne qui débarque dans une gare inconnue … ils sont bien placés pour la comprendre et surtout extrêmement bienveillants.

D’autres résidents se contentent de rester assis, mais on parle de façon détendue et une résidente réussit à approcher Mousse, sa voix compte sûrement.

Quand Mousse comprend que la séance est terminée, elle m’accompagne avec calme. Retour à la maison, détente dans le jardin avec la copine, puis un bon dodo à l’intérieur avant la gamelle … Mousse reste une chienne émotive, la séance a été fatigante pour elle, mais le travail de ces résidents est vraiment positif ! Merci à eux.

Françoise

12/01/2022, Lyon, HDJ dépendant de St-Jean de Dieu

Françoise avec Oki

Il fait froid ! Ciel dégagé et circulation très fluide à l’aller comme au retour, conséquence probable du télétravail … J’ai appris aujourd’hui que l’intervention prévue vendredi avec le groupe ados est impossible : trop d’encadrants absents positifs ou cas contacts. Ce n’est que partie remise. Pour moi, ces annulations ponctuelles me rappellent quand élèves, nous apprenions l’absence d’un prof … petite liberté accordée par le hasard qui nous plaisait bien ! Aujourd’hui, ma semaine prévue chargée s’est allégée et on commencera ensuite dans de meilleures conditions.

Les deux référentes sont bien là, deux enfants seulement : la petite fille et le garçon « muet ». On expérimente un nouveau processus : promenade d’abord, puis jeux dans la salle et bilan. Je pose juste mon matériel et nous voilà partis.

Cette nouvelle organisation déroute le jeune garçon qui est très contrarié. Il l’exprime en protestations gestuelles et mimiques faciales, en particulier il soulève et tire la laisse courte dans tous les sens. Je le tempère en paroles, mais Oki semble s’en ficher royalement … sauf éventuellement le suivre plus correctement, car ensuite, quand l’enfant est calmé (assez rapidement, effet magique de la promenade), Oki suit son rythme habituel s’arrêtant ici ou là pour renifler une odeur sympathique ou pour marquer son passage … l’enfant s’accommode des irrégularités d’Oki en l’attendant paisiblement. Alors je fais avancer Oki sans insister !

Enfant « muet » ? pas vraiment aujourd’hui ! Nous sommes arrivés au banc-étape où les enfants aiment s’asseoir, j’ai pensé à emporter un petite provision de friandises, l’enfant est maintenant hilare et si nous ne comprenons pas son langage, ce n’est pas faute de babiller !

La petite tient à peine la laisse avec l’infirmière, mais préfère courir en tenant la main des deux référentes, elle aussi est pleine de rires et de conversation qui nous échappe … Elle a un réel plaisir à mouvoir son corps dehors et le reste lui est indifférent.

De retour dans la salle, on utilise la boîte aux quatre couvercles, les disques et le jeu 7. Pour ce dernier, une des manettes a cassé (probablement dans un rangement trop rapide), alors en perçant la petite trappe et en l’équipant d’une ficelle, le jeu fonctionne toujours et même mieux, car Oki maîtrise parfaitement l’usage des ficelles à tirer (sans cette réparation, la pauvre s’énervait sur la trappe devenue inaccessible).

Je constate que grâce à la stimulation de l’infirmière, la petite fille s’applique à replacer l’un des couvercles. Ensuite, elle participe un peu pour déposer le jeu à terre, mais se désintéresse de l’activité d’Oki qui vide le tout en un instant … soit elle se balance, soit elle pose ses pieds sur sa chaise, accroupie ainsi sur l’assise, soit elle part en exploration dans la salle, tapotant les armoires vitrées, ou manipulant un porte-manteau qui l’intrigue (là mieux vaut intervenir pour qu’elle ne se blesse pas). Plusieurs fois, des friandises sont tombées de la trousse qu’elle tenait, je ne saurais pas dire encore si c’est intentionnel ou fortuit, mais Oki est très attentive à la demoiselle … Les peluches ne l’intéressent pas, mais les sons semblent capter son attention, j’apporterai des jouets couineurs de différentes tonalités, on verra l’effet canard ou cochon, plus grave que le classique pouet-pouet ! Le garçon au début refuse de remplir les jeux, puis il accepte et il poursuit en riant beaucoup et en vocalisant soudain très volubile, bien qu’incompréhensible.

Quand on décide de faire un court bilan pour clore la séance, nous avons des difficultés à nous entendre, car l’enfant « muet » s’exprime maintenant avec force ! Sa camarade aussi, mais moins fort, une sorte de litanie plutôt paisible. Lui semble tout étonné quand la référente lui demande de baisser le volume ! Je fais remarquer à la référente qu’aujourd’hui nos jeunes amis se sont vraiment exprimés !

