25/02/2026, Lyon, HDJ Jean Dechaume, enfants
Les chiens visiteurs Tara (Cavalier king Charles) et Oki (Husky).

Temps printanier ? Début d’été ? Étonnant, mais pas désagréable … d’autant plus que je peux me garer à l’ombre des grands arbres, avec trois fenêtres entre-ouvertes ! Tara qui attendra son tour, ou Oki qui aura terminé seront à l’aise dans la voiture. Je me gare pile à l’heure, donc selon mes critères d’avance confortable habituelle, je suis « en retard ». Je sors les deux chiennes pour un petit tour hygiénique, mais Tara n’est pas décidée, ça traîne, elle préférerait batifoler ! Je vois arriver la référente accompagnée du premier enfant, alors Tara pense encore moins à se soulager … Elle veut faire la fête à l’enfant. Je m’écarte et Tara se soulage.
L’enfant commence donc sa séance dehors, il a travaillé au début avec Tara, il la connaît, mais il est un peu craintif, peut-être le contexte des premières visites où il était plus qu’hésitant, peut-être parce que Tara s’agite plus pour montrer sa joie ? La référente s’agenouille et maintient Tara calme près d’elle et l’enfant pose timidement sa main sur le dos de ma chienne … et Tara est consignée dans la voiture ! Par contre, l’enfant se tourne vers Oki sans aucune crainte, la caresse et prend la laisse avec moi pour rejoindre la salle.
Dans la salle, nous rencontrons un éducateur stagiaire. L’enfant est tellement à l’aise avec Oki que je demande rapidement à l’enfant, une fois dans la salle, si je peux détacher la chienne, et c’est « Oui » sans hésitation. J’ai apporté beaucoup de jeux, mais surtout la tour à étages 13 qui intrigue l’enfant. Oki respecte parfaitement un couché calme en attendant la mise en place qui demande un peu de réflexion, elle attend le « Joue » libérateur de façon idéale aussi. La séance nous a paru très courte, mais riche : caresser la chienne dehors en laisse détendue, évoluer dans la salle avec elle libre, ce sont des avancées énormes si on repense aux débuts de cette médiation. L’enfant nous raccompagne jusqu’à son taxi alors que je fais l’échange de chiennes.
Je retrouve donc le second enfant et sa référente. J’avais espéré qu’un autre enfant aurait pris sa place, puisqu’il vient plutôt en traînant les pieds et qu’un nouvel arrivant aurait pu le remplacer : ce n’est pas le cas, le nouveau ne vient pas le mercredi et la dernière séance a été plutôt plus positive que les autres, me dit la référente.
Cet enfant est intrigué lui aussi par la tour. Il ne fait pas de gros efforts pour écouter les conseils pour la remplir, mais il regarde ce que fait Tara et accepte de l’aider à libérer le dernier étage. Il utilise la balle lotus avec une friandise dedans, il la lance avec énergie : Tara s’élance aussi et ne met pas longtemps à l’ouvrir. L’enfant joue avec les disques, les brosses et les petits porte-monnaie à friandises, confectionnant d’énormes « big-mac », mais sans friandises accessibles pour Tara : elle observe attentivement ce que fait l’enfant, lequel lui jette aussi régulièrement des coups d’œils et sur notre proposition offre une friandise à ce témoin très sage. L’enfant remplit sa chaussette avec une première brosse pour la pointe du pied et une seconde pour le début de la cheville et lance fort le tout. Tara va voir, mais ne rapporte pas, rien à gagner ! Toute l’attitude de l’enfant, couché et muet, est explicite … On commence à ranger, il aide intelligemment, et même récupère la chaussette garnie que j’allais oublier.
Pour en avoir le cœur net, je lui demande « Es-tu content d’être venu ? », la réponse est immédiate et énergique « Non ». Quand il part dans le couloir rejoindre les autres, il semble retrouver de l’énergie. J’ai de la peine pour lui. Dans la séance, j’ai proposé, comme la dernière fois qu’on ne lui donne plus d’instructions et qu’on participe oralement à son activité autonome. Il semble aimer construire, dessiner aussi m’a dit la référente, il faudra trouver quelque chose, parce que la communication visuelle avec Tara est positive, mais est-elle suffisante ?