Françoise

11/01/2022, St-Cyr au Mont d’Or, FAM Les Cabornes

chiot golden retriever avec son harnais 180325
Françoise avec Mousse

Froid, mais sec pour le moment … Je n’ai pas apporté de jeux, je compte sur le capital caresses dans notre déambulation.

Recherchant dans les comptes rendus anciens, je retrouve une visite préparatoire mi-avril 2016, puis une première visite en juin de la même année avec Pomme et Lily. Mousse y a débuté début avril 2018 peu avant ses 3 mois … c’est dire si la miss connaît bien l’endroit, elle en frétille de joie dès sa sortie de voiture, et c’est dire si les résidents se souviennent du chiot qu’elle était ! Mousse aura 4 ans dans deux jours alors le gabarit a changé, mais certaines résidentes l’appellent encore « mon bébé » !

Nous parcourons les différents appartements, deux à l’étage, puis quatre au rez de chaussée. Au début, peu de personnes, ou occupées à la collation, mais de plus en plus, nous entraînons des résidents dans notre sillage …

Une résidente très fidèle tient Mousse avec moi dès le début. La dernière fois, j’avais oublié la laisse courte et je m’étais aperçue que la laisse double lui faisait bien plus plaisir et se révélait aussi beaucoup plus pratique : j’ai donc opté pour ce système simple !

Une autre résidente parmi nos fidèles avait marqué une distance depuis la disparition de Dickens, mais depuis la rentrée, elle a accepté la situation et elle reprend assidûment l’accompagnement des visites …

Beaucoup de résidentes et des résidents aussi expriment leur plaisir de voir Mousse avec beaucoup de bienveillance … Des caresses, de douces paroles et Mousse reçoit les friandises avec calme.

Une résidente plus récemment arrivée se penche sur Mousse et voudrait la prendre par le cou : Mousse recule, c’est normal … la résidente nous suit d’appartement en appartement et la résidente comprend peu à peu, en douceur pour elle, comment apprivoiser Mousse, ses mouvements sont devenus plus déliés, moins invasifs … et Mousse se prête à ses caresses : l’échange est fructueux en plaisir de part et d’autre.

Dans le dernier appartement, Mousse a retrouvé la plupart de ses fidèles, une grande famille accueillante …

Et nombreuses sont les résidentes qui me demandent des nouvelles de Christine, tout en nous souhaitant une bonne année et donc une bonne santé !

Françoise

06/01/2022, Rillieux, CDJ Les Verchères

Françoise avec Mousse

Il fait froid et grand soleil ! Mousse reconnaît bien les lieux, elle cherche peut-être aussi ses copains et collègues de travail … toujours est-il qu’elle frétille de joie en entrant dans la salle ! Aujourd’hui, deux enfants avec les deux référentes, les deux autres concernés par l’activité sont empêchés comme cas contacts.

Ces deux enfants ont déjà rencontré Oki et ils découvrent donc Mousse. Comme elle frétille et que son gabarit est plus lourd, ils sont un peu en retrait et je la garde attachée … le temps qu’elle soit moins imposante. Quelques friandises plus tard, la laisse est symbolique, puis enlevée avec l’accord des enfants …

L’un des enfants préfère utiliser un gant pour donner les friandises, l’autre est plus à l’aise. Nous passons un moment assez long d’échange sur la comparaison entre Oki et Mousse, avec distribution de friandises, brossage et caresses : Mousse adore qu’on lui grattouille les reins ou même le ventre … Puis on passe aux jeux 6 et 8, puis les disques : j’explique qu’il faut aider Mousse à bloquer les disques qu’elle pousse du nez jusqu’à trouver un obstacle bienvenu qui l’aide à soulever le disque pour récupérer la friandise.

Les enfants apprécient bien Mousse ! Elle aboie sur ordre avec application, ce qui les met en joie. Une fois dehors, Mousse va flairer partout pour reconnaître le jardinet qu’elle connaît, les jeux ont été sécurisés et sont de nouveau accessibles, mais ce sera plutôt balle (qu’on essuie à chaque fois) et promenade en laisse …

Je recommande de récompenser Mousse à chaque rapport de façon à la fixer sur l’enfant aux commandes, l’une des référentes semble penser, de façon un peu négative, que Mousse travaille pour la récompense, je lui explique que d’une part, elle-même est payée pour son travail (moi non, mais c’est plutôt rare), que d’autre part, dans une phase d’apprentissage incomplètement consolidée, c’est encore nécessaire (les interruptions dues au covid ont aussi ralenti les acquisitions) et qu’enfin, pour que la chienne rapporte à l’enfant et non à moi, il faut bien que l’enfant soit attractif … Nos chiens se prêtent à beaucoup de personnes, ils se partagent facilement, au contraire d’un chien d’un seul maître, mais il faut amorcer l’intérêt !

Mousse a bien conquis les enfants et se couche encore sur le dos pour obtenir des caresses supplémentaires ...

05/01/2022, Lyon, HDJ dépendant de St-Jean de Dieu

un Siberian Husky en salle d'attente
Françoise avec Oki

Le temps est beau enfin, car le froid revient … Oki reconnaît les lieux, puis nous attendons à l’intérieur.

L’une des référentes est absente (en formation), mais remplacée par un éducateur déjà rencontré : lui a précédemment observé Mousse et découvre Oki aujourd’hui. Deux enfants seulement, les deux garçons.

J’ai entendu la voix de l’enfant qui parle dans l’escalier et comme je sais qu’il est toujours plus coopératif avant d’entrer dans la salle, j’ai bien l’intention de profiter de cet instant propice. Se dire bonjour, tenir la tête d’Oki (en douceur bien sûr) pour qu’il s’enhardisse à caresser son dos, discuter avec lui … Il l’appelle le chien mystère, parce que je n’ai pas prévenu du choix pour aujourd’hui, entre Mousse et Oki, et apparemment, il est très content que ce soit Oki …

L’autre enfant tient avec précaution la gamelle pleine d’eau, et ce n’est pas une mince affaire à cause d’un problème de clefs. Puis nous entrons … le premier enfant rejoint le fond de la salle évidemment !

L’enfant muet reste un peu lointain pendant toute la séance à l’intérieur … un déménagement est prévu dans sa famille et depuis qu’il le sait, depuis plusieurs semaines, on voit qu’il est préoccupé : il refuse de participer et son sourire est beaucoup moins présent … sauf en balade heureusement. Il a accepté de venir choisir une trousse ou un porte-monnaie de friandises : il a choisi le jaune, mais ne donne aucune friandise à Oki. Les jeux ne le stimulent pas non plus, malgré les sollicitations bienveillantes de l’infirmière …

L’enfant parlant va-t-il participer ? J’ai apporté les jeux 7, 13 et 11, plus les disques 18. Dans un sachet, toutes les pièces mobiles des jeux … et je laisse les référents et les enfants les assembler. Je tiens Oki en laisse et l’enfant vient participer au montage … Ensuite, il est très fier de lancer fermement : « Joue ! ». Au début, je garde la laisse, puis je la lâche : Oki n’essaie pas d’approcher la zone sensible de l’enfant qui focalisé sur le jeu,  ne s’en inquiète pas. L’enfant est partagé entre son attrait évident pour la chienne, mais aussi sa crainte … quand il lance une friandise qu’Oki gobe directement dans sa gueule, il est ravi ! Je lui explique que le terme « gueule » est le terme qui convient pour un animal et que ce n’est pas un gros mot … lui préfère « bouche » : difficile de manier un mot qu’il utilise d’habitude en provocation quand il est en colère !

On joue aussi à faire chanter Oki, mais pour elle, la reprise ne la rend pas très bavarde ! Il faut absolument qu’on s’entraîne … Et puis, couché, pas bougé, la friandise sur la patte, je conseille à l’enfant de lancer la friandise au plus près : Oki qui a compris le manège ne se relève pas et attend qu’on recommence !

Le jeu 7, puis le 13 avec un essai pour intéresser son camarade, le 11 n’intéresse plus personne, les disques si … on décide d’une promenade et c’est enfin le sourire du garçon muet.

La température a bien baissé ! Mais cette promenade a ragaillardi tout le monde. La séance a été très positive pour le jeune garçon « parlant ». Il avait beaucoup de questions avant la séance, questions qu’il avait posées à l’infirmière … il demandait en particulier quand j’ai commencé avec elle. Je propose donc aux référents de lui montrer sur le site des photos d’Oki chiot. Je donne à l’enfant la carte postale de tous mes chiens visiteurs qui porte l’adresse du site car ils me disent qu’il pourra regarder à la maison … Comme nous continuons de converser sur cette séance, une sorte de debriefing, Oki est allongée de tout son long : elle sait bien qu’on a fini le boulot et elle se repose. L’enfant est assis sur la chaise proche et approche timidement ses doigts de la fourrure de l’épaule, Oki relève à peine la tête, suffisamment lentement et si peu, que l’enfant n’est pas freiné dans son élan … Et l’enfant reprend sa caresse toute hésitante et si légère.

Une fois tous sortis de la salle, au lieu de partir en courant comme souvent, l’enfant me dit posément « au revoir », puis parce que l’éducateur lui demande, il ajoute « merci » …

Françoise
Bonne année 2022 des chiens visiteurs
calendrier chien visiteur 2022

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